
Érik Orsenna, pseudonyme d'Erik Arnoult est un romancier français. Après des études de philosophie et de sciences politiques, il a fait des études en Angleterre (London School of Economics). Son pseudonyme Orsenna est le nom de la vieille ville du Rivage des Syrtes, de Julien Gracq. Érik Orsenna, nom de plume of Erik Arnoult is a French novelist. After studying philosophy and political science, he studied economics at the London School of Economics. His pseudonym Orsenna is the name of the old town of The Opposing Shore by Julien Gracq.
by Érik Orsenna
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"A Versailles, souvent je tends l'oreille, rêvant de retrouver une amitié, une conversation quotidienne et qui dura trente-cinq ans. Entre Louis XIV et André Le Nôtre. Le monarque le plus puissant à qui tout doit céder, même le temps. Et l'homme de la terre, le saisonnier, celui qui reste du côté de la nature, même s'il la force comme personne avant lui. Ensemble ils ont écrit le plus grand livre du monde mille hectares -, le roman du Soleil incarné. La seule histoire occidentale qui impressionnait Quianlong, l'empereur de Chine, le créateur du jardin de la Transparence parfaite." - Erik Orsenna
Jeanne a dix ans, et un grand-frère, Thomas, âgé de quatorze ans. C'est une rêveuse, douce, qui se laisse emporter par l'imagination, au gré des humeurs, au fil des mots. Avec son frère, elle partage ses petites divagations, encouragées par une maîtresse d'école, fière de pratiquer la langue française, de pouvoir s'amuser avec ses variations, ses nuances, ses complexités. Elle apprend les mots, les place, déplace, les mesure, joue avec. À l'école dans les récitations, au marché parmi les étalages, dans les boutiques, à l'hôpital, au cours de jeux de société comme le Scrabble…La grammaire est une chanson douce est un récit où tout est prétexte pour faire la part belle à la lettre, au mot, aux jeux de langue, aux expressions plus ou moins figées, aux cortèges de paroles. Un prétexte qui va jusqu'à faire des mots de véritables objets, de véritables êtres. C'est là une invitation à savourer la langue, phrases et sentences, à laisser parler le verbe… Une invitation enrichie par les illustrations colorées de Bigre. Erik Orsenna fait ici œuvre d'académicien, avec son exactitude, sa rigueur [...] Un petit conte poétique pour tout public.
Il y a ceux qui veulent gendarmer le langage et le mettre à leur botte, comme le terrible Nécrole, dictateur de l'archipel des Mots, et la revêche Mme Jargonos, l'inspectrice dont le seul idéal est d'« appliquer le programme ».Et puis il y a ceux qui ne l'entendent pas de cette oreille, comme Jeanne et Thomas, bientôt traqués par la police comme de dangereux opposants… Leur fuite les conduira sur l'île du Subjonctif. Une île de rebelles et d’insoumis. Car le subjonctif est le mode du désir, de l’attente, de l'imaginaire. Du monde tel qu'il devrait être…Après l'immense succès de La grammaire est une chanson douce, Erik Orsenna, académicien hors norme, poursuit son combat en faveur de la langue, non pas en magister, mais en poète, en homme épris des mots et des vastes horizons qu'ils nous ouvrent.
Cette histoire commence dans la nuit des temps. Un homme qui passe remarque un arbuste dont les branches se terminent par des flocons blancs. On peut imaginer qu'il approche la main. L'espèce humaine vient de faire connaissance avec la douceur du coton. Depuis des années, quelque chose me disait qu'en suivant les chemins du coton, de l'agriculture à l'industrie textile en passant par la biochimie, de Koutiala (Mali) à Datang (Chine) en passant par Lubbock (Texas), Cuiabá (Mato Grosso), Alexandrie, Tachkent et la vallée de la Vologne (France, département des Vosges), je comprendrais mieux ma planète. Les résultats de la longue enquête ont dépassé mes espérances. Pour comprendre les mondialisations, celles d'hier et celle d'aujourd'hui, rien ne vaut l'examen d'un morceau de tissu. Sans doute parce qu'il n'est fait que de fils et de liens, et des voyages de la navette.
