
Paul Morand was a French diplomat, novelist, playwright and poet, considered an early Modernist. He was a graduate of the Paris Institute of Political Studies (better known as Sciences Po). During the pre-war period, he wrote many short books which are noted for their elegance of style, erudition, narrative concision, and for the author's observation of the countries he visited combined with his middle-class views. Morand's reputation has been marred by his stance during the Second World War, when he collaborated with the Vichy regime and was a vocal anti-Semite. When the Second World War ended, Morand served as an ambassador in Bern, but his position was revoked and he lived in exile in Switzerland. Post-war, he was a patron of the Hussards literary movement, which opposed Existentialism. Morand went on to become a member of the Académie française; his candidature was initially rejected by Charles de Gaulle, the only instance of a President ever exercising his right to veto electees to the academy. Morand was finally elected ten years later, though he still had to forgo the official investiture). Paul Morand was a friend of Marcel Proust and has left valuable observations about him.
Londres fut la plus durable passion de Paul Morand. Des conquérants normands à la diplomatie insulaire en passant par les pubs, les clubs, les courses de lévriers et les maisons hantées, il compose une encyclopédie à la gloire de la capitale britannique... et des Anglais : "À leur amour de l'excentricité seul on peut juger déjà que les Anglais furent un grand peuple." Une oeuvre majeure pour mieux comprendre "cette ville qui fait de la lumière avec rien, avec des gris".
1935. broché avec illustration. 293 pages. le prix comprends l'expédition en suivi France ou suivi international Intégrité des textes ni surlignés ni commentaires en marges Livre d'occasion EDITION 1935 petites traces d'usures sur les plats sans gravité : anciennes traces de poussières UNE CARTE EN EGTAT IMPECCABLE EN FIN D'OUVRAGE PLIEE
"Reads beautifully. . . . The closest anyone can get to a face-to-face with Coco."— The Spectator In her own words, Coco Chanel tells us about her friendships, the men in her life, her philosophy of fashion, and the story behind the legendary N° 5 perfume.
"Ce qui nous retarde tellement, monologue Pierre à voix haute, c'est que nous ne faisons qu'une chose à la fois. Et que nous hésitons entre divers gestes. Il m'a fallu vingt ans pour me créer une méthode et améliorer mes temps, mais que de faux pas encore."Pierre épuise son entourage, il court plus qu'il ne marche, séduit sans aimer, jusqu'au jour où il rencontre Hedwige. Cependant, par sa hâte fébrile à précipiter le temps, Pierre gâche tout : l'amour, l'amitié, la paternité... À cette allure vertigineuse, il ne goûte plus ce qui fait le prix de la vie, ni les moments d'intimité, ni la poésie des choses. Il se consume et consume les autres en fonçant vers un but sans cesse renouvelé."À quoi reconnaître qu'on est arrivé si l'on ne s'arrête jamais ?" demande ainsi Hedwige. Pierre saura trop tôt qu'il ne s'agitait ainsi que pour arriver plus vite au rendez-vous de la mort. Écrit en 1941, ce roman propose ainsi une leçon de vie très actuelle.
Hecate and Her Dogs , set in the 1920s, is the story of a love affair which turns into a nightmare. The narrator, sent to an African country to run a branch of a large French bank, begins a liaison with Clotilde, only to discover in her unexpected and shocking depths of perversity. Tense and bleak, Hecate and Her Dogs is a novella of high literary quality and disconcerting power.This elegant novella of disturbing eroticism was the book with which Morand returned triumphantly to the literary scene in 1954. Paul Morand’s Venices and The Allure of Chanel are also available from Pushkin Press.Pushkin Collection editions feature a spare, elegant series style and superior, durable components. The Collection is typeset in Monotype Baskerville, litho-printed on Munken Premium White Paper and notch-bound by the independently owned printer TJ International in Padstow. The covers, with French flaps, are printed on Colorplan Pristine White Paper. Both paper and cover board are acid-free and Forest Stewardship Council (FSC) certified.
