
Jean Canavaggio (23 July 1936 – 21 August 2023) was a French biographer and emeritus professor of Spanish literature at the Paris West University Nanterre La Défense.
Winner of the Prix Goncourt for biography in 1987 A study of the life of Cervantes, the author of Don Quixote . It traces his life as a soldier, as a tax collector, his time as a prisoner of war of the Turks, and finally the publication of Don Quixote in 1605.
by Jean Canavaggio
Le nom de don Quichotte est connu dans le monde entier, mais un seul épisode subsiste généralement de son histoire, le combat contre les moulins à vent. Plus qu'à la somme de ses aventures, qui ne sont pas toutes marquées du sceau de la folie, l'ingénieux hidalgo semble devoir aujourd'hui sa renommée à sa maigre silhouette : fixée par Daumier, puis popularisée par Picasso, elle lui confère une apparence physique aussitôt reconnaissable. Mais en a-t-il été toujours ainsi ? De fait, les quatre siècles qui nous séparent désormais de sa naissance dessinent une trajectoire sur laquelle un retour s'imposait.Le présent essai montre comment ce personnage a acquis une audience universelle, à travers éditions et traductions, mais aussi au-delà du récit de ses exploits, grâce à des transpositions qui lui ont ouvert de nouveaux supports : iconographie, théâtre, ballet, musique, cinéma, télévision. Il s'attache également à dégager les raisons qui éclairent la vitalité d'une figure ambiguë, à la fois sublime et dérisoire, qui est devenue une référence pour le roman moderne. Sterne, Dickens, Flaubert, Dostoïevski, Melville, Kafka, pour ne citer qu'eux, ont vu en Don Quichotte un texte fondateur. Ils ont contribué, chacun à sa manière, à mettre en œuvre le principe qui veut que plus le héros de roman s'applique à affronter le monde, plus celui-ci se dérobe ou se rebelle, creusant ainsi l'écart, comique ou tragique, entre le réel et sa représentation.Résumant dans son geste cette parabole épique, le Chevalier à la Triste Figure s'est détaché du livre dont il est issu. Il est devenu une figure mythique : plutôt qu'un message, un exemple qu'on est tenté de suivre, pour finir le plus souvent par s'en détourner.
by Jean Canavaggio
«La España de Mérimée» tiene mala imagen al sur de los Pirineos, y de hecho es una expresión que sirve para aglutinar todas las españoladas difundidas por los románticos franceses (alcaldes, toreros, gitanos, cigarreras…). Sin embargo, lo cierto es que España ocupó un lugar esencial en la vida del autor de Carmen, por la constante atracción que ejerció sobre él y por el volumen y la variedad de las obras que le inspiró. Por ello, son varias Españas y no una las que aquí se nos la España de fantasía que Mérimée imaginó antes de 1830 en su Teatro de Clara Gazul; la España que descubrió y recorrió durante su primer viaje; la España recreada en Las almas del purgatorio y Carmen; la España cuyo pasado estudió en sus obras de erudición y cuyos cuadros copió durante sus visitas al Prado; la España de Isabel II, de cuyas vicisitudes dio cuenta en su Epistolario. Cada una tiene su color propio y su interés, pero ninguna se reduce a los tópicos cuya paternidad le fue atribuida. Esto es lo que el presente libro, profusamente ilustrado, aspira a mostrar.
by Jean Canavaggio
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UN MUNDO ABREVIADO APROXIMACIONES AL TEATRO AUREO
by Jean Canavaggio
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Depuis 1614, date de la traduction française de la première partie de « Don Quichotte », l'intérêt suscité par Cervantès en France ne s'est jamais démenti. En témoignent les traductions de « Don Quichotte », les adaptations théâtrales des XVIIe et XVIIIe siècles, l'admiration de Flaubert pour Cervantès, l'apport de l'iconographie - de Lagniet à Doré -, les travaux de l'hispanisme académique, et aussi les interprétations d'autres lecteurs tels que René Girard,Marthe Robert et Michel Foucault, plus attirés par le personnage que par le roman qui porte son nom.
