
In 1999, Besson, who was a jurist at that time, was inspired to write his first novel, In the Absence of Men, while reading some accounts of ex-servicemen of the First World War. The novel won the Emmanuel-Roblès prize. L'Arrière-saison, published in 2002, won the Grand Prix RTL-Lire 2003. Un garçon d'Italie was nominated for the Goncourt and the Médicis prizes. Seeing that his works aroused so much interest, Philippe Besson then decided to dedicate himself exclusively to his writing.
Le temps d'une nuit à bord d'un train-couchettes, une dizaine de passagers, qui n'auraient jamais dû se rencontrer, font connaissance, sans se douter que certains n'arriveront jamais à destination. Un roman aussi captivant qu'émouvant, qui dit l'importance de l'instant et la fragilité de nos vies.Rien ne relie les passagers montés à bord du train de nuit no 5789. À la faveur d'un huis clos imposé, tandis qu'ils sillonnent des territoires endormis, ils sont une dizaine à nouer des liens, laissant l'intimité et la confiance naître, les mots s'échanger, et les secrets aussi. Derrière les apparences se révèlent des êtres vulnérables, victimes de maux ordinaires ou de la violence de l'époque, des voyageurs tentant d'échapper à leur solitude, leur routine ou leurs mensonges. Ils l'ignorent encore, mais à l'aube, certains auront trouvé la mort.Ce roman au suspense redoutable nous rappelle que nul ne maîtrise son destin. Par la délicatesse et la justesse de ses observations, Paris-Briançon célèbre le miracle des rencontres fortuites, et la grâce des instants suspendus, où toutes les vérités peuvent enfin se dire.
13 à table ! vous emmène en voyage... Philippe BESSON - Françoise BOURDIN - Michel BUSSI - Adeline DIEUDONNE - François d'EPENOUX - Eric GIACOMETTI - Karine GIEBEL - Philippe JAENADA - Yasmina KHADRA - Alexandra LAPIERRE - Agnès MARTIN-LUGAND - Nicolas MATHIEU - Véronique OVALDE - Camille PASCAL - Romain PUERTOLAS - Jacques RAVENNE - Leïla SLIMANI. INEDIT. Illustration de Riad Sattouf.
by Philippe Besson
Emprunter un chemin intime, c’est prendre le temps de (re)découvrir ce qui nous anime, ce qui nous touche, ce qui nous lie. À travers des territoires géographiques ou des paysages imaginaires, de la Bretagne à la Corrèze en passant par les livres et les lettres, dix auteurs racontent ces voyages qui ravivent le corps, l’esprit et les sensations. Récits et nouvelles sur l’enfance, les souvenirs ou les lieux d’où l’on vient : Philippe Besson, Nina Bouraoui, Franck Bouysse, François-Henri Désérable, Marc Dugain, Serge Joncour, Nicolas Mathieu, Mazarine Pingeot, Catherine Poulain et Lydie Salvayre nous emmènent, par l’écriture, sur leurs terrains intimes et émouvants.
The award-winning, bestselling French novel by Philippe Besson about an affair between two teenage boys in 1984 France, translated with subtle beauty and haunting lyricism by the iconic and internationally acclaimed actress/writer Molly Ringwald. We drive at high speed along back roads, through woods, vineyards, and oat fields. The bike smells like gasoline and makes a lot of noise, and sometimes I’m frightened when the wheels slip on the gravel on the dirt road, but the only thing that matters is that I’m holding on to him, that I’m holding on to him outside.Just outside a hotel in Bordeaux, Philippe chances upon a young man who bears a striking resemblance to his first love. What follows is a look back at the relationship he’s never forgotten, a hidden affair with a gorgeous boy named Thomas during their last year of high school. Without ever acknowledging they know each other in the halls, they steal time to meet in secret, carrying on a passionate, world-altering affair.Dazzlingly rendered in English by Ringwald in her first-ever translation, Besson’s powerfully moving coming-of-age story captures the eroticism and tenderness of first love—and the heartbreaking passage of time.