موران را نویسندهى دنیاى مدرن خواندهاند، کسى که جغرافیاى ادبیات را گسترش داده است. موران باور داشت که دنیاى مدرن عجول است و آدمها از آن عقب مىافتند، حالا مىخواست آدمى را معرفى کند که از دنیا تندتر مىدود: «سرعت قاتل رنگهاست. صفحهى هزار رنگ چون بچرخد، فقط رنگ خاکسترى را مىبینى.»پل موران (۱۸۸۸-۱۹۷۶) نویسنده، شاعر، ناقد، نمایشنویس و فیلمنامهنویس بود. اخلاقگرا، وقایعنویس، گزارشگر، تاریخنویس. با نثرى شتابزده و نگاهى نافذ. مىگویند سبک او همانند تصویرهاى تند سینمایى بود و دربارهى شیوهى تدوین او هم حرفها زدهاند. خیلى نوشت و بیشتر کارهاىاش در همان دوران طولانى زندگىاش منتشر شدند. در فضایى فرهنگى و هنرى رشد کرد، اما به دانشکدهى علوم سیاسى رفت و دیپلمات شد. از اینرو مدام در سفر بود.موران نژادپرست بود، ضد یهود، شیفتهى بنیتو موسولینى، دشمن دمکراسى و سوسیالیسم.
Diplomat, writer and poet, traveller and socialite, friend of Proust, Giraudoux, and Malraux, Paul Morand was out of the most original writers of the twentieth century. He was French literature's globetrotter, and his delightful autobiography is far from being yet another account of a writer's life. Instead it is a poetic evocation of certain scenes among Morand's rich and varied encounters and experience, filtered through the one constant in his life, the one place to which he would always Venice.
Fouquet a dû croire que tout s'achète, même le destin. Fouquet est l'homme le plus vif, le plus naturel, le plus tolérant, le plus brillant, le mieux doué pour l'art de vivre, le plus français. Il va être pris dans un étau, entre deux orgueilleux, secs, prudents, dissimulés, épurateurs impitoyables, Louis XIV et Colbert. Il succombera, étant resté un homme du temps de la Fronde, vivant dans un magnifique désordre, avec quinze ans de retard sur l'époque absolue qui s'annonce. Fouquet le prodigue, confiant et aveugle, n'ayant su ni percer à jour la Reine Mère, ni retenir Mazarin, ni juger Colbert, ni prévoir Louis le Grand, qui l'exécutèrent, puis le dépouillèrent de son faste.
Clarissa , Delphine , and Aurora —three alluring and independent young women—are the titles of three short stories that Paul Morand composed during the First World War and set in London, a city of constant fascination to him. Stylish, poetic, and highly original, these urbane and witty stories boast a foreword by Marcel Proust.
Donc : New York. À part le passage fameux de Voyage au bout de la nuit, on ne peut pas dire que la littérature française se soit illustrée dans cette dimension redoutable. Vous êtes à New York ou vous n'y êtes pas. Un Français, en général, n'y est pas. [...]Morand a vite vu, compris, dessiné la situation. Le livre est publié en 1930, moment du grand tournant : économique, technique, géopolitique. Il est un des seuls Européens à saisir l'événement. D'où sa tentative de le maîtriser, dans un livre qui est à la fois un essai de mythologie, une prophétie nerveuse, un guide touristique, un reportage, un traité d'ethnologie, une longue nouvelle. [...]J'aime ce paragraphe parce qu'il dit bien l'explosion comme le déracinement général de l'époque : "New York est surchargé d'électricité. On se déshabille la nuit au milieu des étincelles, qui vous crépitent sur le corps, comme une vermine mauve. Si l'on touche un bouton de porte, un téléphone, après avoir frôlé le tapis, c'est une décharge ; on a des éclairs bleus au bout des doigts..."Philippe Sollers
This work has been selected by scholars as being culturally important, and is part of the knowledge base of civilization as we know it. This work was reproduced from the original artifact, and remains as true to the original work as possible. Therefore, you will see the original copyright references, library stamps (as most of these works have been housed in our most important libraries around the world), and other notations in the work.This work is in the public domain in the United States of America, and possibly other nations. Within the United States, you may freely copy and distribute this work, as no entity (individual or corporate) has a copyright on the body of the work.As a reproduction of a historical artifact, this work may contain missing or blurred pages, poor pictures, errant marks, etc. Scholars believe, and we concur, that this work is important enough to be preserved, reproduced, and made generally available to the public. We appreciate your support of the preservation process, and thank you for being an important part of keeping this knowledge alive and relevant.
