
Joseph Kessel was a French journalist and novelist. He was born in Villa Clara, Entre Ríos, Argentina, because of the constant journeys of his father, a Lithuanian doctor of Jewish origin. Kessel lived the first years of his childhood in Orenburg, Russia, before the family moved to France. He studied in Nice and Paris, and took part in the First World War as an aviator. Kessel wrote several novels and books that were later represented in the cinema, notably Belle de Jour (by Luis Buñuel in 1967). He was also a member of the Académie française from 1962 to 1979. In 1943 he and his nephew Maurice Druon translated Anna Marly's song Chant des Partisans into French from its original Russian. The song became one of the anthems of the Free French Forces. Joseph Kessel died in Avernes, Val-d'Oise. He is buried in the Cimetière de Montparnasse in Paris.
This book chronicles the career of Dr. Felix Kersten, a gifted physician whose most infamous patient was Nazi SS chief Heinrich Himmler. Kersten, an alternative-medicine specialist, could alleviate Himmler's severe and chronic abdominal pain using massage and manipulation, therapy so effective that Himmler came to depend on Kersten for his physical and psychological well being. Kersten boldly used the resulting emotional leverage over Himmler to win release from the fate of the Gestapo for victims of Nazi persecution, first a few at a time, then in increasing numbers until thousands of Jews and other persecuted peoples were saved. The Man with the Miraculous Hands is an account of a little-known miracle of World War II.
Né dans l'Aisne à Aubenton le 9 décembre 1901 et disparu en 1936 à bord de l'hydravion Croix-du-Sud au large des côtes de Dakar, Mermoz a eu un destin unique : il fut le plus prestigieux et le plus aimé des pilotes à l'époque où l'aviation comptait encore des aventures qui tenaient de l'épopée et inspiraient au monde entier une admiration sans borne. Kessel, son ami et son biographe, dit de lui : "Archange glorieux, neurasthénique profond, mystique résigné, païen éblouissant, amoureux de la vie, incliné vers la mort, enfant et sage, tout cela était vrai chez Mermoz, mais tout cela était faux si l'on isolait chacun de ces éléments. Car ils étaient fondus dans une extraordinaire unité."
Kessel a situé en Afghanistan une des aventures les plus belles et les plus féroces qu'il nous ait contées. Les personnages atteignent une dimension épique : Ouroz et sa longue marche au bout de l'enfer... Le grand Toursène fidèle à sa légende de tchopendoz toujours victorieux... Mokkhi, le bon sais, au destin inversé par la haine et la découverte de la femme... Zéré qui dans l'humiliation efface les souillures d'une misère qui date de l'origine des temps... Et puis l'inoubliable Guardi Guedj, le conteur centenaire à qui son peuple a donné le plus beau des noms : « Aïeul de tout le monde »... Enfin, Jehol « le Cheval Fou », dont la présence tutélaire et « humaine » plane sur cette chanson de geste... Ils sont de chair les héros des Cavaliers, avec leurs sentiments abrupts et primitifs. Et pourtant le souffle de la fable et du mythe les anime et nourrit le roman.
Au Kenya, au coeur d'une réserve naturelle, une petite fille vit en contact étroit avec la nature et les animaux. Fasciné par l'étrange pouvoir qui permet à la jeune fille de communiquer avec le monde sauvage, le narrateur raconte la relation mystérieuse qu'elle a tissée avec un lion.
The startling and groundbreaking novel that inspired Luis Buñuel's film by the same name is finally available once more. In a world that blurs the lines between feminism and female sexuality, Belle de Jour remains as vital and controversial today as it was in its 1960 debut.Severine Serizy is a wealthy and beautiful Parisian housewife, who loves her husband, but she cannot share physical intimacy with him, and her vivid sadomasochistic fantasies drive her to seek employment at a brothel. By day, she enacts her customers' wildest fantasies under the pseudonym "Belle de Jour"; in the evenings, she returns home to her chaste marriage and oblivious husband. Famous for its unflinching eroticism, Joseph Kessel's novel continues to offer an eye-opening glance into a unique female psyche.
