Nouvel élève à Sainte-Agath, Augustin Meaulnes fascine François dont il devient le meilleur ami. Un jour d'hiver, il disparaît. À son retour, il n'est plus le même. Où est-il allé? Qu'a-t-il vécu de si extraordinaire? Seul François est dans la confidence. Ce secret partagé va changer pour toujours le destin des deux garçons…Entre réalisme et merveilleux, une bouleversante histoire d'amour et d'amitié. L'unique roman d'un jeune écrivain mort à la guerre de 1914.
by Alain Peyrefitte
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" Le Printemps de Pékin sur la place Tiananmen et, surtout, la tuerie du 4 juin 1989 semblent marquer une si brutale coupure, qu'on serait tenté de tenir pour péripéties les événements qui les ont précédés, comme la Révolution culturelle, cette formidable poussée d'hystérie collective.En juillet 1973, paraissait la première édition de cet ouvrage, rapport d'enquête sur l'état de la Chine dans l'été 1971, au beau milieu de la Révolution quelques mois pour préparer le voyage, quelques semaines pour observer, deux ans pour digérer...L'ouvrage restait-il encore valide, après si longtemps? Les événements de ces dernières années sont assurément importants; mais les structures de la vie collective et de la mentalité chinoises en ont-elles été transformées en profondeur? Ce que j'avais essayé de mettre à nu, c'étaient les ressorts fondamentaux de ce peuple et de cette révolution. Ils demeurent.Fallait-il donc republier ce livre en l'état? C'eût été possible, s'il se fût agi d'un simple récit de voyage. Toutefois, j'avais tenté d'écrire une introduction à l'intelligence de la Chine contemporaine. Pour que le livre pût encore rendre ce service, il fallait l'actualiser, sans rien toucher à son équilibre interne.Avouons-le, ces dernières années, la Chine nous a encore étonné plus semblable à elle-même de nous surprendre toujours, que de se conformer à l'image que nous nous en faisions. Elle nous interroge de nouveau, et sur elle, et sur nous. ".
Moi par un Autre : c’est la « chronique d’une enfance et d’une adolescence dans les XX premières années de ce siècle » que Claude Aveline, né en 1901, vient de faire paraître dans notre collection. Il y est parlé du Point du Jour. Car, soixante ans plus tôt, l’auteur, qui n’en avait pas trente (et son narrateur vieilli d’autant), consacrait son premier livre de fiction à des souvenirs de même nature, mais faux, sauf pour le décor et pour le cœur. Si le titre, en effet, suggère sans peine la jeunesse, il désigne également une des fontaines du parc de Versailles où se déroule la majeure partie du récit. À travers quatre époques, cinq, dix, quatorze et dix-huit ans — la conclusion faisant un pendant tragique et dérisoire aux grâces étranges du début —, les questions essentielles des rapports enfant-adulte, le drame de l’incompréhension parmi les plus sûres tendresses, la découverte quasi animale de l’amour et de la mort, bref tout ce qui appartient en propre à l’univers puéril figure ici sous les chagrins, les violences et l’humour du cas particulier. De même pour le « Il faut devenir un homme » de la dernière partie. Quand « Le Point du Jour » parut en 1928, la critique presque unanime souligna ce qu’il offrait de nouveau dans un genre consacré. Tous les ouvrages parus depuis sur le même thème n’ont rien enlevé à cette nouveauté. L’auteur a donc laissé, pour le fond, son livre tel qu’il était. En revanche, « tant d’obsessions devant les problèmes de la forme » (selon ses propres mots) le lui ont fait corriger ligne à ligne, justifiant à nos yeux ce terme de version définitive dont il ne voulait pas.