Jeune financier que les cours de la Bourse preoccupent plus que les femmes, Lewis tombe amoureux d'Irene - de la famille Apostolatos, riches banquiers de Trieste. Que deviendra l'amour entre ces deux requins qui, tout en se caressant, se disputent les mines de San Lucido, en Sicile ?Au meilleur de sa forme, Paul Morand nous le dit dans ce recit superbe et cruel ou le coeur et l'argent echangent leurs vocabulaires.
Stories set in postwar Europe deal with a Spanish anarchist, a White Russian emigrant, love affairs, dancers, and young men and women trying to start new lives
C'est après l'apparition des " congés payés " que Paul Morand publia cette charge contre les loisirs et les fuites devant soi. Il y prône une liberté vagabonde, gouvernée par la curiosité et la fantaisie.À quoi bon gagner du temps si nous ne savons pas en profiter ? Se reposer est un art.Un "professionnel" du loisir et de la fantaisie vagabonde nous offre cet éloge - nuancé - du repos. pour éviter que le temps gagné ne soit aussitôt perdu, Paul Morand se livre ici à une pédagogie ironique : les vacances et les voyages s'apprennent comme le reste. Cette pratique du farniente n'est pas seulement une question de lois et de congés payés, c'est d'abord avec l'âme qu'elle a affaire.
*** Book Is In French! ***Assez bon état (petits manque aux coiffes, brochage légèrement fragilisé), in-8 broché, bois de Gérard Cochet
En 1915, Dimitri a quitté la Russie. Il vit à Paris, marié. Le reste de sa famille a été massacré. Dimitri a oublié sa langue natale, ses enfants seront français. Il n'a plus rien de slave.Mais un pari perdu va troubler l'ordre de sa vie tranquille. Affirmant qu'on ne peut joindre Bucarest par avion en une seule journée, Dimitri promet, s'il a la preuve du contraire, d'aller chercher et de rapporter le lendemain un kilo de caviar frais. Dimitri perd son pari et s'embarque sur l'heure. Mais l'anecdotique expédition va bientôt se transformer en un véritable périple. Dimitri, confronté à sa culture originelle, aux images, aux couleurs, aux accents de son enfance, va être emporté dans le tourbillon d'une nouvelle vie, comme à contre-courant, remontant le cours du temps jusqu'à sa propre source.
"C'était un très vieil endroit de plaisir, ce qu'avaient dû être Tortoni ou le Grand Seize dans leurs derniers beaux jours. (...) J'admirais les stalactites des lustres, les courtines de soie, les glands, les passementeries sans jeunesse, les écussons brodés aux armes impériales. Au fond de grottes en damas cerise, à grands motifs fruités, refroidissaient les glaces biseautées, les boissons, les diadèmes. Des dames à plumes m'entouraient, très décolletées, avec des ventouses dans le dos, comme de vieux baisers, sollicitant de moi une galanterie. Des domestiques vénérables décantaient de chauds bordeaux, encore avec des gestes rituels, mais bousculés, envahis par un public de mecs et de prostituées ; on voyait dans leurs yeux la fin d'un monde."
Chaussons de danse et robe à traîne, le fantôme de la Dame Blanche ne manquait jamais d'apparaître, dit-on, lorsqu'un Habsbourg mourait.Ainsi traversa-t-elle les siècles et les frontières car les Habsbourg régnèrent par toute l'Europe et la mort s'acharna sur eux."Une famille d'assassinés"...Mais avant l'arrivée de la Dame Blanche revivent ici sous la plume de Paul Morand :L'Aiglon, l'enfant tant espéré, l'adolescent désespéré qui mourut à vingt ans, aux mains des Autrichiens;Rodolphe et Marie Vetsera dont l'amour interdit s'acheva dans le pavillon tragique de Mayerling;L'archiduc François-Ferdinand assassiné en 1914 à Sarajevo et dont la mort provoqua la Première Guerre mondiale...Et puis encore l'inoubliable Sissi...