Pour retrouver son petit-fils préféré qui a disparu en France, avalé par l'ogre du football, Madame Bâ Marguerite, née en 1947 au Mali, sur les bords du fleuve Sénégal, présente une demande de visa. Une à une, elle répond scrupuleusement à toutes les questions posées par le formulaire officiel 13-0021. Et elle raconte alors l'enfance émerveillée au bord du fleuve, l"amour que lui portait son père, l'apprentissage au contact des oiseaux..., sa passion somptueuse et douloureuse pour son trop beau mari, ses huit enfants et cette étrange « maladie de la boussole » qui les frappe...Sans fard ni complaisance, c'est l'Afrique d'aujourd'hui qui apparaît au fil des pages, l'Afrique et ses violences, ses rêves cassés, ses mafias, mais aussi ses richesses éternelles de solidarité et ce formidable tissage entre les êtres.Quinze ans après L'Exposition coloniale, Erik Orsenna explore à nouveau les relations de la France avec son ancien empire. Mais cette fois, c'est le Sud qui nous regarde.
Comment fabrique-t-on les mots ? Jeanne, l'héroïne de La grammaire est une chanson douce, a sa méthode : pour expliquer, elle raconte.Il était une fois un dictateur qui trouvait son pays trop bavard. Il était une fois le Capitan, vieux navigateur et collectionneur de dictionnaires. Il était une fois deux soeurs virulentes, l'une aimant le grec et l'autre militante du latin. Il était une fois un trafiquant d'oiseaux rares. Il était une fois un café où les couples se réconcilient, au lieu de divorcer. Il était une fois une mine d'or abandonnée...Nous avons créé les mots. Et si les mots, à leur tour, nous inventaient ?
Le 13 août 1496, au large du Portugal, le bateau que commande Christophe Colomb fait naufrage. Le futur amiral vient d'avoir vingt-cinq ans. Par miracle, il réussit à regagner la côte et trouve refuge à Lisbonne auprès de son frère cadet, Bartolomé. Lequel exerce la profession de cartographe. Depuis le début de ce XVe siècle, le monde s'ouvre. Et le Portugal est le moteur principal de cette ouverture. La Renaissance commence par des expéditions lointaines. Sous l'impulsion d'Henri le navigateur, des caravelles partent chaque mois pour aller explorer les côtes de l'Afrique. À Lisbonne, capitale du savoir, se retrouvent toutes les corporations de la découverte : mathématiciens savants du ciel, cosmographes, géographes, constructeurs de bateaux et des outils de navigation... cartographes. Huit années durant, les deux frères vont travailler ensemble et préparer le voyage auquel Christophe songe depuis l'adolescence : c est l'Entreprise des Indes, gagner Cipango (le Japon) et l'empire du Grand Khan (la Chine). Mais au lieu de la route habituelle, celle de la soie, vers l'est, on affrontera l'océan, plein ouest. En 1484, leur projet sera rejeté par le Comité des Sages qui conseille le Roi Jean II. C'est la raison pour laquelle Christophe ira tenter sa chance auprès des monarques espagnols, Isabelle et Ferdinand.
Une jonque qui transporte une troupe de comédiens accoste un jour dans l’île où vivent nos amis Jeanne, son frère Thomas, M. Henri… Le soir-même, ils jouent Roméo et Juliette, faisant rêver d’amour tous les habitants de l’île. Le lendemain, stupeur ! la jonque est partie. Elle a emporté avec elle les accents et les épices.L’île découvre alors comme la vie est morne sans eux. Comment avaler, jour après jour, du riz sans safran ? Comment s’émouvoir ou s’émerveiller s’il n’y a plus d’accent aigu sur le e ?Jeanne décide de partir à leur recherche, d’autant plus que son frère s’est embarqué avec la troupe pour travailler comme souffleur. Son périple va la mener jusqu’en Inde, dans une vallée magique où se réunissent chaque année des comédiens du monde entier pour un festival secret de théâtre et d’épices. Ne viendraient-ils pas là pour se faire épicer ?Mais les accents se sont installés plus haut, sur les contreforts de l’Himalaya. Elle a retrouvé Thomas, qui mènera l’expédition jusqu’à la villégiature des accents, où se rassemblent régulièrement tous les accents du monde.Sur ces hauteurs, Jeanne va commencer à découvrir ce que c’est qu’aimer : accentuer sa vie. Elle poursuivra cette exploration dans le prochain livre qui traitera, avec un chef d’orchestre, de la ponctuation.L’AUTEURErik Orsenna, de l’Académie française, est l’auteur de L’Exposition coloniale (prix Goncourt, Seuil, 1988), Grand amour (Seuil, 1993), Deux étés (Fayard, 1997), Longtemps (Fayard, 1998), Madame Bâ (Stock, 2003), Portrait du Gulf Stream (Seuil, 2005), Voyage au pays du coton (Fayard, 2006) et Salut au Grand Sud (Stock, 2006).Les illustrations sont de Montse Bernal.