From the author of the international bestseller Lie with Me comes the tale of an affair between an aristocratic teenager and a soldier, as they discover the possibilities and perils of first love. Summer, 1916. With German Zeppelins on the skyline, the men of Paris are off at war. For Vincent, sixteen and still too young to fight, this moment of dread is also a moment of possibility. An electrifying encounter with Marcel, an enigmatic middle-aged writer, draws Vincent’s desires out into the light. As he’s taken under Marcel’s wing, Vincent begins a dangerous affair with Arthur, the son of his governess and a young soldier on leave. Together, they share a secret that everyone seems to know and yet everyone remains silent about. In this stunning portrait of young love, Philippe Besson depicts a young man who plays by his own rules and is not afraid of who he is. In the afternoons, Vincent is mentored by Marcel, the great novelist, in the city’s opulent cafés as they draw the judgment of society. And at night, he hides Arthur in his bedroom as the two risk everything to be together. Their affair initiates them into a world of pleasure and shields them from the encroaching war. During this magical week away from the trenches, Vincent shelters Arthur with happiness, reassuring him, “Nothing will happen to you.” Tender and harrowing, In the Absence of Men captures how exhilarating and heart-crushing it is to fall in love for the first time. Besson’s award-winning novel “beautifully captures the romance and amorality of gilded youth” (The Independent).
Ils sont frère et soeur. Quand l'histoire commence, ils ont dix-neuf et treize ans. Cette histoire tient en quelques mots, ceux que la cadette, témoin malgré elle, prononce en tremblant : " Papa vient de tuer maman. " Passé la sidération, ces enfants brisés vont devoir se débrouiller avec le chagrin, la colère, la culpabilité. Et remonter le cours du temps pour tenter de comprendre la redoutable mécanique qui a conduit à cet acte.Avec pudeur et sobriété, ce roman, inspiré de faits réels, raconte, au-delà d'un sujet de société, le long combat de deux victimes invisibles pour réapprendre à vivre.
" Nous étions six – cinq garçons et une fille – insouciants, frivoles, joyeux, dans un été de tous les possibles. Pourquoi a-t-il fallu que l'un d'entre nous disparaisse ? "S'inspirant d'une histoire vécue, Philippe Besson retrace un drame de sa jeunesse, survenu dans l'île de Ré, un soir de juillet, au milieu des années 80.
Cette année-là, j'avais vingt-deux ans et j'allais, au même moment, rencontrer l'insaisissable Paul Darrigrand et flirter dangereusement avec la mort, sans que ces deux événements aient de rapport entre eux.D'un côté, le plaisir et l'insouciance ; de l'autre, la souffrance et l'inquiétude. Le corps qui exulte et le corps meurtri.Aujourd'hui, je me demande si, au fond, tout n'était pas lié.
Ils se sont aimés, à l'âge des possibles, puis quittés, sans réelle explication. Dix-huit ans plus tard, ils se croisent, presque par hasard, à Montréal. Qui sont-ils devenus ? Qu'ont-ils fait de leur jeunesse et de leurs promesses ? Sont-ils heureux, aujourd'hui, avec la personne qui partage désormais leur vie ?Le temps d'un dîner de retrouvailles – à quatre – chaque mot, chaque regard, chaque geste est scruté, pesé, interprété. Tout remonte à la surface : les non-dits, les regrets, la course du temps, mais aussi l'espérance et les fantômes du désir.À leurs risques et périls.
