Dans ce roman, les lieux, les situations, les personnages, même s'ils portent des noms connus, tout est imaginaire. J'ai choisi ce titre Sauveterre pour son sens : terre sauve, terre d'asile. Il existe bien en Lozère, entre Sainte-Enimie et Mende, un Causse de ce nom. Mais jamais il n'y eut de protestants ni de maquisards. Ils ne firent qu'y passer, comme ces huguenots qui infligèrent une sanglante défaite aux royalistes à la tour de Mazel, comme ces maquisards revenus du mont Lozère qui se firent massacrer à la parade, sur le Méjean, alors qu'ils cherchaient à gagner les Cévennes. J'aimerais, cependant, qu'on y retrouve ce qui appartient à tous les Causses : les fermes abandonnées, dont les toits s'écroulent, en laissant voir leurs voûtes romanes. L'hiver, les vents aigres et la neige qui les tourmentent ; l'été, les sotchs, cuvettes bleues, étangs verts d'herbes vivantes au milieu des plateaux brûlés et morts et, toute l'année, les grands troupeaux de moutons qui errent, harcelés par les chiens. Je dédie ce livre à la mémoire de mon arrière-grand-mère, la Césarde de Peyrevioles et à toutes les vieilles Césardes, orgueilleuses et solitaires du pays de Peyres, de la Margeride, des Causses et des Cévennes. Seules, elles se souviennent encore des quelques groupes de maquisards, équipés de fusils de chasse, qui préféraient la rencontre des sangliers à celle des Allemands, des déserteurs de guerres napoléoniennes qui avaient choisi de vivre dans la forêt, plutôt que de mourir dans la gloire, des camisards pourchassés par les dragons de Villars, et des chevaliers du Temple qui se déguisèrent en paysans pour échapper aux argousins de Philippe le Bel. Ce sont elles qui m'ont transmis leur culte des réprouvés, et leur défiance à l'égard de toutes les formes qu'a pu prendre le pouvoir à travers les siècles.
Disons d'abord ce que ce livre n'est pas: une anthologie de plus de la poésie - ou de la littérature - française. Ce sont des proses et des poèmes que je connais - ou connaissais - par cœur. Ce qui figure dans ces pages, ce sont des mots qui ne sont pas de moi et qui valent mieux que moi, mais qui, à force de familiarité, d'admiration, d'une répétition intérieure proche de la rumination, ont fini par se confondre avec moi. Ils tournent, pour la plupart, autour de ces passions qui nous donnent à tous tant de bonheur et tant de souffrance. Et toi mon cœur pourquoi bats-tu. Renonçant à la fois à l'ordre chronologique ou alphabétique et au classement par thèmes, j'ai choisi de présenter en désordre, en vrac, comme ils me venaient à l'esprit et au cœur, ces mots ailés au lecteur. J'ai cherché à donner du plaisir, et peut-être nu peu d'émotion. Il y a encore autre chose: une élévation, une hauteur, une sorte d'appel vers ailleurs. « La littérature, écrit Pessoa, est la preuve que la vie ne suffit pas. » Les textes ici réunis ont le pouvoir mystérieux de rendre la vie plus belle et de transformer notre existence.
Animal insignifiant parmi les animaux et humain parmi d'autres humains, Sapiens a acquis il y a 70 000 ans des capacités extraordinaires qui l'ont transformé en maître du monde. Harari, Vandermeulen et Casanave racontent avec humour la naissance de l'humanité de l'apparition de Homo sapiens à la Révolution agricole. Une bande dessinée pour repenser tout ce que nous croyions savoir sur l'histoire de l'Humanité.
Joël est un Gascon. Un Gouailleur, un combattant, courageux, généreux. Et il a une notion du bonheur toute particulière. Le bonheur, pour lui, est un engagement. Une décision. C'est un choix, parfois difficile, le choix de quitter des gens, d'en connaître d'autres, de se bousculer et de se forcer à avancer.Il raconte au fil de ce livre tous les instants, événements et rencontres, qui l'ont construit et ont fait de lui l'homme libre qu'il est aujourd'hui. " Le paradis où je suis né, et dans lequel j'ai choisi de revenir vivre, a toujours été une terre d'accueil, de partage, d'amitié, de gouaille, de gastronomie, de rugby, de corrida, de fête. Ces moments ont favorisé la transmission orale, les échanges francs... parfois vifs. Dans cet espace, les gens se consacraient à l'ostréiculture, la pêche et la forêt. Ces activités étaient toutes en étroite relation avec la nature, qui parfois les aidait et parfois anéantissait leurs espoirs. Voilà qui rend très observateur, curieux et humble... Avec la mer et les éléments, il est difficile de tricher. "Joël est un Gascon. Un Gouailleur, un combattant, courageux, généreux. Et il a une notion du bonheur toute particulière. Le bonheur, pour lui, est un engagement. Une décision. C'est un choix, parfois difficile, le choix de quitter des gens, d'en connaître d'autres, de se bousculer et de se forcer à avancer.Il raconte au fil de ce livre tous les instants, événements et rencontres, qui l'ont construit et ont fait de lui l'homme libre qu'il est aujourd'hui.Une belle leçon de vie