« Les moustiques viennent de la nuit des temps (250 millions d'années), mais ils ne s'attardent pas (durée de vie moyenne : 30 jours). Nombreux (3 564 espèces), volontiers dangereux (plus de 700 000 morts humaines chaque année), ils sont répandus sur les cinq continents (Groenland inclus).Quand ils vrombissent à nos oreilles, c’est une histoire qu'ils nous racontent : leur point de vue sur la mondialisation.Une histoire de frontières abolies, de mutations permanentes, de luttes pour survivre, de santé planétaire, mais aussi celle des pouvoirs humains (vertigineux) qu’offrent les manipulations génétiques. Allons-nous devenir des apprentis sorciers ?Toutefois, ne nous y trompons pas, c'est d'abord l'histoire d'un couple à trois : le moustique, le parasite et sa proie (nous, les vertébrés).Après le coton, l'eau et le papier, je vous emmène faire un nouveau voyage pour tenter de mieux comprendre notre terre. Guyane, Cambodge, Pékin, Sénégal, Brésil, sans oublier la mythique forêt Zika (Ouganda) : Je vous promets des surprises et des fièvres ! »Erik Orsenna« Pour un tel périple dans le savoir, il me fallait une alliée. Personne ne pouvait mieux jouer ce rôle que le docteur Isabelle de Saint Aubin, élevée sur la rive du fleuve Ogooué, au coeur d'un des plus piquants royaumes du moustique. »
Après La grammaire est une chanson douce , après Les Chevaliers du Subjonctif , après La révolte des accents , Erik Orsenna poursuit les aventures grammaticales de son héroïne Jeanne et de son frère Tom. Ou comment vont-ils découvrir cette fois l’art de ponctuer leur vie…Jeanne a seize ans désormais. Depuis les débuts de son exploration de la grammaire, elle a grandi et s’est enhardie. Elle est aujourd’hui à la tête d’un commerce illicite : elle rédige et monnaye les devoirs des élèves de l’île. De fil en aiguille, elle va devenir le nègre des hommes politiques et rédiger leurs discours. C’est à cette occasion, l’élargissement de sa clientèle au monde politique, que l’importance de la ponctuation lui saute aux yeux, ou plutôt aux oreilles. Avec l’aide de Tom, son frère musicien, elle apprend les bases de la musique et du rythme pour parfaire les discours qu’elle écrit. Car qu’est-ce qu’un discours sinon une sorte de chanson où la musique, le ton, le rythme jouent un rôle aussi grand que les paroles ?Jeanne va trouver à cette recherche un intérêt tout particulier. Car elle est tombée amoureuse. Et la ponctuation n’a-t-elle pas été inventée pour exprimer les sentiments, marquer le rythme du cœur, noter les nuances affectives ?Alors comment ponctuer un texte ? Comment animer sa vie ? Et si, au lieu de la subir, on la dansait ?