C'est à Londres, en 1943, que Joseph Kessel a écrit L'Armée des ombres, qui n'est pas seulement l'un de ses chefs-d’œuvre mais le roman-symbole de la Résistance que l'auteur présente ainsi :« La France n'a plus de pain, de vin, de feu. Mais surtout elle n'a plus de lois. La désobéissance civique, la rébellion individuelle ou organisée sont devenues devoirs envers la patrie. [...]Jamais la France n'a fait guerre plus haute et plus belle que celles des caves où s'impriment ses journaux libres, des terrains nocturnes et des criques secrètes où elle reçoit ses amis libres et d'où partent ses enfants libres, des cellules de torture où malgré les tenailles, les épingles rougies au feu et les os broyés, des Français meurent en hommes libres.Tout ce qu'on va lire ici a été vécu par des gens de France. »
L'ombre d'un avion sur le sol vint détourner le cours de sa rêverie. Virense rentrait avec Michel. La douceur de l'atterrissage montrait la science du pilote. Jean se dirigea vers l'appareil pour interroger les camarades. Mais aucun d'eux ne sortait des carlingues. Herbillon appela sans obtenir de réponse. Sourdement inquiet, il se hissa sur le marchepied du pilote et poussa un cri. Le gouvernail, les parois, le coussin de cuir étaient recouverts de sang et Virense affaissé sur le siège avait les yeux close.
Plus secrète que La Mecque, plus difficile d'accès que Lhassa, il existe au cœur de la jungle birmane une petite cité inconnue des hommes et qui règne pourtant sur eux par ses fabuleuses richesses depuis des siècles : c'est Mogok, citadelle du rubis, la pierre précieuse la plus rare, la plus chère, la plus ensorcelante. Mogok, perdue dans un dédale de collines sauvages par-delà Mandalay. Mogok autour de laquelle rôdent les tigres. La légende assure qu'aux temps immémoriaux un aigle géant, survolant le monde, trouva dans les environs de Mogok une pierre énorme, qu'il prit d'abord pour un quartier de chair vive tant elle avait la couleur du sang le plus généreux, le plus pur. C'était une sorte de soleil empourpré. L'aigle emporta le premier rubis de l'univers sur la cime la plus aiguë de la vallée. Ainsi naquit Mogok...
C'est en 1931 que Kessel entreprit la rédaction de ce qui devait être un de ses plus beaux romans. L'idée de Fortune carrée lui vint sur le plateau volcanique de Sanaa en voyant « le Moscovite » caracoler sur l'étalon de l'imam du Yémen.Cette histoire virile met en scène deux hommes violents et sans attaches : Hakimoff et Henri de Monfreid, dans un cadre époustouflant de beauté : le Yémen, la mer Rouge, l'Éthiopie-Somalie.Un récit fulgurant qui s'inspire de la vie du grand voyageur que fut Kessel et de ses rencontres avec de fabuleux personnages : Monfreid, mais aussi le sergent Hussein ou encore Gouri, le tueur aux bracelets de peau humaine. Un roman d'aventures épique et vrai.
Montmartre au petit jour. Chaque matin, l'auteur, attablé au Sans-Souci, voit passer une femme dans la rue. Elsa Wiener, il l'apprendra bientôt, a fui l'Allemagne. Son mari Michel y est resté, enfermé dans un camp. Elle chante dans les boîtes de nuit. Elle vit seule avec un enfant juif, Max, que les nazis ont rendu infirme.On suit avec fascination la lente chute d'Elsa, sa déchéance, au nom d'un amour qui n'existe peut-être pas.Avec le portrait de cette passante des aubes transies de Pigalle, Kessel semble dire adieu au Paris des années folles. Ce livre, publié en 1936, parlait pour la première fois sans doute des camps de concentration hitlériens.
Joseph Kessel voit plus de choses en une page que d’autres en un volume. En publiant Hong-Kong et Macao en 1957, il nous offre l’histoire d’un mythe. Celui du plus grand centre de l’opium et de la capitale du jeu, métamorphosés en deux postes frontières du monde occidental et de la Chine. Défilent les personnages les plus étranges, les récits les plus singuliers, entre police secrète, no man’s land, richesses insoupçonnées, prostituées et miséreux.
