
Étienne Klein, né à Paris le 1er avril 1958, est un physicien et un philosophe des sciences français. Il dirige le Laboratoire de recherche sur les sciences de la matière tout en menant une intense carrière de vulgarisation autour des questions soulevées par la physique contemporaine, notamment par la physique quantique et la physique des particules.
D'où vient l'univers ? Et d'où vient qu'il y a un univers ? Irrépressiblement, ces questions se posent à nous. Et dès qu'un discours prétend nous éclairer, nous tendons l'oreille, avides d'entendre l'écho du tout premier signal : les accélérateurs de particules vont bientôt nous révéler l'origine de l'univers en produisant des "big bang sousterre" ; les données recueillies par le satellite Planck nous dévoiler le "visage de Dieu" ; certains disent même qu'en vertu de la loi de la gravitation l'univers a pu se créer de lui-même, à partir de rien...Le grand dévoilement ne serait donc devenu qu'une affaire d'ultimes petits pas ? Rien n'est moins sûr... Car de quoi parle la physique quand elle parle d'"origine" ? Qu'est-ce que les théories actuelles sont réellement en mesure de nous révéler ?À bien les examiner, les perspectives que nous offre la cosmologie contemporaine sont plus vertigineuses encore que tout ce que nous avons imaginé : l'univers a-t-il jamais commencé ?
Quand un physicien et un jazzman se rencontrent, que font-ils ? Des anagrammes. Un jeu savant et loufoque qui consiste à mélanger les lettres d'un mot pour en former un autre. C'est ainsi que les tripes ne sont pas sans esprit, les morues sans moeurs, le pirate sans patrie, le sportif sans profits et l'étreinte sans éternité. Cette opération malicieuse peut même révéler le sens caché des noms et des expressions.Avec Klein et Perry-Salkow, la madeleine de Proust devient un don réel au temps idéal, le Canard enchaîné brandit la canne de l'anarchie et, dans la courbure de l'espace-temps, ils voient le superbe spectacle de l'amour. Cela n'est qu'un début... Car nos auteurs aiment déchiffrer les énigmes. Quelle loi discrète ont-ils découverte dans la chute des corps ? Quelle sentence prémonitoire dans Marie-Antoinette d'Autriche ? Quelle vérité profonde dans Albert Einstein ? Quelle coquetterie surprise chez la marquise de Pompadour ? Ils font surgir les réponses tapies dans le secret des mots et les accompagnent de saynètes ou de portraits.
« L’air du temps, en accusant la science de n’être qu’un récit parmi d’autres, l’invite à davantage de modestie. On la prie de bien vouloir gentiment "rentrer dans le rang" en acceptant de se mettre sous la coupe de l’opinion. » Étienne KleinLa philosophie des Lumières défendait l’idée que la souveraineté d’un peuple libre se heurte à une limite, celle de la vérité, sur laquelle elle ne saurait avoir de prise : les « vérités scientifiques », en particulier, ne relèvent pas d’un vote. La crise sanitaire a toutefois montré avec éclat que nous n’avons guère retenu la leçon, révélant l’ambivalence de notre rapport à la science et le peu de crédit que nous accordons à la rationalité qu’il lui revient d’établir. Lorsque, d’un côté, l’inculture prend le pouvoir, que, de l’autre, l’argument d’autorité écrase tout sur son passage, lorsque la crédibilité de la recherche ploie sous la force de l’événement et de l’opinion, comment garder le goût du vrai – celui de découvrir, d’apprendre, de comprendre ? Quand prendrons-nous enfin sereinement acte de nos connaissances, ne serait-ce que pour mieux vivre dans cette nature dont rien d’absolu ne nous sépare ?
ما الزمن؟ هل يوجد وجوداً حقاً؟ إن الجواب عن هذين السؤاليْن القديمين ما زال أمراً بعيد المنال. لماذا هذا التأخر في الجواب؟ لأننا ما إن نسعى للإمساك بطبيعة الزمن، حتى نراه يغيب في حجُب الضباب. وإذا ما نحن سعينا إلى تحديد الجواب بكلمات دقيقة فإنه يشتبك بمداخل عديدة في القاموس ويتقنَّع في شكل مرادفات عديدة (كالمدة والتوالي والحركة والتغيُّر...).إنه كتاب يطرح الأسئلة الفلسفية الجوهرية ليعلمنا كيف نفكر في الإجابة عنها، بدءاً من قياس الزمن رياضياً، مروراً بجغرافية الزمن المكانية، وصولاً إلى علاقة الفيزياء المعاصرة بالزمن، ومسألة العوْد الأبدي. ومن ثم فهو كتاب يجعل أصعب القضايا الفلسفية والعلمية مجالاً للتفكير في متناول القارئ العادي.