« Dans dix ans, dans vingt ans, aurons-nous assez d’eau ?Assez d’eau pour boire ? Assez d’eau pour faire pousser les plantes ? Assez d’eau pour éviter qu’à toutes les raisons de faire la guerre s’ajoute celle du manque d’eau ?Dans l’espoir de répondre à ces questions, je me suis promené. Longuement. Du Nil au Huang He (Fleuve Jaune). De l’Amazone à la toute petite rivière Neste, affluent de la Garonne. De l’Australie qui meurt de soif aux îles du Brahmapoutre noyées par les inondations...J’ai rencontré des scientifiques, des paysans, des religieux, des constructeurs de barrages, des physiciens alpinistes qui mesurent sur tous les toits du monde la fonte des glaciers. J’ai passé du temps avec les médecins de Calcutta qui luttent contre le choléra. J’ai écouté d’innombrables leçons, dont celle du scarabée de Namibie et celle du kangourou. Quelles sont leurs techniques pour survivre en plein cœur du désert ?Peu à peu, j’ai fait plus ample connaissance avec notre planète. J’ai vu s’aggraver partout les inégalités, notamment climatiques. Mais j’ai vu aussi la réussite du pragmatisme, de belles coopérations entre administrations et entreprises privées. J’ai vu des illusions et des férocités à l’œuvre.De retour de voyage, voici maintenant venu le moment de raconter.Un habitant de la planète sur six continue de n’avoir pas accès à l’eau.Un sur deux vit sans système d’évacuation.Pourquoi ? »E. O.
Louis voulait devenir administrateur colonial. Ou était-ce l'ambition de sa mère, Marguerite, bien avant l'existence de l'École coloniale ? À force de lectures boulimiques, entre deux aventures amoureuses, Louis fut enfin reçu, Marguerite enfin comblée. Mais, malgré l'année d'adieu effectuée auprès de la famille Orsenna, les pays lointains tant convoités devinrent soudain effrayants et Louis refusa de partir... c'est donc son fils Gabriel, oui, le Gabriel même de Grand Amour et de Longtemps, qui dut incarner le rêve de sa grand-mère. Dans la veine ironique et picaresque qui est la sienne, Erik Orsenna raconte Gabriel, son double, l'enfance à Levallois, l'amour pour Ann et Clara, qui firent de sa vie une exposition coloniale : "Un faux empire, des rêves trop grands, un spectacle pour les familles." L'Exposition coloniale reçut le prix Goncourt en 1988. Dix ans plus tard, après avoir été éditeur et conseiller de François Mitterrand, Erik Orsenna est maître de requêtes au Conseil d'État, président de l'École nationale du paysage, académicien et... écrivain ! --Laure Anciel
Une île au large de la Bretagne. Des étés charmeurs qui s'éternisent devant la vaste étendue bleue saupoudrée de rochers roses. Et puis un jour, dans ce paradis, l'arrivée d'un jeune homme, Gilles, qui a accepté une mission impossible : traduire en français Ada ou l'Ardeur, le chef-d'œuvre intraduisible de Vladimir Nabokov. Impatience de l'éditeur, pressions d'un écrivain génial et insupportable... Ce sont finalement les voisins, les amis de passage, qui, sous l'impulsion d'une dame attendrie, vont entreprendre de venir en aide au malheureux traducteur. S'ensuivront deux étés d'aventure au coeur des mots. Deux étés où la musique d'un texte va naître de la douceur de vivre, de l'harmonie environnante.
Treize annees durant, chaque jeudi apres-midi, l'Academie francaise m'a offert le privilege d'avoir comme voisin le Prix Nobel de medecine, Francois Jacob.Comme deux potaches, nous bavardions. Mon ignorance abyssale en biologie l'accablait.C'est lui qui m'a donne l'idee de ce "Puisque, par on ne sait quel desolant hasard, tu occupes le fauteuil de Pasteur, plonge-toi dans son existence, tu seras bien oblige d'apprendre un peu !"Voici, racontes par un ignorant qui se soigne, quelques-uns des principaux mecanismes de la vie.Voici mises a jour les manigances des microbes, voici devoiles les sortileges de la fermentation, voici l'aventure des vaccinations. Voici, bien sur, la guerre victorieuse contre la rage.Voici plus qu'une epouse, une complice, une organisatrice, une alliee dans tous les combats.Voici un pere qui a vu trois de ses filles emportees par la maladie a deux ans, neuf ans et douze ans. La mort ne lui aura jamais pardonne d'avoir tant fait progresser la vie.Dans ce XIXe siecle assoiffe de connaissances, voici LE savant."