by Jean Canavaggio
Fruit d'un travail d'équipe, cette Histoire de la littérature espagnole entend combler une aucune synthèse comparable n'a jamais été publiée en France sur le sujet.Uouvrage traite exclusivement de la littérature péninsulaire de langue espagnole, selon un découpage en deux tomes qui comportent chacun une bibliographie raisonnée, une chronologie, un index des auteurs et un index des oeuvres.Ni palmarès ni panthéon, cette histoire, qui se veut cohérente, est, comme il se doit, une construction. Si les interprétations proposées sont situées par rapport à un état des connaissances, les enchaînements opères manifestent des soit qu'on prenne acte du verdict des siècles, soit qu'on procède aux révisions Jugées indispensables.Ce premier tome s'ouvre avec le Moyen Age, dont il présente les principaux le Poema de mio Cid, le Libro de buen amor, La Célestine, le romancero. Il les replace aussi au sein d'un vaste celui que dessine, au fil des siècles, l'épanouissement de la poésie épique et lyrique, celui qui s'élargit à mesure que la prose conquiert de nouveaux territoires, jusqu'à l'apparition des premiers livres de chevalerie et des fictions sentimentales.Viennent ensuite les XVI, et XVII siè les deux Siècles d'or. On suivra le renouvellement de la poésie lyrique, de Garcilaso a Lope de Vega, de Herrera à Gongora, de Fray Luis de Leon à Quevedo. On verra aussi comment la prose de la Renaissance, sans s'interdire les explorations les plus hardies - il n'est que de citer les mystiques -, a imprimé un élan décisif au récit de fiction. Le Lazarillo de Tormès, les fables pastorales et les nouvelles mauresques précèdent ainsi Don Quichotte et l'avènement de la littérature deux coups d'éclat qui marquent la naissance du roman moderne, sans qu'il faille méconnaître le parcours singulier d'un Quevedo ou d'un Graciàn. On découvrira enfin, avec l'essor du théâtre, le triomphe d'une Comedia dont Lope de Vega, avec ses disciples, a su imposer la formule, avant que ne lui donne son second souffle la génération de Calderon.
by Jean Canavaggio
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Este diccionario ofrece al lector la posibilidad de recorrer la vida y la obra de Cervantes a su antojo, a través de más de ciento treinta entradas que le permiten centrarse en su entorno familiar, las ciudades donde vivió, sus campañas militares y su cautiverio en Argel, su formación intelectual, su actitud frente al mundo y la España de su tiempo, su producción literaria y su fama póstuma. Quien se asome a sus páginas encontrará un estado de la cuestión despojado de leyendas donde se abordan con cautela debates que hasta ahora no han encontrado solució los orígenes de Cervantes, su partida hacia Italia, sus intentos de evasión, sus amores, sus encarcelamientos, sus opciones ideológicas, sus obras perdidas o atribuidas, sus desengaños de poeta y sus frustraciones ante el éxito de rivales más afortunados. La atracción que Cervantes sigue ejerciendo sobre nosotros se debe ante todo al Quijote, y por eso tienen aquí el espacio que merecen su obra maestra y la huella que ha dejado en quienes han meditado sobre se abordan así su recepción artística (Goya, Doré, Dalí, Picasso), musical (Purcell, Telemann, Massenet, Strauss, Falla), cinematográfica (Pabst, Welles, Gutiérrez Aragón), crítica (Unamuno, Ortega y Gasset, Mann, Marthe Robert, Foucault) y literaria (Sterne, Diderot, Flaubert, Dostoievski, Galdós, Kafka, Borges).
