by Christian Bobin
Rating: 4.1 ⭐
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Quatre textes nés d'une attention incessante et bienveillante aux reflets changeants des objets, aux mirages décisifs des lectures, aux étonnements, aux rêves éveillés d'une petite fille, aux murmures des absents.«Qui nous garde, qui nous protège et de quoi ? Si nous nous retournions sur le chemin - mais ce geste est impossible -, nous verrions que notre ombre s'attarde loin de nous, que d'autres ombres l'accompagnent et la veillent. Ce livre, Hélène, je l'ai écrit avec toi, dans l'éternité de tes quatre ans. Entre le corps et son ombre, entre l'âme et le feu qui demain la mangera toute. La matière de ces pages est celle de l'air dans les arbres, du silence sur les terres et des lumières sur les eaux.» «La matière de ces pages est celle de l'air dans les arbres, du silence sur les terres et des lumières sur les eaux.»
"Je me souviens du moins d'une grande fille magnifique qui avait dansé tout l'après-midi. Elle portait un collier de jasmin sur sa robe bleue collante, que la sueur mouillait depuis les reins jusqu'aux jambes. Elle riait en dansant et renversait la tête. Quand elle passait près des tables, elle laissait après elle une odeur mêlée de fleurs et de chair."
Je sais peu de choses. À 73 ans, j’ai juste acquis ce qu’il faut de sérénité pour conclure tardivement : la vie est plus simple qu’on le croit.Ce petit livre est né de conversations avec de jeunes amies dont je pourrais être la grand-mère. Leurs questions étaient nombreuses, pratiques, émouvantes, neuves et éternelles à la fois ; leur curiosité de « la vie d’avant », sans limites. Ici, je partage avec elles, et avec vous, ce que la vie m’a appris. Sur une quarantaine de sujets, je transmets quelques « points d’or », mes essentiels, esquissés dans le désordre, comme des instantanés stockés dans une boîte à chaussures que l’on découvre un jour où l’on cherchait autre chose. Surgissent quelques réponses, des découvertes, tant de sensations… mais des mystères demeurent.Aujourd’hui, je poursuis ma route, celle qui me rapproche de mon ambition intime : l’acceptation joyeuse de la réalité.
Intimité : ce mot a-t-il encore un sens à l'heure des réseaux sociaux ? Aussi, j'ose le pluriel et en rose. Intimités, au fil des jours.Apprentie à vie, transmettre est ma disposition naturelle et ma vie en est l'objet. Non en exemple, mais en témoin de passage. Raconter mon expérience, unique par définition, au même titre que celle de chacun et chacune d'entre vous, mais dans laquelle tant de personnes de tous âges se reconnaissent. Mystère.Amour et humour, portraits et rituels, récits et poésies. Rires et larmes. Coups de gueule aussi. À l'heure où ma mémoire s'efface, je n'ai d'autre choix que de tout réinventer, en toute liberté.Comme une renaissance. À 80 ans.La récompense ? Aimer la jeunesse des autres. Observer leurs intimités, si différentes et plus exposées que la mienne au même âge.Gardienne de ma vie intime et généreuse de ces intimités, je les partage ici avec vous. Et si ce pluriel peut éclairer vos chemins, ou vous distraire, je n'aurai pas vécu pour rien.