'Dernières nouvelles des oiseaux' est un récit fantastique dans lequel Erik Orsenna met un scène un homme qui en a assez de distinguer les bons élèves. Il décide alors de lancer des enquêteurs à travers l'Europe pour trouver des enfants passionnés et libres afin de les récompenser.
Un jour, je me suis dit que je ne l’avais jamais remercié. Pourtant je lui devais mes lectures. Et que serais-je, qui serais-je sans lire et surtout sans avoir lu ? Pourtant, c’est sur son dos que chaque matin, depuis près de soixante années, je tente de faire avancer pas à pas et gomme aidant mes histoires. Et que serait ma vie sans raconter ? Je n’avais que trop tardé. L’heure était venue de lui rendre hommage. D’autant qu’on le disait fragile et menacé. Alors j’ai pris la route. Sa route. De la Chine à la forêt canadienne, en passant par la Finlande, la Suède, la Russie, l’Inde, le Japon, l’Indonésie, Samarcande, le Brésil, l’Italie, le Portugal et bien sûr la France, j’ai rendu visite aux souvenirs les plus anciens du papier. Mais je me suis aussi émerveillé devant les technologies les plus modernes, celles qui, par exemple, arrivent à greffer des virus capables de tuer les bactéries, celle qui, grâce à des impressions électroniques, permettent de renseigner sur le parcours d’un colis les chocs qu’il a reçus et si les conditions d’hygiène et de froid ont tout du long bien été respectées. Cher papier ! Chère pâte magique de fibres végétales ! Chère antiquité en même temps que pointe de la modernité ! La planète et le papier vivent ensemble depuis si longtemps : plus de deux mille ans. Le papier est de la planète sans doute le miroir le plus fidèle et par suite le moins complaisant.
'Halk, dumanları tüten bir yıkıntıya dönüşmüştü. Yerlerde sürünen Amerikan bayrağı en derin yerinden yaralanmış, hıçkırıyor, sarsılıyordu. Bir an için Woodstock soluğunu tutup sustu. Kuş cıvıltıları ve çocuk ağlamaları duyuldu. Savaştan sonra ölülerin toplandığı ânın sessizliğiydi bu. Jimi henüz yaşıyordu. Ama fazla zamanı kalmamıştı. Kendinden daha güçlüye karşı verilen bu tür savaşlar, iyileşmeyen yaralar bırakırdı. Görülmeyen iç kanamalar, uzayıp giden ve sonunda sizi boğan kırmızı göller. Ne ateşli tutkular, ne de yükselen bravo'lar kurtarabilirdi sizi. Gitarın rengârenk giysili, hüzünlü, kızıl ve kara yüzlü Don Kişot'u, on üç ay sonra Londra'da öldü. ' Dokuz Gitarda Dünya Tarihi'nin Jimi Hendrix'i konu alan bölümünden alınmış bir parça bu. Jimi Hendrix'i olduğu kadar, gitarla bin yıllardır ilgili olan pek çok kişiden, gitara yurt olan pek çok yerden de söz edïyor bu eğlenceli kitap. Fransız yazarı Erik Orsenna, bu küçük kitapta, gitarın bin yıllar içindeki evriminden yola çıkarak insanlık tarihine yeni bir bakış açısından bakıyor. Afrika'nın unutulmuş bir köşesinde ilk insanın izini süren bir arkeologun bulduklarından başlayıp tarih içinde gitarın ve taşıdığı anlamların peşine düşüyor. İsa'dan önce 2500 yılında Mısır'ın Kheops'undan, 16'ncı yüzyılın Peru'sundan ve İspanya'sından geçirip 19'uncu yüzyılın Mississippi'sine götürüyor. 1969 yılındaki ünlü Woodstock müzik şölenine taşıyor, Jïmi Hendrix'le buluştunıyor bizi, Eric Clapton'ın ezgilerine kulak verdirtiyor. Dünya tarihine değişik bir açıdan bakmak isteyenler için renkli bir tablo çiziyor.
