
Inspiré par les Philosophes des Lumières et aidé par l'actualité de l'époque Beccaria remet en cause de manière globale le système judiciaire. En dehors de tout religieux, Beccaria y établit les bases et les limites du droit de punir, et recommande de proportionner la peine au délit . Il pose aussi en principe la séparation des pouvoirs religieux et judiciaires. Dénonçant la cruauté de certaines peines comparées au crime commis, il juge « barbare » la pratique de la torture et la peine de mort , et recommande de prévenir le crime plutôt que de le réprimer, amorçant ainsi le premier mouvement abolitionniste .