Voici le tout premier roman de Paul Morand, écrit en 1910-1911, et inédit jusqu'en 1986. On pensait que le manuscrit de cette oeuvre de jeunesse avait été détruit par l'auteur. Il a été retrouvé en 1978 chez un libraire de Los Angeles, et acquis par la bibliothèque de l'Université Yale. À vingt-deux ans, l'auteur n'a pas encore trouvé son style, bref, ironique, détaché. C'est du Morand d'avant Morand. Mais l'intrigue ne manque pas de charme. Les extravagants est un roman d'éducation esthétique et morale où l'écrivain a mis beaucoup de sa jeune expérience : Paris, Londres, Oxford, Caen (où il fait son service militaire), Venise. Le héros, Simon de Biéville, s'attachera à deux héroïnes : Mrs Hyde, l'Anglo-Indienne en qui s'affrontent deux races mêlées, et la princesse Lemska, fière Polonaise vaincue par l'amour. Ce qui donne aux Extravagants toute leur valeur aux yeux du lecteur familier de l'oeuvre de Morand, c'est d'y trouver exposé pour la première fois le thème auquel son nom est demeuré attaché : le cosmopolitisme.
"La Croix gainée de violet rentra la première, suivie des pénitents, cohue de somnambules épuisés, titubants de fatigue, que ne réveillait pas le premier cri des coqs. Une tristesse profonde descendait sur cette fin de cérémonie, un goût de néant décomposait en vert le ciel bleu. Contrastes andalous, calices de fiel vidés parmi les verres joyeusement remplis, corps torturés parmi les danses souples, oliviers tordus parmi les lis rectilignes. Pourquoi ces larmes dans ce paradis terrestre où le rossignol de l'Alcazar célébrait la nuit frémissante et où les premières hirondelles, depuis peu arrivées des Canaries, portées par les mêmes vents réguliers qui ramenaient les Conquistadores, aiguisaient déjà leurs ailes dans le jour naissant ? Comme la dalle d'un sarcophage, la porte se referma sur la procession."
Rayon : Roman Editeur : Plon Date de parution : 1933 Description : In-12, 334 pages, broché, édition originale, occasion, très bon état. Envois quotidiens du mardi au samedi. Les commandes sont adressées sous enveloppes bulles. Photos supplémentaires de l'ouvrage sur simple demande. Réponses aux questions dans les 12h00. Librairie Le Piano-Livre. Merci. Référence catalogue 54570. Please let us know if you have any questions. Thanks
1929. Illustrated by Aaron Douglas. Douglass, one of the greatest of the Harlem Renaissance artists, created eight illustrations for Morand's account of his 30,000 mile journey through 28 Negro countries, including Africa, the Caribbean, the American South, and Harlem. Translator Miles credits the NAACP's Walter White with the rendering of American Negro speech in certain of these stories.
English, French (translation)
Contains "Lampes à arc", "Feuilles de température", "Vingt-cinq poèmes sans oiseaux" and "USA".
Très tôt, Paul Morand et Jacques Chardonne ont compris qu'ils écrivaient ensemble leur grand œuvre. Dès 1957, ils rêvaient à la postérité offerte par cette correspondance. À travers leur amitié, deux univers et deux caractères s'affrontent : le cosmopolitisme face au microcosme, la vitesse flamboyante face à la concision lumineuse. Si leur style se change parfois en arme lourde et néfaste, le plus souvent les lames sont fines et étincelantes. Morand a la tenue noble du cavalier au sabre, dans une armure ciselée de mots qui brillent de mille feux. En bon Charentais, Chardonne excelle dans la botte de Jarnac et ses phrases courtes de moraliste font souvent mouche. Le sage Chardonne, chirurgien du cœur, reste immobile dans son jardin de La Frette, tandis que l'ardent Morand ne s'arrête jamais, décapoté, de Vevey à Tanger en passant par le Portugal. Après les années noires de la guerre, c'est un bain de jouvence.Les Hussards naissent armés, comme Athéna, de ce couple improbable. Sous leur plume s'anime toute une génération de jeunes écrivains : Nimier, Frank, Blondin, Sagan, Laurent, Déon, Nourissier, tandis que Cocteau, Mauriac ou Malraux paradent. Morand et Chardonne, qui ne renient rien de leurs engagements, se tiennent en embuscade. Deux fois Morand échoue à l'Académie française, malgré les stratégies de Chardonne. Aux lectures au long cours – Chateaubriand, Proust, ou le Journal des Goncourt – se mêlent les commentaires des événements de Suez et de Budapest, de la guerre d'Algérie ou de la politique de celui qu'ils surnomment Gaulle.La date de l'an 2000, à laquelle leur correspondance pourrait être divulguée, revient souvent comme l'horizon de l'immortalité. Si l'on parle encore d'eux au XXIe siècle, pour Morand, la partie est gagnée : Nos lettres pourraient être publiées, en l'an 2000, sous le titre Après nous le déluge, non ?.