À l’heure où revient le débat sur l’identité, avec des opinons opposées de plus en en plus violentes, Erik Orsenna a voulu, par la voie du conte commencée avec sa Grammaire est une chanson douce, raconter l’histoire de la langue française. Pour une telle ambition, le savoir lui manquait. Bernard Cerquiglini, l’un de nos plus grands linguistes et son ami de longue date, a bien voulu lui apporter ses lumières aussi incontestées que malicieuses. Et nous voilà partis, deux millénaires en arrière, chez nos ancêtres les Gaulois dont les mots sont bientôt mêlés de latin, puis de germain. Avant l’arrivée de mots arabes, italiens, anglais... Un métissage permanent où chaque langue s’enrichit d’apports mutuels. Jusqu’à ce que déferle une vague de vocables dominateurs nés de la mondialisation économique et inventés pour son service. Ce globish aura-t-il raison de la diversité linguistique, aussi nécessaire à nos vies que cette biodiversité dont nous avons appris à reconnaître l’importance capitale, et la fragilité ? Et si les mots immigrés, c’est à dire la quasi-totalité des mots de notre langue, s’ils décidaient de se mettre un beau jour en grève ? Ce jour-là, les apôtres de cette illusoire pureté nationale deviendraient muets. Il n’est pas interdit d’en rêver…
Voulez-vous les dernières nouvelles du Mali ? Madame Bâ Marguerite se propose de vous y emmener. Cette dame, qui n’est pas humble de nature, se prend pour une Grande Royale, une Jeanne d’Arc africaine. Elle veut libérer son pays des djihadistes et c’est son petit-fils, ex-footballeur devenu griot, qui raconte sa campagne mi-glorieuse, mi-désespérée. Sur les pas de ce duo, vous rencontrerez les femmes échappées de justesse aux horreurs de la charia. Vous découvrirez l’économie très puissante et très illégale dont vit grassement le Sahara. Vous ferez connaissance avec des petits capitaines, soldats d’opérettes, terrorisés par les combats. Vous tomberez sous le charme de leurs épouses prédatrices, frénétiques de la Visa Premier. Vous remonterez le fleuve Niger en évitant toutes sortes de périls. Vous verrez comment et pourquoi bandits et djihadistes s’entendent comme larrons en foire. Vous saluerez des musiciens et des tisserands, inlassables créateurs des liens qui fabriquent un pays. Vous atteindrez juste à temps Tombouctou pour assister à l’arrivée des Français… Surtout, vous plongerez dans la réalité du Mali, sa vaillance, sa noblesse. Mali, ô Mali ! Comment ne pas comprendre que ta fragilité est la nôtre ?
« Un père et un fils n’échangeaient guère. Vient un été où ils divorcent ensemble. Le fils de sa première femme. Le père de la mère du fils. Alors le père et le fils ne vont plus arrêter de parler d’amour.Tout nous réussit sauf nos amours. Nos échecs viendraient-ils d’un gène familial, le gène des amours impossibles ? Et ce gène, ne viendrait-il pas de Cuba, l’île aux mille tentations et berceau de la famille ? »Erik OrsennaDe Bréhat à Cuba, voici l’histoire d’une famille, et surtout de deux hommes. La vie les soude à un moment où chacun n’y croit plus : leurs amours se succèdent, la solitude va et vient, avec la fatalité des marées. Parce que ces deux « éclopés de la conjugalité » ne restent pas en rade, ils remontent au fil de leurs discussions jusqu’à leur aïeul Augustin, tailleur de profession, pianiste improvisé, parti tutoyer le destin et les femmes à Cuba. Cet homme timide initie la malédiction familiale par une existence extrêmement romanesque, il y a 150 ans. Quant au narrateur deL’Origine de nos amours, il porte en lui un « chromosome narratif » qui raconte les bonheurs et les bourrasques de chaque destin avec rythme, avec humour, avec talent.
