
by Sylvie Yvert
Rating: 2.0 ⭐
• 1 recommendation ❤️
Molière ? " C'est écrit comme un cul. " Chateaubriand ? " Ce fou lugubre. " Lamartine ? Une " cigogne larmoyante ". Hugo ? " Un garde national en délire. " Balzac ? " Doué pour tout excepté pour la littérature. " Baudelaire ? " Le poète aride de la banalité. " Mallarmé ? " Intraduisible, même en français. " Proust ? " Une femme de chambre travestie en Suétone. " Bernanos ? " Un écrivain de sous-préfecture. " Qui a osé signer de tels arrêts ? D'aimables confrères dissidents, qu'ils soient de grands inquisiteurs, hérétiques ou plumitifs de moindre envergure. Ce panthéon jubilatoire des sacrilèges en littérature, véritable galerie d'une liberté de blâmer qui aurait passé les bornes, prouve que la reconnaissance d'un grand auteur n'advient bien souvent qu'après sa mort. Car nos vaches sacrées d'aujourd'hui, avant de paraître dans la Pléiade, ont souvent été les moutons noirs d'hier, exposés à la " rancuneuse énergie " (Baudelaire) de leurs contemporains. Et quand les forcenés de la critique passent à l'acte, ils n'y vont pas avec le dos de la plume ! Monter dans la grande roue devenue folle de ces cogneurs littéraires - finalement arroseurs arrosés -, c'est partir pour un voyage confondant et réjouissant où l'aveuglement est racheté par l'humour et le talent. Imprécations, polémiques, brulots, diatribes, bons mots, caricatures, invectives, blasphèmes, curées, persiflages, satires, pamphlets, vociférations, obscénités même : pour ces enragés qui " lavent leur linge sale en public " (Goncourt), rien n'est trop violent quand il s'agit de déboulonner une statue, de ferrailler avec une bête noire ou d'en découdre avec un meilleur ennemi...
Venise, 1850. La duchesse d’Angoulême, fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette, entreprend, au couchant de sa vie, de raconter la singulière histoire qui est la sienne.Née en 1778, la jeune princesse mène une enfance heureuse au château de Versailles. Mais le 14 juillet 1789, son univers bascule dans les ténèbres de la nuit révolutionnaire. Commence alors pour Marie-Thérèse Charlotte de France un parcours tragique. Son père, sa mère, sa tante sont décapités ; son dernier frère, Louis XVII, meurt peu après. Unique survivante du Temple, son avenir sera ponctué de deuils, d’exils et de trop éphémères bonheurs.D’une plume délicate et poignante, Sylvie Yvert se glisse dans les pas de Madame Royale et donne voix à cette femme au destin hors du commun qui traversa les événements avec fierté et détermination. Une plongée dans cette histoire de France que nous croyons connaître.
Une année folle suit la vie de deux fidèles de Napoléon. L’un est militaire, l’autre est un homme politique. Ils sont issus de générations différentes, de milieux différents mais, par loyauté à l’Empereur, sont retombés dans ses bras durant l’intermède des Cent-Jours, avant d’être condamnés à mort au début de la Seconde Restauration.Avec quatre régime en un an, 1815 est peut-être la période la plus spectaculaire del’Histoire de France. Face à ces multiples changements, le peuple français, dans un état d’apesanteur, attend de voir de quel côté le pouvoir va retomber.Entre histoires d’amour, crises politiques, batailles homériques et trahisons, Sylvie Yvert revient avec une tragi-comédie haute en couleur. À travers cette fable politique, elle démontre avec brio que la fidélité est bien mal récompensée, tandis que la trahison vaut un ministère. Un chassé-croisé rythmé entre deux hommes de valeur et leurs femmes qui épouse au plus près le calendrier des événements de cette folle époque.
Qui se souvient de Lamartine ? Qu’il a été candidat à la première élection présidentielle française ? Qu’on lui doit le suffrage universel, l’abolition de la peine de mort en politique, la seconde abolition de l’esclavage, la conservation du drapeau tricolore et tant d’autres choses encore ?À la parution des Misérables, en 1862, Marianne de Lamartine, la discrète épouse du poète, qui a parfois tenu la plume pour lui, décide de prendre la parole pour défendre l’action de son mari résolu à se taire à tout jamais. Car, pour avoir récusé les Rouges comme les Royalistes, le candidat malheureux a pu mesurer combien nul n’est prophète en son pays.À la manière d’une feuilletoniste, Marianne de Lamartine nous raconte la vie du plus méconnu de nos hommes illustres, poète éclatant des Méditations de 1820 mais aussi historien et homme d’État. On croise les écrivains engagés de l’époque, au premier rang desquels Victor Hugo. Tous ou presque vont d’abord s’enthousiasmer pour cette révolution pacifique où semble enfin poindre la lumière, lumière qui dura ce que dure le printemps des peuples…Après son best-seller Mousseline la Sérieuse (prix littéraire des Princes et prix du Cercle de l’Union) et du très remarqué Une année folle (prix Napoléon Ier), Sylvie Yvert poursuit le roman vrai de notre histoire en retraçant la destinée d’une figure politique et littéraire qui se confond avec le génie français.
Qui sait réellement tout ce qu'on doit à Lamartine ? Itinéraire d'un poète au pouvoir... Certains hommes, on le sait, ont l'âme trop pure pour assurer eux-mêmes leur postérité.Dix ans après le coup d'État de Napoléon III, qui se souvient encore de Lamartine ? De sa poésie sans égale, du combat de l'homme d'État pour la république en 1848, de sa modération en tout, et toujours au service de la nation ? Ne lui doit-on pas le suffrage universel, le drapeau tricolore, l'abolition de l'esclavage et de la peine de mort ?Afin de réparer cette injustice, c'est Marianne, son épouse, fidèle dans la gloire mais aussi dans l'infortune, qui prend ici la plume. Pour qu'à travers le temps suspendu et le tourment des siècles, mémoire soit rendue au plus illustre des grands méconnus...Cet ouvrage a fait partie de la sélection du Grand Prix du roman de l'Académie française