Le temps d’une « marche blanche », un homme se remémore les événements qui ont conduit son fils de quatorze ans jusqu’au suicide. Un roman fort et glaçant qui dénonce les ravages du harcèlement scolaire.En cette « journée particulière », Vincent et sa femme, Juliette, doivent surmonter leur douleur pour rejoindre des centaines d’inconnus venus honorer la mémoire d’Hugo, leur fils de quatorze ans. Tandis que le cortège endeuillé progresse silencieusement à travers les rues de Saint-Nazaire, Vincent dialogue avec lui-même, remonte le cours du temps. Pourquoi Hugo a-t-il perdu pied face aux persécutions de deux gamins stupides et cruels ? En quoi ont-ils failli, lui et Juliette ? Comment pardonner à ceux qui ont pris leur fils pour cible et déchaîné sur lui leur haine gratuite et à tous les autres, lâches ou complices, qui ont laissé faire ? Suivant un implacable mouvement de balancier, les souvenirs, des plus joyeux aux plus éprouvants, alternent avec le présent de cette « marche blanche » où chacun tente, comme il peut, de tenir debout. Surtout pour Enzo, le fils cadet.Dans ce puissant réquisitoire contre la violence ordinaire, la bêtise et l’intolérance, Philippe Besson analyse les mécanismes insidieux du harcèlement, tout en interrogeant les failles de l’institution scolaire et l’impuissance des adultes face à l’un des pires fléaux de notre époque.
L'été finit à Florence, ville des princes et des énigmes. Mon histoire, elle, commence. Je m'appelle Luca et j'ai disparu.Deux êtres s'en vont à ma recherche : Anna, ma compagne, tout en courage et en douleur, et Leo, jeune homme mystérieux qu'on voit souvent rôder aux abords de la gare. Que je vous dise : je suis mort. Pourtant, c'est bien moi qui vous parle.
" On ne renonce jamais vraiment, on a besoin de croire que tout n'est pas perdu, on se rattache à un fil, même te plus ténu, même le plus fragile. On se répète que l'autre va finir par revenir. On l'attend. On se déteste d'attendre mais c'est moins pénible que l'abandon, que la résignation totale. Voilà : on attend quelqu'un qui ne reviendra probablement pas. " Hélène a vu en direct à la télévision les images d'un tremblement de terre dévastateur dans une ville lointaine ; son mari séjournait là-bas, à ce moment précis. Mathieu, quant à lui, a trouvé un jour dans un appartement vide une lettre de rupture. Ces deux-là, qui ne se connaissent pas, vont se rencontrer par hasard à Lisbonne. Et se parler. Une seule question les taraude : comment affronter la disparition de l'être aimé ? Et le manque ? Au fil de leurs déambulations dans cette ville mélancolique, dont la fameuse saudade imprègne chacune des ruelles tortueuses, ne cherchent-ils pas à panser leurs blessures et à s'intéresser, de nouveau, aux vivants ?
" Elle le détaille tandis qu'il va prendre sa place : les cheveux en broussaille, le visage encore ensommeillé, il porte juste un caleçon et un tee-shirt informe, marche pieds nus sur le carrelage. Pas à son avantage et pourtant d'une beauté qui continue de l'époustoufler, de la gonfler d'orgueil. Et aussitôt, elle songe, alors qu'elle s'était juré de se l'interdire, qu'elle s'était répété non il ne faut pas y songer, surtout pas, oui voici qu'elle songe, au risque de la souffrance, au risque de ne pas pouvoir réprimer un sanglot : c'est la dernière fois que mon fils apparaît ainsi, c'est le dernier matin. "Un roman tout en nuances, sobre et déchirant, sur le vacillement d'une mère le jour où son dernier enfant quitte la maison. Au fil des heures, chaque petite chose du quotidien se transforme en vertige face à l'horizon inconnu qui s'ouvre devant elle.
"Au commencement, il y a cette peinture d'Edward Hopper qu'on peut voir à Chicago. J'ai dû l'apercevoir à plusieurs reprises avant de m'en procurer une reproduction, un dimanche d'ennui. Un soir sans intention particulière, j'ai observé la femme en robe rouge de la peinture, assise au comptoir d'un café nommé Phillies, entourée de trois hommes. Alors, ça s'est imposé à moi sans que j'aie rien cherché. J'ai eu l'envie impérieuse de raconter l'histoire de cette femme et des trois hommes autour d'elle, et d'un café de Cape Cod."