Etienne Klein l'avoue dès son titre - En cherchant Majorana - ce livre ne parle pas que du génial et fugace physicien italien. Il évoque aussi Etienne Klein et sa quête, la physique du début du dernier siècle et quelques questions actuelles.Depuis longtemps Klein avoue une certaine fascination pour Majorana, tant pour sa destinée improbable, sa disparition toujours inexpliquée que pour sa fulgurance de physicien théoricien qui met certaines de ses intuitions et propositions au coeur de questions fondamentales pour la physique de demain, celle qui doit résoudre les énigmes de la matière noire et de la suprématie de la matière sur l'antimatière.Pour écrire ce livre en donnant de la chair au physicien disparu, cette chair dont manifestement il n'avait cure, Klein est allé sur ses traces, en Italie, s'est plongé dans ses archives, a interrogé ses descendants. Du coup, très loin de la biographie classique ou du cours sur l'apport scientifique de Majorana, le livre permet un accès large à ce dernier permis par l'introduction de l'auteur, de ses pérégrinations et de ses réflexions dans le corps du livre. C'est en parlant un peu de lui que Klein parle mieux de Majorana dans ce livre précieux, utile et stimulant pour l'esprit.
Albert Einstein (1879-1955), c’est une façon d’être, de penser et de créer sans pareil. Il a mené avec une ardeur et une obstination tranquilles son enquête sur l’Univers, et permis de fonder une véritable cosmologie scientifique. Dans cet ouvrage inclassable - ni livre de vulgarisation ni biographie -, Étienne Klein nous invite à faire quelques pas en compagnie de ce géant de la physique, à la trajectoire atypique, cet humaniste conscient des dangers et des bouleversements qui menacent l’Europe à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Ouvrage personnel qui juxtapose, à la manière d’un portrait cubiste, différents points de vue, entrecroise fragments de vie et découvertes scientifiques, et tente de mettre au jour la façon si singulière dont Einstein posait les problèmes.
Time is a "thing" that cannot be grasped, yet which undoubtedly exists. It is a "thing" which everybody speaks of but no one has seen. We see, hear, feel, taste IN time, but not time itself. We are sure we are grounded in physical reality, but it is Chronos — the Greek god of time, said to have ruled the world before Zeus — whose strange principles shape our existence. To confront time, we must approach it carefully, "peeling away" its mysteries one by one, distinguishing it from its various duration, memory, movement, speed, repetition. Clocks do not necessarily measure time, for time continues even when we think it is running out. Time may carry us along in its flow, but it is a constant. It exists independently of we who observe it, who live through it, who grow old and die in it.Today, the boldest look at time, and perhaps the most disconcerting, is provided by physicists. Scientists from Galileo to Einstein, and now in the era of anti-matter and superstrings, wrestle with the mind-blowing questions which time Did time precede the universe? How did it start? Can we reverse its flow? Do several "times" exist in time?
En 1905 apparaissait une nouvelle physique qui allait révolutionner la façon de décrire la matière et ses interactions : la physique quantique. Avec elle s'ouvraient les portes d'un monde qui n'obéit pas aux lois de la physique classique : l'infiniment petit, avec ses atomes et ses particules. Elle obligea ses pères fondateurs, Einstein, Bohr, Heisenberg et Schrödinger notamment, à rediscuter le déterminisme et les critères de réalité de la physique classique, ainsi que la traditionnelle séparation entre observateur et objet observé. Pour la première fois dans l'histoire des sciences, une discipline exigeait même que soit mis en oeuvre un travail d'interprétation afin d'être comprise et appliquée : quelle sorte de réalité représente le formalisme quantique ? Aujourd'hui, quel crédit convient-il d'accorder aux diverses interprétations proposées depuis les années 1920 ? La physique quantique ne laisse pas d'intriguer, de fasciner. d'exaspérer parfois. Elle demeure pourtant méconnue, victime de stéréotypes : on l'invoque pour cautionner tel phénomène étrange, mais on néglige d'en décrire les principes fondamentaux. Quels sont ces principes qui trouvent des applications toujours plus fascinantes. du laser à la cryptographie quantique, en passant par la téléportation ? D'où provient cette incroyable efficacité de la physique quantique ?