" - A nous deux, ma belle. Les relations affectives qui s'étaient établies entre le commandant et son cheval n'avaient rien de ces effusions dévoyées, de ces léchages de museau, de ces caricatures d'amour, de tous ces résidus pervers de sentiments humains qui président aux rapports des vieilles filles et de leur pékinois. C'était d'abord un combat, où la jument savait qu'elle succomberait, où elle désirait d'ailleurs succomber, une lutte qui commençait dans l'espièglerie, dans la ruse et se continuait dans la rage, pour se terminer dans une sorte de pâmoison soumise, de détente complète où l'un et l'autre trouvaient leur plaisir. Milady était sa chose ; Gardefort l'avait découverte, il l'avait faite ; elle était sa gloire ; elle l'entretenait dans l'illusion qu'il comptait toujours, qu'il appartenait au monde des vivants, qu'il possédait encore tous ses moyens physiques et moraux, bien qu'il les eût, comme tout le reste, en partie perdus. "
"Il était ma liaison avec la jeunesse, avec la vie, les éditeurs, les journaux, les films. [...] Nous étions, un peu, son père." Roger Nimier est mort brutalement le soir du 28 septembre 1962, sur l'autoroute de l'Ouest. Après ce "coup de massue", Paul Morand n'a plus que sa correspondance quotidienne avec Jacques Chardonne pour se consoler.Depuis dix ans, les deux épistoliers illustrent au plus haut "un certain esprit français", avec ses travers comme ses traits de génie. Morand et Chardonne dominent toujours le siècle littéraire comme au balcon d'un théâtre : tandis que sur la scène disparaissent les amis Céline, Pierre Benoit et Cocteau, ressurgissent Proust, Claudel et Drieu la Rochelle. À l'orchestre, Mauriac, Jouhandeau ou Sartre reçoivent des boulettes de papier. Privé de son "fils" Nimier, Morand met alors en scène sa propre jeunesse dans des tableaux éblouissants : les riches heures 1900 ou les temps héroïques de la génération 1925.Ni la mort du hussard, son ancien protégé, ni celle de son fils Gérard ne troublent véritablement Jacques Chardonne. Le cœur blindé par le style, il est tout à l'éducation de son nouveau favori, Matthieu Galey, et couve Bernard Frank, François Nourissier et Michel Déon d'un regard de velours cachant le venin. En secret, Chardonne prépare une "Histoire de l'édition" qui doit l'occuper jusqu'à sa mort.De l'Écosse à Madère, Paul Morand, lui, poursuit ses voyages. Il vagabonde dans l'histoire et la politique, jouant aux prophéties avec Chardonne et trouvant dans le présent la confirmation de ses choix passés. Morand s'indigne de la construction du mur de Berlin, observe "Gaulle" devenu "le Guide" se dépêtrer de la guerre d'Algérie et de l'OAS, ou arbitre le duel entre Khrouchtchev et Kennedy avant la mort de ce dernier, qu'il trouve "balzacienne". Chez Morand et Chardonne, la littérature, c'est beaucoup plus que la littérature.
Voici un des titres mythiques de la maison Grasset, et l'un des grands succès de Paul Morand. Champions du monde est le roman de l'Amérique et du sport. Publié en 1930, et quatrième et dernier volet de la Chronique du XXe siècle (L' Europe galante - Bouddha vivant - Magie noire - Champions du monde), ce texte donne, en même temps que des portraits inoubliables de sportifs, un tableau des mœurs américaines où puritanisme et innocence, naïveté et foi nationaliste se mêlent en une synthèse étrange.Et puis, c'est un portrait de New York encore en train de se construire, d' élever des tours pour les plus grands rêves des hommes .'Comme New York a grandi !' Un classique moderne.