" Regardez-moi bien. Qui sait si je serai encore là demain... " Aussi célèbre soit-il, James Dean, symbole de la jeunesse éternelle, demeure toujours aussi insaisissable. Vivre vite, roman choral tout en nuances, dresse, à travers la voix de ses proches, le portrait intime d'un garçon de l'Indiana, inconsolable et myope, turbulent mais d'une beauté irrésistible, qui s'est donné à tous, sans jamais appartenir à personne : un acteur incandescent devenu, en trois films et un accident de voiture, une icône intemporelle.
Ils s'appellent Thomas et Lucas et ils sont frères. L'un va mourir, l'autre va l'accompagner. Ils iront se réfugier dans la maison d'enfance, la maison blanche de l'île de Ré. Non pour attendre la mort, mais pour vivre intensément chacune des heures qui leur est donnée. Une histoire d'amour entre deux êtres que la vie avait séparés.
L'un est un inspecteur de police de Los Angeles, marié et sans histoires. L'autre est la nouvelle coqueluche d'Hollywood, celui dont les tabloïds s'arrachent les photos. Sans l assassinat d'un jeune prostitué dans un des quartiers les plus riches de L.A, ils ne se seraient jamais rencontrés... Alors que deux mondes opposés se télescopent dans un jeu de cache-cache mêlé de fascination et de faux-semblants, l'enquête policière va révéler bien plus que l'identité du coupable. Derrière le cliché d une existence bien rangée, ou celui des paillettes et du glamour, se cachent la vulnérabilité et la solitude de deux êtres. Aucun n'avait prévu l'attirance violente qui les pousse soudain l'un vers l'autre. Comment ces deux hommes, icônes d'une certaine Amérique et symboles de la virilité, vont-ils faire face à l'inédit ? Et combien de temps un amour, même absolu, peut-il se maintenir en marge de la morale et des lois ? Tantôt roman noir, tantôt road movie, cet hommage aux films hollywoodiens est aussi le récit d'une ville mythique, Los Angeles, où l'omniprésente lumière californienne irradie tout, des rues aux villas de stars, en passant par les motels de Venice Beach et les rivages du Pacifique. Cette lumière vengeresse semble n'avoir qu'un seul but : révéler le mensonge des apparences, confronter les êtres à leurs secrets enfouis et à leur vérité nue.
En mai 1891, Arthur Rimbaud, surdoué scandaleux, revient en France après plus de dix ans d'exil en Afrique. Il ne lui reste que six mois à vivre. Contre toute attente, il choisit de les passer aux côtés d'Isabelle, sa soeur cadette, âgée de trente ans. Celle-ci va veiller sur lui, balançant entre l'effroi intime et la folle espérance. Philippe Besson invente le journal de la jeune femme, confrontée à l'incompréhensible et à l'irréparable.
" Je me perds facilement dans cette ville rongée par la mer, au long de ruelles dont je ne mémorise pas les noms. Si tu me voyais errer au milieu des ruines, tu ne me reconnaîtrais pas. " De Cuba, d'Amérique ou d'Italie, une femme écrit à l'homme qu'elle aime et qui l'a quittée. Mais ses lettres restent en souffrance.
L'histoire Commence là, dans une ville de bord de mer, en automne. Un homme revient et, avec lui, c'est le passé qui resurgit. Des années plus tôt, il a été condamné pour un crime, peut-être le plus impardonnable qui soit. Les gens n'ont pas oublié. Il ne revient pas demander pardon. Il veut retrouver au plus âpre de lui-même cet état d'innocence dont on l'a si violemment privé. Mais en finit-on jamais avec ses disparus et le temps d'avant?