Présente la vie et l'oeuvre de sept physiciens qui par leurs travaux pendant la première moitié du XXe siècle ont contribué à la découverte de l'antimatière, à la mise au point des théories de la relativité, du big-bang, de la physique des particules, etc.
Todo mundo sabe o que é o tempo, mas é só começarmos a fazer perguntas sobre ele que tudo se complica. Que espécie de coisa é o tempo, que é medido em nossos relógios, mas não se deixa ver nem tocar? Se o tempo passa, então o que o faz passar, qual é o seu motor? Ou o tempo sempre foi igual, desde o início do universo? É possível viajar no tempo? São essas e outras as questões abordadas pelo eminente físico e filósofo francês Étienne Klein nesta breve e saborosa conferência, que procura despertar nos leitores a curiosidade e o espírito questionador que formam a base do conhecimento científico.
La physique et la philosophie sont-elles deux genres de pensée différents ? Oui, mais... Est-il si certain que la physique et la philosophie ne se percutent jamais ? Elles partagent en tout cas une même ambition, celle d'augmenter et de perfectionner, chacune à sa façon, la « connaissance » au sens large. Cela ne suffit-il pas pour qu'elles aient matière à conversations ?Dès lors qu'on la prend au sérieux, la physique nous écarte de nos pensées les plus ordinaires, secoue nos idées pourtant les plus évidentes et inquiète nos certitudes. Certains de ses résultats modifient même les termes en lesquels certaines questions philosophiques se posent, par exemple à propos du temps, du vide, de la causalité, de la matière, du statut du réel. Dans cet essai de « philo-physique », Étienne Klein nous entraîne dans une aventure intellectuelle qui invite à « reconstruire la raison ».
Dans ce livre, E. Klein prolonge un questionnement commencé avec les Tactiques de Chronos sur la nature profonde du temps. Il se concentre cette fois sur la distinction entre temps et devenir. Le cours du temps organise et ordonne la succession des instants et la flèche renvoie à la possibilité qu'ont les phénomènes de connaître des changements irréversibles.
Par habitude, par nécessité ou en raison de la faiblesse de notre intelligence dépassée par le tsunami des savoirs et des informations, nos façons ordinaires de nourrir la vie des idées consistent à la découper en secteurs, à la compartimenter en disciplines, à l'atomiser en petites spécialités étiquetées bien comme il faut.Il s'agira ici de suivre le chemin inverse, de briser les enclos, s'encanailler, provoquer des courts-circuits au petit bonheur la chance et, si possible, des étincelles. D'associer des éléments trop souvent séparés dans les analyses : physique et philosophie, pensée et action, réalité et imagination, hasard et destin, infini mathématique et engagement existentiel, intelligence analytique et courage physique, Einstein et Rolling Stones, image et mirage, langage et impesanteur, raison et déraison... Mettons le nez dehors, inventons une chimie nouvelle, bâtissons des molécules littéraires à partir d'atomes disciplinaires !É. K.
« La chose la plus incompréhensible au sujet de l'Univers est qu'il soit compréhensible. » (Albert Einstein)De quoi est faite la matière noire ? Qu'est-ce que la relativité ? et le boson de Higgs ? De l'atome à la radioactivité, en passant par les forces de la nature et les particules élémentaires, plongez au coeur de la matière pour en découvrir le fonctionnement fascinant.Sous forme de questions-réponses claires et accessibles, enrichies de zooms et de citations, embarquez pour un voyage au coeur des notions et lois fondamentales de la physique.
« La montagne est devenue mon véritable topos : je m’y sens à l’aise et parfaitement libre, ce qui est paradoxal, car c’est par nature un monde de contraintes. Je m’y sens chez moi et, qui plus est, en sécurité, ce qui constitue un autre paradoxe. »Depuis un séjour à Chamonix, à vingt ans, où il a ressenti « l’aspiration par le mouvement vertical des cimes » chère à Gaston Bachelard, Étienne Klein nourrit une passion profonde pour la montagne. De la Corse à l’Annapurna, en passant par le Hoggar et les Alpes, il a pratiqué randonnée, alpinisme et, depuis quelques années, s’adonne au trail. Espace de beauté et de liberté, la montagne est pour lui un révélateur des êtres, de l’amitié et de la solidarité.Les questions jaillissent alors chez l’homme de sciences : quelles sont les ressources du corps, quels sont ses liens avec l’esprit ? Gravir les parois est une manière d’étudier une notion physique, mais aussi métaphysique : le vide.
