
Jacques Attali is a French economist and scholar. From 1981 to 1991, he was an advisor to President François Mitterrand. He subsequently cast doubt on Mitterrand's past as a mid-level Vichy government functionary in his retrospective of Mitterrand's career, C'était François Mitterrand, published in 2005. In April 1991 he became the first President of the London-based European Bank for Reconstruction and Development, the financial institution established by western governments to assist the countries of eastern and central Europe and the former Soviet Union in their transition to democratic market economies. He worked at the bank until 1993. In 1998 Attali founded the French non-profit organization PlaNet Finance which focuses on microfinance. Attali is perhaps best known in America as the author of Noise: The Political Economy of Music.
Jacques Attali raconte ici l'incroyable histoire des cinquante prochaines années telles qu'on peut les imaginer à partir de ce que l'on sait aujourd'hui de l'histoire et de la science. Il dévoile la façon dont vont évoluer les rapports entre les nations, dont les bouleversements démographiques, les mouvements de population, les mutations du travail, le terrorisme, la violence, les changements climatiques, l'emprise croissante du religieux vont affecter notre quotidien. Il montre enfin qu'il serait possible d'éliminer la pauvreté, de faire profiter chacun équitablement des bienfaits de la technologie et de préserver la liberté de ses propres excès comme de ses ennemis, de laisser aux générations à venir un environnement mieux protégé, de faire naître, à partir de toutes les sagesses du monde, de nouvelles façons de vivre et de créer ensemble.
Que serait devenue l’humanité sans tous ceux qui, depuis des milliers d’années, ont accumulé, protégé et partagé des connaissances ? Que serions-nous si la Bible, les œuvres de Platon et d’Aristote, les mathématiques d’Al Jibra, la poésie de Villon, la musique de Mozart, avaient disparu ? Qu’en sera-t-il à l’avenir ? Depuis l’Antiquité jusqu’à aujourd’hui, de la Mésopotamie à la Chine, de Jérusalem à Venise, de Paris à Londres, de New York à Shanghai, les façons de transmettre les savoirs ont joué un rôle déterminant dans l’évolution des cultures, des rapports de pouvoir, des idéologies et des religions ; les puissants cherchant le plus souvent à priver les peuples, et d’abord les filles, des savoirs menaçant leurs privilèges. Aujourd’hui, la situation s’aggrave : très peu de personnes ont réellement accès à une formation de qualité. Demain, si on n’y prend garde, l’humanité sombrera dans une nouvelle barbarie faite d’ignorance et de technologies mal maîtrisées. Pourtant, nous avons les moyens de former tous les humains et de mettre l’éducation au service d’un monde bienveillant en harmonie avec la nature. Plus qu’une histoire mondiale de l’éducation et de son avenir, ce livre propose des choix radicaux pour lutter contre la barbarie, des choix sans lesquels l’humanité ne pourra survivre.
Au XIIe siècle, à Cordoue, avant d'être torturé et pendu, un artisan juif eut le temps de révéler à son neveu comment obtenir le livre « le plus important à avoir jamais été écrit par un être humain ». Lancé dans cette quête à travers l'Europe et le Maroc, Maïmonide croise un jeune musulman, Averroès, entraîné dans la même recherche. L'un et l'autre - qui deviendront des géants de la pensée - sont poursuivis par un groupe mystérieux bien décidé à tout faire pour les empêcher d'aboutir : la Confrérie des Eveillés.La plupart des personnages de ce roman ont vraiment existé. La plupart des événements politiques et personnels auxquels ils sont confrontés ont eu lieu. Tout donne à penser qu'en ce moment crucial de l'histoire du monde, le plus grand des penseurs juifs et le plus grand des philosophes musulmans ont dialogué exactement comme ils le font ici.
“Noise is a model of cultural historiography. . . . In its general theoretical argument on the relations of culture to economy, but also in its specialized concentration, Noise has much that is of importance to critical theory today.” SubStance“For Attali, music is not simply a reflection of culture, but a harbinger of change, an anticipatory abstraction of the shape of things to come. The book’s title refers specifically to the reception of musics that sonically rival normative social orders. Noise is Attali’s metaphor for a broad, historical vanguardism, for the radical soundscapes of the western continuum that express structurally the course of social development.” EthnomusicologyJacques Attali is the author of numerous books, including Millennium: Winners and Losers in the Coming World Order and Labyrinth in Culture and Society.