La Syrie ? Que savons-nous d' elle? Avouons-le sans faux orgueil : quelques reminiscences historiques sur les croisades, quelques pages célèbres, les beaux noms de Damas, de Palmyre, de l'Euphrate, voilà tout notre bagage pour une grande et féconde contrée placée sous mandat français. Mais qui discerne l' importance de ce Mandat? Qui-à part de très rares spécialistes - pourrait tracer la physionomie politique de ce pays? Qui expliquerait pourquoi l' on s' y bat et qui s' y bat? Ce berceau des civilisations, ce lieu de passage prédestiné, dont la richesse et la beauté on retenu, sans les mêler, tant de peuple, cette terre où poussent avec une force ardente les croyances et les hérésies, dérouteet confond.Le premier reportage de Joseph Kessel , publié en 1926. Des pages d' une surprenante actualité.
« Il n'est point de romancier, a écrit Joseph Kessel, qui ne distribue ses nerfs et son sang à ses créatures, qui ne les fasse héritières de ses sentiments, de ses instincts, de ses pensées, de ses vues sur le monde et sur les hommes. C'est là sa véritable autobiographie. »Il en est ainsi du Tour du malheur, ce grand roman que Kessel mit vingt ans à mûrir, dix ans à écrire. Tout son temps s'y retrouve, en une ronde de personnages qui apparaissent, disparaissent, reviennent.Le personnage central en est Richard Dalleau. Engagé volontaire dans la guerre de 1914-1918, grand avocat ensuite, Richard est un de ces jeunes hommes qui aiment la vie, entièrement, furieusement. Dans toutes ses beautés et toutes ses jouissances. Fort et vite. Trop fort. Trop vite.
L'épopée du bataillon de parachutistes français entraîné en Ecosse au cours de l'année 1944.Leur action héroïque paralysa les mouvements des troupes allemandes cantonnées en Bretagne. Elle rendit impossible la progression des Alliés en Normandie après le débarquement.
Tandis que le confl it qui oppose en Russie l'Armée blanche à l'Armée rouge fait rage, le nouveau régime bolchevique tente de s'imposer. Bientôt la répression se propage jusque dans les campagnes. La folie s'empare des âmes. Les victimes deviennent bourreaux. Comment un homme que rien ne prédispose à la violence devient-il l'un de ses pires acteurs ? Qu'est-ce qui pousse une jeune fille de treize ans à commettre un crime ? Comment échapper à la Tcheka ? Que faire quand l'enfant que l'on croyait perdu vous est ravi une seconde fois ? Jusqu'où aller par amour ? Premier livre de Joseph Kessel, La steppe rouge nous raconte les destins brisés de sept personnages et leurs choix, absurdes ou héroïques, en réponse à la guerre civile.
« Il n'est point de romancier, a écrit Joseph Kessel, qui ne distribue ses nerfs et son sang à ses créatures, qui ne les fasse héritières de ses sentiments, de ses instincts, de ses pensées, de ses vues sur le monde et sur les hommes. C'est là sa véritable autobiographie. »Il en est ainsi du Tour du malheur, ce grand roman que Kessel mit vingt ans à mûrir, dix ans à écrire. Tout son temps s'y retrouve, en une ronde de personnages qui apparaissent, disparaissent, reviennent.Le personnage central en est Richard Dalleau. Engagé volontaire dans la guerre de 1914-1918, grand avocat ensuite, Richard est un de ces jeunes hommes qui aiment la vie, entièrement, furieusement. Dans toutes ses beautés et toutes ses jouissances. Fort et vite. Trop fort. Trop vite.
En octobre 1918, on demande des aviateurs volontaires pour la Sibérie. Joseph Kessel, sous-lieutenant de vingt ans, s'embarque à Brest. Vladivostok est une ville soumise à la loi de la jungle. Une ancienne caserne enferme six mille prostituées. À bord de leur train de luxe, l'ataman Semenof et ses cosaques font régner la terreur.Une nuit, au cabaret L'Aquarium, Kessel rencontre Léna, une chanteuse mince, triste, qui murmure : "Aime-moi noire..." Ainsi commence une étrange et poignante histoire d'amour, à la mesure de cette fin du monde.
De son périple africain du début des années cinquante, Joseph Kessel rapporte des expériences inoubliables, du lac Victoria au Kilimandjaro : la rencontre d’une tribu de Pygmées au bout d’une piste improbable ; la traversée en bateau à moteur du Nil, fleuve mythique ; l’authentique récit, au cours d’une soirée au cœur de la brousse, de l’amitié entre une lionne et une petite fille… Les captivants reportages d’un géant de la littérature du XXe siècle : un sens du détail sans égal, une troublante magie.