L'homme qui prend la parole se souvient de sa jeunesse, pas si lointaine. L'été de ses dix-huit ans, il se retrouve seul avec son père dans la maison de vacances de son enfance, quelque part au bord de l'Atlantique. Le père, homme d'affaires sûr de lui et de son charme, ignore que l'y attend un huis clos étouffant. Car la fatalité s'acharne parfois sur certains lieux comme s'ils étaient hantés par le désespoir de ceux qui les ont habités. Et le présent se charge de déterrer les contentieux du passé et de raviver les chagrins inconsolés. Père et fils pourraient dépasser le ressentiment, l'incompréhension mutuelle et peut-être leur rivalité inconsciente, mais, dans la torpeur de juillet, aucun ne fait l'effort. Et lorsqu'apparaît une jeune femme trop séduisante, affublée d'un mari trop confiant, le drame peut se nouer. Terrible, sans concession, le nouveau roman de Philippe Besson sonde les relations psychologiques tendues entre deux personnalités aux antipodes : un fils écorché vif, gardien de la mémoire d'une disparue, et son père, parangon d'égoïsme. Le récit bascule peu à peu de la légèreté dans la férocité, du marivaudage dans la cruauté. L'auteur excelle à disséquer dans les moindres détails ces situations en apparence anodines qui procèdent pourtant d'une logique inéluctable, échappant à la volonté même des personnages. Philippe Besson aime aussi les hommages aux auteurs qui l'ont marqué. Et il y a là comme un parfum de Bonjour tristesse qui flotte telle une réminiscence dans l'atmosphère maritime de ce roman. Personnage à part entière, la Maison atlantique y est tour à tour refuge, sanctuaire du souvenir et siège d'une vengeance involontairement mise en œuvre par le narrateur. Elle est à la fois le théâtre et le témoin silencieux de la folie des hommes.
1923. Après des années d'errance pour oublier la mort d'Arthur, son amant tué au combat, Vincent revient à Paris qu'il reconnaît à peine et dans lequel il a du mal à trouver sa place. Le hasard va le mettre en présence de Raymond Radiguet, qui vient de publier Le Diable au corps . Avec cette énergie et cette joie de vivre qui sont les siennes, l'écrivain en vogue, protégé de Cocteau, entraîne son nouvel ami dans les milieux intellectuels parisiens et les folles nuits de Montparnasse...
Paul Bruder et Thomas Spencer sont nés le même jour. Ce hasard va tes rendre inséparables. Leur enfance, insouciante et paisible, s'écoule au rythme du fleuve qui marque la frontière entre Mississippi et Louisiane. A l'adolescence, leur amitié résiste à l'épreuve des amours et des convictions naissantes. Heureux, ils ne prêtent pas attention aux orages qui s'annoncent. De la guerre de Corée à celle du Vietnam, d'Elvis à Marilyn, de la douceur des années 50 à la turbulence des sixties, leur destin va épouser les espérances et les convulsions d'un pays qui change. Mais surtout, Paul et Thomas vont croiser la route de Claire MacMullen, une jeune femme libre. Donc dangereuse. Dans une période troublée, la part obscure des individus se révèle. Et peut même les conduire à commettre l'irréparable.
Louise, 40 ans, part s’installer dans une villa en Toscane pour écrire son roman. Elle abandonne à Paris son mari, François, meurtri mais résigné. À Livourne, ville portuaire où règne une chaleur écrasante, tout l'enchante : la qualité du silence, la mer partout présente, l’incessant ballet des ferries vers les îles. Et cette parfaite solitude que seule vient déranger la présence discrète et dévouée de Graziella, la gouvernante qui s’occupe de la maison. Louise n’a jamais connu un tel sentiment de plénitude. Elle écrit l’histoire d’une femme qui doit réapprendre à vivre après la disparition de son mari. Les mots viennent à elle tout naturellement.Un jour, un jeune homme sonne à sa porte. C’est Luca, le fils de Graziella. Élève à l’Académie navale, il porte ses vingt et un ans avec une grâce insolente. Jamais Louise n’aurait pu envisager d’être troublée par un garçon de cet âge. Tenter de résister au charme de Luca serait pourtant aussi vain que de vouloir échapper à la moiteur de l’été. Au moment où elle cède à la sensualité de ce corps qui l’attire, elle apprend qu’un accident de voiture a grièvement blessé son mari. Fiction, fantasme et réalité se télescopent, mais dans quel but ? Louise doit se rendre au chevet de François, plus vulnérable que jamais. Forte de cette ferveur inattendue qui lui a ouvert les yeux, elle sait que l’instant est venu d’affronter tous les mensonges accumulés avec les années, quelles qu’en soient les conséquences…