Réunis pour la première fois en volume, les chroniques d'Etienne Klein, diffusées sur France Culture, s'attachent à des sujets universels ou d'actualité.Dans le monde selon Etienne Klein, ses chroniques matinales de France Culture, le physicien aborde des sujets bien évidemment liés à son domaine de prédilection, mais toujours de façon décalée, drôle, iconoclaste : Qu'est-ce que le vide ? Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Que signifie inverser une courbe ? Peut-on avoir un mari quantique ? Quelles sont les grandes leçons du petit boson ? D'où vient que le temps passe ? Qu'est-ce que le sens de la mesure ? Les physiciens sont-ils vraiment dépourvus de sens pratique ? Quel lien y a-t-il entre la physique quantique et les anagrammes ?Réunis pour la première fois en volume, les chroniques d'Etienne Klein s'attachent à des sujets universels ou d'actualité. Il fait preuve d'une capacité incroyable à déconstruire, à traquer les abus de langage, les lieux communs et les écueils du bon sens.Ce physicien ne prend pas grand-chose pour argent comptant et la première équation à laquelle il croit est celle de l'humour.
Le vide, comme le temps ou la matière, a hanté l’histoire de la philosophie et celle de la physique. Mais les philosophes et les physiciens parlent-ils de la même chose ? Les premiers considéraient que le vide n’existe pas vraiment, alors que les seconds prouvent son existence au milieu du XVIIe siècle. Étienne Klein nous montre que la vie du vide est contre toute attente une vie dense… Et de plus en plus dense à mesure que la physique progresse. Au XXIe siècle,le vide est devenu un concept central qui a partie liée avec les plus grandes découvertes et donne lieu à d’intenses controverses.
Cet essai est né d’une rencontre avec des chefs indiens d’Amazonie. Que pensons-nous qu’ils ne pensent pas ? Que savent-ils que nous ignorons ? La science nous sauvera-t-elle, et son progrès n’est-il qu’heureux ? Ou bien est-elle devenue la cause de toutes sortes de méfaits ? Ces questions suscitent des débats d’autant plus vifs que les « accidents » se multiplient (nucléaire, dérèglement climatique, vache folle…). Pour Étienne Klein, c’est la question même du projet politique de la cité qui se trouve là posée. Galilée et Descartes sont ceux qui ont préparé l’avènement de la science moderne. Mais en mathématisant la nature, la science a instauré une hiérarchie que seul l’Occident reconnaît, avec l’homme en haut de l’échelle, et, réduits au rang d’entités utilitaires, les plantes, les arbres, les animaux… Cette conception a rendu possible l’exploitation de la nature. En un demi-siècle à peine, nous sommes passés d’un régime où science et technique étaient liées par de complexes rapports à l’empire d’une vaste technoscience, qui vise la seule efficacité. Cette efficacité n’est-elle pas en train de se retourner contre nous ? Allons-nous liquider la science au motif d’un mauvais usage du monde ?
On croit souvent que l'existence d'un paradoxe en physique signifie que la théorie n'a pas encore trouvé sa cohérence et que c'est par l'élimination du paradoxe qu'elle pourra s'accomplir. Le paradoxe, au fond, serait peu ou prou un monstre qu'ils s'agirait de faire disparaître.Dans cet essai brillant et alerte, Etienne Klein nous montre que l'existence des paradoxes est au contraire vitale pour la science : total défi à l'intelligence, ils mobilisent l'imagination et l'impatience de comprendre. Sans paradoxes, il n'y aurait qu'une science fermée qui s'assécherait elle-même.À la fois historique des paradoxes, histoire de nos préjugés et de notre incapacité à faire la différence entre le réel et sa représentation, c'est à un véritable éloge du paradoxe que se livre Etienne Klein. Il nous en fait saisir la nature et mesurer les enjeux en étudiant les principaux paradoxes de la physique actuelle, en particulier sur la relativité, la mécanique quantique, la réversibilité du temps.Etienne Klein, physicien au C.E.A. et enseignant à l'Ecole Centrale, nous donne dans ces Conversations avec le Sphinx l'introduction indispensable à l'esprit de la physique d'aujourd'hui.