Fruit d'un travail d'équipe, cette Histoire de la littérature espagnole entend combler une depuis près de quarante ans, aucune synthèse comparable n'a été publiée en France sur le sujet.L'ouvrage traite exclusivement de la littérature péninsulaire de langue espagnole, selon un découpage en deux tomes qui comportent, chacun, une bibliographie raisonnée, une chronologie, un index des auteurs et un index des oeuvres.Ni palmarès ni panthéon, cette histoire, qui se veut cohérente, est, comme il se doit, une construction. Si les interprétations proposées sont situées par rapport à un état des connaissances, les enchaînements opérés manifestent des soit qu'on prenne acte du verdict des siècles, soit qu'on procède aux révisions Jugées indispensables.Ce deuxième tome, en s'ouvrant sur le xviiie siècle, évoque, de Feijoo à jovellanos, l'éveil tardif de l'Espagne aux Lumières. Il s'attache aussi aux manifestations d'un plus ample renaissance de l'esprit critique, invention de l'autobiographie, apparition d'une sensibilité «préromantique», régénération de la scène, essor de la presse.Avec le XIXe siècle se produit une rupture. Dans le sillage du romantisme, essayistes, poètes, dramaturges, romanciers marquent les nouveaux enjeux, idéologiques et esthétiques. Mais le tournant décisif correspond aux années 70: en poésie, à la suite de Bécquer, et, par-dessus tout, dans le roman, dominé par Pérez Galdôs et Clarin.Enfin, le Xxe siècle voit la poésie, le roman, l'essai, le théâtre emportés par un prodigieux élan créateur. Cet élan se dessine au lendemain de la crise nationale de 1898, incarné par Unamuno, Baroja, Machado, mais, également, par un Juan Ramôn Jiménez ou un Valle-Inclàn. Il se précise à travers l'apport d'un Ortega; à travers, aussi, l'épanouissement lyrique symbolisé par une génération, celle de 1927, que ne résume pas, si grand soit-il, le seul Garcia Lorca. Il se confirme enfin, depuis la fin de la Guerre civile, dans les multiples expériences où s'expriment les interrogations d'une Espagne tournée vers l'avenir.
by Jean Canavaggio
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Parmi tous les écrivains espagnols dont le nom est connu en France, Cervantès occupe sans conteste la première place, au point d'incarner parfois à lui seul l'éclat des lettres hispaniques. Il a fait, comme il se doit, l'objet de plusieurs biographies. Mais, pour le lecteur qui ne veut pas s'accommoder d'un récit soumis aux contraintes de la chronologie, il est apparu qu'un dictionnaire serait à même de lui faciliter un libre parcours, pour ne pas dire un vagabondage, qui lui appartienne en propre. Le voici désormais à sa disposition, sous la forme d'un ensemble de quelque cent trente articles qui lui permettront, si l'envie lui en prend, de privilégier telle perspective de son choix : le milieu familial de l'écrivain ; les villes où il a séjourné; ses campagnes militaires et sa captivité à Alger ; son expérience de munitionnaire et de collecteurs d'impôts en Andalousie, au service de l'État ; sa formation intellectuelle ; son regard sur le monde et sur l'Espagne de son temps, en fonction des multiples aspects d'une personnalité dont la complexité se dérobe souvent à nous ; sa production littéraire ( Galatée , poésies, théâtre, Nouvelles exemplaires , Don Quichotte , Persilès , Voyage au Parnasse ) ; et, finalement, sa postérité et sa renommée posthume.La fascination que Cervantès continue d'exercer sur nos contemporains, au terme de plus de quatre siècles, ne tient pas seulement, tant s'en faut, aux péripéties d'une existence mouvementée, et elle n'aurait pas été aussi forte s'il ne nous avait laissé que ses poésies, ses nouvelles et son théâtre. Elle est due avant tout à Don Quichotte, ce qui explique le nombre d'articles qui lui sont ici consacrés. Sans mésestimer l'intérêt que soulèvent les questions relatives à sa vie et au reste de sa production, j'ai jugé essentiel d'accorder à son chef-d'œuvre toute la place qu'il mérite, ainsi qu'à la réception qui lui a été réservée dans le monde entier : réception artistique, qui s'observe chez Coypel, Goya, Daumier, Doré, Dalí, Picasso, Garouste ; réception musicale, dont témoignent Purcell, Telemann, Massenet, Richard Strauss, Manuel de Falla, Jacques Brel ou Cristóbal Hallfter ; réception cinématographique, depuis George Pabst jusqu'à Orson Welles et Manuel Gutiérrez Aragón ; réception critique qu'attestent Unamuno, Ortega y Gasset, Freud, Thomas Mann, René Girard, Marthe Robert, Michel Foucault ; mais aussi réception littéraire que déclinent, chacun à sa manière, Marivaux, Fielding, Sterne, Diderot, Dickens, Flaubert, Dostoïevski, Melville, Tourgueniev, Kafka, Borges et, plus généralement, tous ceux qui, depuis le XVIIIe siècle, ont médité non seulement l'exemple que leur offraient les aventures d'un héros comique transfiguré par les romantiques en un chevalier d'idéal, mais aussi un texte fondateur, tenu souvent pour le premier roman moderne.
by Jean Canavaggio
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