À Los Angeles, tandis que l'Amérique s'apprête à élire un nouveau président, Laura, en proie à une résignation qui semble insurmontable, et Samuel, dévasté par la mort de son fils, vacillent au bord du précipice, insensibles à l'effervescence de leur pays. Ils ne se connaissent pas. Leurs destins vont se croiser. Pourront-ils se sauver l'un l'autre ?L'action se déroule le 4 novembre 2008, date de l'élection de Barack Obama. A Los Angeles comme partout ailleurs, c'est une journée d'exaltation, d'espoir de renouveau et d'attente fiévreuse. Mais tandis que l'Amérique semble retenir son souffle, impatiente de connaître l'issue de ce jour historique, pour Laura et Samuel, cette journée sera la plus longue et la plus terrible de leur vie. Car aujourd'hui Samuel doit se rendre aux funérailles de Paul, son fils de dix-sept ans qui vient de se suicider. Laura, femme seule de quarante-cinq ans, serveuse dans une cafétéria, a décidé, quant à elle, de se donner la mort le soir venu. Pour chacun d'eux, l'enjeu sera le même : comment échapper au déroulement implacable de cette journée ? Samuel pourra-t-il surmonter son chagrin, ne serait-ce que le temps de la cérémonie ? A-t-il même le droit de survivre à l'absence de celui qui n'aurait jamais dû partir avant lui ? Et quel sens donner au geste de son fils, un geste d'autant plus révoltant qu'il est inexpliqué ? Laura, elle, a mûrement réfléchi son choix. Personne ne la regrettera, ni son fils indifférent ni son ex-mari qui, lui, a su refaire sa vie. Cette dernière journée aura-t-elle un goût moins fade que toutes celles qu'elle vient de laisser derrière elle ? Un goût d'exceptionnel qui pourrait la faire changer d'avis ? Samuel et Laura ne se connaissent pas encore. Pourtant ils ont déjà beaucoup en commun. Ils vont d'ailleurs se rencontrer... au crépuscule. Roman de la mélancolie moderne, Une bonne raison de se tuer explore le sentiment de vide dans lequel nous plonge la société contemporaine. Pour décrire cette solitude, ces liens de plus en plus distendus entre les individus, Philippe Besson porte une attention soutenue à ces gestes machinaux qui forment un quotidien insipide, souvent inepte. En s'attardant sur une même et unique journée, il amplifie chaque détail, comme grossi à la loupe, et placé sous une lumière crue. Car, au fond, le lent écoulement du temps est tout ce qui reste aux personnages bouleversants de ce roman. Hommage au film d'Ettore Scola, Une journée particulière, auquel il fait écho, ce livre évoque en toile de fond une Amérique malade, mais son constat est bien plus vaste encore : le désespoir est, de toutes les menaces, la plus redoutable.
13 à table !5 ans, ça se fête !Philippe BESSON • Françoise BOURDIN • Maxime CHATTAM • François d'EPENOUX • Éric GIACOMETTI • Karine GIEBEL • Philippe JAENADA • Alexandra LAPIERRE • Agnès MARTIN-LUGAND • Véronique OVALDÉ • Romain PUÉRTOLAS • Jacques RAVENNE • Tatiana de ROSNAY • Leïla SLIMANI • Alice ZENITERUn livre acheté = 4 repas distribuésINÉDITIllustration de Plantu
"Je connaissais Emmanuel Macron avant qu'il ne se décide à se lancer dans l'aventure d'une campagne présidentielle. Et quand il m'a exprimé son ambition d'accéder à l'Élysée, j'ai fait comme tout le monde : je n'y ai pas cru.J'ai pensé : ce n'est tout simplement pas possible.Pourtant, au fil des mois, au plus près de lui, de son épouse Brigitte et de son cercle rapproché, sur les routes de France comme dans l'intimité des tête-à-tête, j'ai vu cet impossible devenir un improbable, l'improbable devenir plausible, le plausible se transformer en une réalité.C'est cette épopée et cette consécration que je raconte. Parce qu'elles sont éminemment romanesques et parce que rien ne m'intéresse davantage que les personnages qui s'inventent un destin."