1919, Extrême-Orient.Après avoir parcouru la moitié du monde pour servir en Sibérie, deux lieutenants aviateurs français regagnent leur patrie. Ils sont très jeunes, ardents à vivre vite et fort : alcool, jeu, rixes et femmes.Ils embarquent à Kobé (Japon) sur un vieux cargo hollandais, la Rose de Java, qui doit les mener à Shanghaï. Ils croyaient y trouver quelques jours de repos, mais ils découvrent à bord une jeune femme surnaturellement belle, séquestrée dans une cabine par un vieil Anglais. Qui est cette femme ? Et lequel des deux jeunes gens en fera sauvagement la conquête au péril de sa vie ?Telle est l'histoire que nous conte sans laisser un instant de répit au lecteur, l'un de nos plus grands romanciers de l'aventure.
Une balle perdue Barcelone. Octobre 1934. Deux ans avant la guerre civile espagnole, la Catalogne s'insurge et réclame son indépendance. Alejandro, jeune cireur de chaussures, et son ami Vicente, indépendantiste catalan, décident de s'engager dans l'insurrection. Les deux héros courageux prennent alors les armes pour la liberté. Joseph Kessel nous livre un roman haletant sur la révolte et l'engagement.
Vent de sable a été écrit à la suite du voyage que fit Kessel avec Émile Lécrivain sur la ligne Toulouse-Casablanca-Dakar. Lécrivain était le plus ancien pilote de cette ligne qu'il avait ouverte officiellement le 1ᵉʳ juin 1925. Casablanca et ses boîtes de nuit, Agadir et son quartier réservé, le fort Juby et le pénitencier militaire, Villa Cisneros et sa garnison espagnole sont les différentes étapes de ce raid. Pendant son voyage et aux escales, Kessel apprend à connaître les pionniers de l'aviation civile parmi lesquels comptaient Mermoz et Saint-Exupéry. Audacieux, simples et modestes, envoûtés par le désert, ces hommes considéraient le transport du courrier comme une religion. Chaque semaine, ils accomplissaient un tour de force pour apporter les sacs à bon port, au péril de leur vie.
14x20. 1960. Broché. 361 pages.
Joseph Kessel possède le calme, l'humour et le lyrisme, trois vertus que l'on trouve de plus en plus rarement liées. Il suffit de lire quatre lignes de lui pour sentir qu'il détient les secrets qui permettent de vivre et de regarder les êtres au plus haut degré de chaleur possible.L'historiographe de Mermoz, le romancier du Lion et des Cavaliers, le journaliste et le poète de l'aventure devait bien, un jour, s'enfoncer dans les lieux les plus sombres et les plus violents de l'Afrique.Le voici chez les Mau-Mau, au sein d'une révolte politique et religieuse où s'affrontent la conception magique et la conception pratique du monde. Le voici parmi les derniers seigneurs de la terre, qu'il s'agisse des grands fauves, des grands sorciers, des grands colons ou des grands chasseurs. Joseph Kessel refuse nos distinctions conventionnelles. Ce qui compte pour lui, c'est l'intensité de la vie qui passe à travers les créatures vivantes : bêtes, hommes blancs ou noirs. Au-delà d'un document et d'un reportage, on trouvera donc dans ce livre une vision poétique d'un monde où la poésie gît encore à l'état brut.
Au soir d'une vie pour le moins mouvementée, Joseph Kessel voulut se confier une dernière fois, en évoquant les grands moments de son destin en forme de cavalcade. Il choisit un jeune ami journaliste, aussi impatient que lui de découvrir le monde, pour recueillir ce qui allait devenir son ultime confession et partager grâce à lui sa mémoire avec les lecteurs des saisons futures. C'est un festival d'aventures auquel il nous convie, avec les premiers pas rocambolesques dans le journalisme, les premiers voyages durant l'entre-deux-guerres. On croise des hommes politiques, des femmes du monde, des écrivains, mais aussi des voyous et des aventuriers. Débordant d'énergie, passant d'un milieu à l'autre, Kessel côtoie les grandes figures de Paris, de Hollywood, ou d'ailleurs, et termine ses nuits dans les cabarets russes, avec guitare et vodka. Mais bientôt survient la guerre, et un autre Kessel se révèle. C'est l'exil - plein de risques -, l'arrivée à Londres, l'intégration dans les forces gaullistes, les faits d'armes, le Chant des partisans... Il raconte ces années ardentes avec la même passion, et la même modestie, que ses folles années de fête, et se montre tel qu'il était : flamboyant, généreux, attentif aux marginaux, sensible aux misérables. Peu à peu, derrière l'action et les rencontres, les combats et les fiestas, les reportages et les romans, s'inscrit le portrait d'un homme fraternel, qui nous tend la main et nous donne, à sa manière, une leçon d'humanité, une formidable leçon de vie, de liberté et de jouvence, plus opportune que jamais.