Tout le monde connaît le chat de Schrödinger, enfermé dans sa boîte étriquée, dont on répète à l’envi depuis plusieurs décennies qu’il est à la fois « mort et vivant ». Mais qui a vraiment lu le texte dans lequel il devient le héros d’une expérience de pensée « diabolique » ?Cette anthologie propose de faire vivre charnellement la science, à travers une sélection de 33 textes, chacun présentant une idée qui a marqué l’histoire de la physique occidentale du XVIIe au XXIe siècle.Car la physique, loin de se limiter à un ensemble de lois abstraites ou de théories sans âme, est aussi une véritable aventure humaine, ponctuée de débats, de passions, d’émotions, de convictions, et bien sûr… de coups de génie.
"Pris par mon propre travail, mes lancinants sujets de réflexion, l'urgence du présent, je tentais une fois par semaine de me mettre en résonnance avec l'actualité dans l'espoir fou de la surplomber, de m'en écarter par le haut pour mieux la voir. En toute modestie, j'ambitionnais par ce stratagème d'insérer l'évènement, toujours présenté comme ponctuel, dans la longue ligne du temps." Voici, pour la première fois réunies, les chroniques joliment ciselées par Étienne Klein pour La Croix, de janvier à juillet 2016. Qu'elles traitent de science, de politique, du langage, du progrès, etc., toutes montrent en filigrane que non, décidément, tout n'est pas relatif. Et qu'à la façon des théories d'Albert Einstein, notre quotidien est lui aussi sous-tendu par des invariants et des absolus qu'il importe d'identifier.
by Étienne Klein
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Nacida con el siglo XX, la física cuántica se aplica desde entonces en todos los dominios de la física contemporánea. No obstante, si su capacidad operatoria es considerable, ¿qué sentido habría que darle a su formalismo?
« Cela n’a rien de certain, mais par son ampleur et sa radicalité, la pandémie en cours éclairera sans doute d’une lumière neuve les relations ambivalentes que notre société entretient avec les sciences et la recherche. » Étienne Klein
Le temps est une « chose » introuvable dont l’existence ne fait aucun doute. Une « chose » dont tout le monde parle mais que personne n’a jamais vue. Nous voyons, entendons, touchons, goûtons dans le temps, mais non le temps lui-même. Contre toute attente, Chronos est un planqué, un caméléon qu’il faut débusquer sous nos habitudes de langage et de perception.Pour le démasquer, il va falloir l’effeuiller peu à peu, le distinguer de ses effets les plus sensibles : la durée, la mémoire, le mouvement, le devenir, la vitesse, la répétition. Parce queles horloges ne mesurent pas forcément du temps. Parce que le temps est toujours là alors qu’on dit qu’il s’écoule. Et qu’il existe indépendamment de ce qui survient, se transforme, vieillit et meurt. Aujourd’hui, le regard le plus audacieux et le plus déconcertant sur le temps, c’est la physique qui le porte.De Galilée à Einstein, puis de l’antimatière aux supercordes, elle n’a cessé d’approfondir la question jusqu’à ouvrir des perspectives qui donnent le vertige : le temps a-t-il précédé l’Univers ? Comment s’est-il mis en route ? Pourrait-il inverser son cours ?Au bout du compte, le temps pourrait bien être méconnaissable.
« Six livres en un seul volume : par l’effet de quelque intrication, le tout serait-il davantage que la somme de ses parties ? Lorsque je les feuillette, je vois bien avec le recul qu’ils égrènent les notes symboliques d’une mélodie intime, celle de deux de mes passions les plus tenaces. La première est le problème du temps. Il m’a sauté à la figure à l’âge de trente-trois ans et ne m’a lâché qu’il y a peu. Ma seconde passion, irréductiblement liée à l’autre, me porte vers certains personnages fascinants de l’histoire de la physique du XXe siècle, des êtres que je n’hésite pas à qualifier de “génies”. Redécouvrant la tonalité de ces ouvrages successifs, je me rends compte que j’aime traverser les frontières, établir des connexions entre ce qu’elles séparent le plus souvent de façon abusive : la physique et la philosophie, la vie et l’œuvre, les équations et le langage ordinaire, les idées et le tempérament, l’intelligence et les émotions. » Ce volume contient : Les Tactiques de Chronos - Il était sept fois la révolution - Le facteur temps ne sonne jamais deux fois - Discours sur l’origine de l’univers - En cherchant Majorana - Le pays qu'habitait Albert Einstein.
Podroze z Albertem Einsteinem