En 1984, Philippe Besson, hijo de una familia culta y alumno brillante en el instituto de su pueblo, conoce a Thomas Andrieu, el solitario y misterioso hijo de un granjero. El descubrimiento de la sexualidad de uno y otro viene marcado por el carácter clandestino de su relación adolescente, tan intensa como fugaz hasta que los caminos de ambos se separan. Veintitrés años después, el ya consagrado escritor Philippe Besson, que vive abiertamente su homosexualidad, se topa en Burdeos con un hombre joven que guarda un inquietante parecido físico con Thomas, de quien nada más ha vuelto a saber. Con una prosa adictiva, envuelta por el lirismo de la sencillez, «Deja de decir mentiras» es una apasionada lección contra la intolerancia y la ocultación de los sentimientos. Un viaje a las profundidades íntimas de todo ser humano, aquellas que ni el tiempo es capaz de borrar. El libro, convertido en un fenómeno literario en Francia (Premio Maison de la Presse 2017, más de 150.000 ejemplares vendidos y película basada en el libro que dirigirá Olivier Peyon) llega ahora a las librerías españolas de la mano de la editorial La Caja Books. Este libro de Philippe Besson, publicado el año pasado por la editorial francesa Julliard, se editará también en Estados Unidos, Alemania, Canadá, China, Corea, Italia, Israel, Rumanía, Turquía y Vietnam.
Un soir d'octobre 1984, le cadavre du petit Gregory Villemin, quatre ans, est repêché dans les eaux glacées de la Vologne, dans les Vosges. Les premières constatations attestent que l'enfant ne s'est pas débattu : il connaissait son agresseur. Les parents, Christine et Jean-Marie, 25 et 27 ans, sont effondrés. La presse s'empare de l'affaire - un emballement médiatique sans précédent, que rien ne saura enrayer. Chargés de l'enquête, les gendarmes de Bruyères et le jeune juge d'instruction, Jean-Michel Lambert, multiplient les maladresses, les faux-pas, les indiscrétions et les erreurs de procédures. Dès 1981, les époux Villemin ont été l'objet de violentes menaces anonymes, lettres et coups de téléphone d'un mystérieux corbeau. On soupçonne un proche. En quelques jours, trois de ses membres sont successivement placés en garde à vue. C'est alors que la presse, en mal de coupable, pointe le doigt sur la personne la plus insoupçonnable : la mère ! Jean-Marie Villemin craque : il abat Laroche d'un coup de fusil... En 1993, la justice conclura au non-lieu : Christine Villemin sera innocentée.
On a longtemps soupçonné Gaëtan Dugas, un steward canadien, d avoir été le premier homme à transmettre le Sida : il était homosexuel et aimait les nuits fauves. Mais d autres avaient contracté la maladie avant lui. Qui fut le premier, alors ?Philippe Besson redonne vie aux merveilleuses années 1980, juste avant l hécatombe. Et nous livre une partie de la réponse.
" On a été heureux ensemble...– Toi et ta nostalgie...– Et puis, un jour, ç'a été terminé...– C'est comme ça. On n'y peut rien.– Peut-être qu'on y pouvait quelque chose. Peut-être qu'on n'a pas assez essayé. Peut-être qu'on n'y a pas assez cru.– Je croyais que tu détestais les couples. La durée. Ces choses-là. Bourgeoises. "Lui est un écrivain célèbre, la quarantaine passée. L'autre est un jeune homme qui cherche encore sa voie. Quelques années auparavant, ils se sont follement aimés, déchirés puis quittés. Ils se retrouvent par hasard, au beau milieu de la nuit, dans le bar désert d'un grand hôtel en bord de mer. Une atmosphère irréelle, propice au souvenir et à la confidence...Mais la magie d'un décor peut-elle suffire à faire renaître la vérité des êtres et des sentiments ?