« Depuis l’enfance, il est notre ami. Et les animaux de ses Fables, notre famille. Agneau, corbeau, loup, mouche, grenouille, écrevisse ne nous ont plus jamais quittés.Malicieuse et sage compagnie !Mais que savons-nous de La Fontaine, sans doute le plus grand poète de notre langue française ?Voici une promenade au pays vrai d’un certain tout petit Jean, né le 8 juillet 1621, dans la bonne ville de Château-Thierry, juste à l’entrée de la Champagne. Bientôt voici Paris, joyeux Quartier latin et bons camarades : Boileau, Molière, Racine.Voici un protecteur, un trop brillant surintendant des Finances, bientôt emprisonné. On ne fait pas sans risque de l’ombre au Roi Soleil.Voici un très cohérent mari : vite cocu et tranquille de l’être, pourvu qu’on le laisse courir à sa guise.Voici la pauvreté, malgré l’immense succès des Fables.Et, peut-être pour le meilleur, voici des Contes. L’Éducation nationale, qui n’aime pas rougir, interdisait de nous les apprendre. On y rencontre trop de dames « gentilles de corsage ».Vous allez voir comme La Fontaine ressemble à la vie : mi-fable, mi-conte.Gravement coquine. »E. O.
Longtemps est l’histoire d’une vie, une vie racontée par Gabriel à son petit fils, l’histoire d’un adultère durable qui sort de l’ordinaire.Gabriel qui, à l’image de l’archange du même nom, « ses ailes l’empêchent de marcher tout à fait comme les autres hommes », nous fait un portrait de l’amour qu’il qualifie de « animal indomptable et démodé ». Tout commence le 1er janvier 1965 dans la Galerie de l’Evolution du Museum d’Histoire Naturelle de Paris. Dans ce lieu, Gabriel, créateur paysagiste, fait la connaissance d’une femme qui va complètement l’envouter. Il la recherche pendant trois semaines et finalement, pour la retrouver, il décide de demander conseil à l’homme qui personnifie pour lui la tentation, la bourrasque, l’instabilité… son père, cet homme qui le jour de son mariage lui avait avoué sa trigamie!!!
Dans ce nouveau voyage autour du monde au coeur de l'unité du vivant, on fera d'abord plus ample connaissance avec le cochon, si proche de l'homme, mais aussi emblème des ravages de la mondialisation. Au détour des chemins, on croisera beaucoup d'autres animaux tout aussi intéressants et qui portent également en eux de véritables bombes à retardement pour notre santé, entres autres chameaux, canards, pieuvres, chauves-souris et pangolins…Animaux, humains, plantes, une est la vie, une est la santé.
Il influence le climat tempéré du continent européen et conditionne notre vie la plus quotidienne. Mais les effets du Gulf Stream, que l'on dit prêt à disparaître, nous emportent bien plus loin... C'est un voyage Littéraire et pédagogique, nourri par une enquête auprès de scientifiques de renom, auquel nous convie Erik Orsenna.
"Depuis quelques années, derrière les bruits de la ville, à condition de bien se concentrer, on pouvait entendre, de jour comme de nuit, certains bruits qui ne trompaient pas : craquements d'une mâchoire à l'oeuvre, succion d'une bouche qui avale, flatulences d'une digestion demandant grâce... À l'évidence, dans notre pays, quelqu'un mangeait. Oui, quelqu'un dévorait même, sans répit, ni repos. Et personne ne semblait s'en émouvoir ! Il aurait pourtant suffi de jeter un coup d'oeil dans les poubelles : on y aurait vu les reliefs de ce repas perpétuel : ici, le souvenir d'une radio, jadis indépendante ; là, les restes d'une maison d'édition légendaire.Les bruits se rapprochant, votre narrateur décida de mener l'enquête. Quel était donc cet ogre revenu du fond des âges pour se repaître du royaume de France ?"