Le Français Pierre Roubier, après avoir été jugé en France pour le meurtre de son épouse, s'est reconverti en chauffeur de taxi à Lisbonne. C'est ainsi qu'il fait la connaissance de la séduisante Katleen Dinver, veuve d'un lord, et en tombe éperdument amoureux. Mais Pierre découvre bientôt que Katleen fait l'objet d'une filature, soupçonnée d'avoir assassiné son mari. Alors qu'ils sont sur le point de partir ensemble refaire leur vie ailleurs, la vérité risque de les séparer à tout jamais...
“İblisin Oyunu”, romanlarıyla tanıdığımız Joseph Kessel’in, edebi kariyerinin ilk döneminde yazdığı, 1926 ve 1928 yılları arasında yayımlanan ve artık ulaşılması mümkün olmayan kısa öykülerini bir araya getiriyor.Yazarın Birinci Dünya Savaşı ertesinde çıktığı dünya turundaki gözlemlerinin ve tanıklıklarının yankılarını içeren bu öyküler, okuru Somme Muharebesi’nden Bolşevik Devrimi sonrası Rusyası’na, Kobe’den Hawaii’ye kadar geniş ve kozmopolit bir evrene sokuyor. Aynı zamanda trajik ve şiddet dolu olan bu evren, dramatik yapıları ve beklenmedik sürprizli sonlarıyla dikkat çeken öykülerde çarpıcı biçimde betimleniyor.
Trois nouvelles composent ce recueil. La première se déroule dans l'Irlande déchirée par la guerre : Mary de Cork arme la main de son fils et l'engage, pour raison politique, à commettre un parricide. La deuxième se passe en Russie : on prête à Nestor Ivanovitch Makhno toutes les audaces, toutes les cruautés, mais, un jour, une jeune fille juive lui tient tête. Dans le dernier récit, nous sommes à Paris, l'hiver : Sogoub a froid, il entre chez des émigrés russes - c'est un être vil, un déclassé douteux.Mary, Makhno, Sogoub sont pourtant des cœurs purs, car, selon Kessel, « les cœurs instinctifs sont purs sans qu'intervienne aucune notion morale, purs à la manière d'un vin, d'une pierre ou d'un poison, purs par leur violence et leur intégrité ».
À deux heures de l'après-midi, comme un couvercle ouaté, sur le Pelvoux le silence tombe. La cure commence qui porte son nom.Aux balcons, les grands stores sont baissés. Ils protègent contre le vent, la neige, le soleil et les sons. Sur leurs lits, les malades s'allongent immobiles. Ni livres ni jeux. Il faut que le corps et l'esprit, livrés à eux-mêmes, connaissent l'absolu repos.Ils sont tous là, parallèlement alignés comme pour une étrange revue que passe un chef invisible et sévère. Alors, tandis que s'endorment les agitations, un regard intérieur s'ouvre sur les malades. Les plus frivoles n'y peuvent échapper. Du recueillement auquel chaque jour les oblige la cure, naissent des pensées vagues et sourdes. Le corps engourdi communique à l'esprit une torpeur féconde. Tout ce qui l'encombrait dans les heures passagères, les vanités, les fièvres mesquines, - tout se décante, s'apaise.Des nuages flottent. De lourds choucas s'abattent sur la neige.Comment ne pas saisir l'essentiel des choses ?Grand Prix du roman de l'Académie française 1927
Dans un café parisien, un réfugié russe raconte une étrange histoire : celle du bandit Makhno, célèbre pour sa cruauté et sa soif de sang, qui fut un jour envoûté par la pureté d'une jeune fille juive et la fière résistance qu'elle lui opposait. Séduit par son passé, si proche du sien, et touché par son innocence, le cruel Makhno se laissa aller à l'amour...