«Voici l’histoire d’un amour fou.Et voici une lettre, une longue lettre envoyée à Madame la Juge, Vice-Présidente aux affaires familiales.En nous divorçant, Suzanne et moi, le 10 octobre 2011, elle a soupiré : "Dommage, je sentais beaucoup d’amour en vous."Comme elle avait raison!Mais pour nous retrouver, pour briser en nous la mer gelée, il nous aura fallu voyager.Loin en nous-mêmes, pour apprendre à ne plus trembler.Et loin sur la planète, jusqu’au Grand Nord, vers des territoires d’espions d’autant plus invisibles que vêtus de blanc, dans la patrie des vieux chercheurs d’or et des trésors perdus, refuge des loutres de mer, des libraires slavophiles et des isbas oubliées.Le saviez-vous ? Tout est Géographie.Qu’est-ce qu’un détroit, par exemple le détroit de Béring ? Un bras de mer resserré entre deux continents.À l’image exacte de l’amour.Et c’est là, entre deux îles, l’une américaine et l’autre russe, c’est là que court la ligne de changement de date.Après L’Exposition coloniale, après Longtemps, l’heure était revenue pour moi de m’embarquer pour la seule exploration qui vaille : aimer.»Erik Orsenna.
Lorsqu'un paquebot géant, le Wonder of the Seas, menace Venise, la Nature se révolte : elle arrête le Temps. L'horloge de la Piazza San Marco reste bloquée sur deux heures du matin. Le jour reviendra si les hommes reviennent à la raison. L'affolement est général. Qui saura redémarrer la Grande Machine ?Au coeur de cette nuit qui s'entête, Antonio Vivaldi apparaît, ressuscité par le chaos moderne. Car, désormais, plus aucune frontière n'existe entre les vivants et les morts. Afin de réconcilier l'Eau et l'Air, la Terre et le Feu, le compositeur se lance dans l'écriture d'un opéra : La cinquième saison.
" C’est le prince du En Même Temps, cette stratégie qui, quoi qu’on pense n’est pas moderne : c’était déjà la devise du XVIIIe siècle. Musicien, courtisan, financier, promoteur immobilier, industriel, espion, armateur, auteur d’oeuvres tantôt géniales, tantôt très oubliables, éditeur de Voltaire, il devient révolutionnaire malgré lui. Trop gourmand pour ne pas TOUT vivre à la fois. Et trop joyeux de toutes ces aventures pour en ressentir de la fatigue. Comme l’écrivait Fernando Pessoa, n’être qu’un est une prison." E.O.
« Ils étaient deux frères. Le cadet n’avait eu qu’un amour. Un seul amour depuis la jeunesse. Un amour un moment parti. Et puis revenu. Et puis épousé, trente ans plus tard, pour entrer ensemble dans la vieillesse. Peut-être aussi pour regarder avec moins de vertige le temps qui s’en allait ? L’aîné, dans ses jours les plus optimistes, se persuadait que lui aussi avait aimé. Était-ce sa faute si cet amour, la force d’amour qu’il portait en lui, s’était morcelé en de multiples, trop multiples visages, en de divers, trop divers et trop semblables corps ? Les autres jours, tous les autres jours et toutes les nuits, sans exception, il savait qu’il n’avait pas aimé. Ainsi vivaient les deux frères, dans la même ville mais chacun d’un côté du fleuve : le frère à l’amour morcelé (l’aîné) et son cadet (le frère à l’amour unique). » Erik Orsenna
« Joie, tous les humains deviennent frères lorsque se déploie ton aile douce. »Quatre ans avant 1789, quatre ans avant la prise de la Bastille et la Déclaration des Droits de l’Homme, Schiller écrit ce poème qui ne cessera d’accompagner Beethoven.Un Beethoven toute sa vie passionné de fraternité alors que tout se ligue contre lui, sa famille, sa santé, ses amours, ses finances, la noblesse. À tous les coups qui le frappent, il répond par un chef d’œuvre. Jusqu’à ce bout du chemin, le 26 mars 1827, en plein cœur d’un orage. Il meurt en nous laissant, en nous léguant cette joie, les derniers accents de sa neuvième symphonie devenu le chant de l’Europe enfin réconciliée. Ce livre est le récit de cette passion, le portrait d’un génie fraternel. Un livre né d’un double amour.Pour l’Europe.Et, bien sûr, pour la musique. Car le trio « Fidelio » que viennent de créer Erik Orsenna, le pianiste Michel Dalberto et le violoncelliste Henri Demarquette raconte, mots et notes mêlés, cette folle et bouleversante passion pour la Fraternité.De quel trésor avons-nous le plus aujourd’hui besoin ?