L'auteur : Polytechnicien, énarque, ancien conseiller spécial du président de la République pendant onze ans, créateur et premier président de la BIRD, Jacques Attali a brillé comme auteur dans de nombreux genres différents : histoire (1492), essais (La Figure de Fraser), mémoires (Verbatim), romans (Le premier jour après moi, La Vie éternelle, Au-delà de nulle part, La Femme du menteur), et enfin théâtre : une pièce jouée en janvier avec Gérard Depardieu dans le rôle de Charles Quint (Les Portes du ciel). Il s'est déjà essayé avec grand succès à la biographie dans Un homme d'influence, consacré au banquier G. Warburg, et Blaise Pascal ou le génie français. *** Par Jacques Attali, romancier et essayiste, conseiller de François Mitterrand et biographe de Pascal, fondateur de la BIRD et auteur d'Un homme d'influence consacré au grand banquier Warburg, voici la première fresque historique sur un sujet aussi passionnant que sulfureux puisqu'il n'a cessé d'alimenter l'antisémitisme avec la caricature du juif en accapareur, usurier et avare : les relations de ce petit peuple nomade, pourchassé, relégué et dispersé avec le maître du monde : l'Argent.
Alors que le mur de Berlin est tombé et qu'ont disparu presque toutes les dictatures se recommandant de Karl Marx, la lumière doit être faite sur l'extraordinaire trajectoire de ce proscrit, fondateur de la seule religion neuve de ces derniers siècles. Aucun auteur n'eut plus de lecteurs, aucun révolutionnaire n'a rassemblé plus d'espoirs, aucun idéologue n'a suscité plus d'exégèses, et, mis à part quelques fondateurs de religions, aucun homme n'a exercé sur le monde une influence comparable à celle que Karl Marx a eue au XXe siècle. Il a vu avant tout le monde en quoi le capitalisme constituait une libération des aliénations antérieures, il ne l'a jamais pensé à l'agonie, il n'a jamais cru le socialisme possible dans un seul pays, il a fait l'apologie du libre-échange et de la mondialisation, et il a prévu que la révolution ne viendrait, si elle advenait, que comme le dépassement d'un capitalisme devenu universel. Il est le premier penseur " mondial ", porteur de l'" esprit du monde ". Ce livre permet de comprendre comment ce jeune exilé allemand a pu rédiger à moins de trente ans le texte non religieux le plus lu de toute l'histoire de l'humanité, de révéler ses rapports singuliers avec l'argent, le travail, les femmes ; de découvrir un grand journaliste, un exceptionnel pamphlétaire, un immense théoricien ; de suivre un homme d'action orgueilleux et dictatorial. De réinterpréter ce XIXe siècle dont nous sommes les héritiers et de comprendre comment certains de ses successeurs ont créé nos démocraties pendant que d'autres, récupérant et distordant ses idées, en ont fait la source des deux principales barbaries de l'histoire moderne. De réaliser enfin qu'aujourd'hui, au moment où s'accélère la mondialisation, qu'il avait prévue, Karl Marx redevient d'une extrême actualité.
« Que mangeaient les hommes il y a dix mille ans ? Que mangeront les humains dans un siècle ? Comment et où sont apparus le feu, l’agriculture, l’élevage ? Que mangeaient les empereurs romains ? les empereurs chinois ? les rois de France ? Comment mangeaient leurs peuples ? Comment s’expliquent les interdits alimentaires de chaque religion ? Le cannibalisme a-t-il vraiment disparu ? Quels sont les liens entre la sexualité et l’alimentation ? Comment et où sont apparus les restaurants ? Qui a inventé la pizza ? Qui mange des insectes ? Des algues ? Que mangent les plus riches aujourd’hui ? Quels peuples se nourrissent le mieux sur la planète ? Pourra-t-on nourrir sainement dix milliards d’humains ? Serons-nous obligés de manger ce qu’une intelligence artificielle nous imposera ? Mangera-t-on encore ensemble demain ? Cette vaste fresque révèle comment nous sommes passés d’une nourriture variée, naturelle et abondante à des produits alimentaires standardisés, industriels et uniformisés, poisons pour l’homme et la nature. Elle nous dévoile la puissance immense, économique, idéologique et politique, de l’industrie agroalimentaire. Elle nous raconte aussi les liens méconnus entre la nourriture et la conversation, entre l’alimentation et le pouvoir, entre ce que nous mangeons et la géopolitique.Comprendre cette histoire est fondamental, si l’on veut prendre en main sa propre alimentation, manger sain et bon ; et sauver la nature, dont dépend la survie de l’humanité. »J. A.
Cette année-là, trois caravelles rencontrent un continent ; s’effondre le dernier royaume islamique d’Europe ; les Juifs sont expulsés d’Espagne ; un Borgia est élu pape ; meurent Laurent le Magnifique, Piero della Francesca, Casimir IV, roi de Polo-gne, Ali Ber, roi du Songhaï ; la Bretagne devient française, la Bourgogne disparaît ; l’Angleterre renonce au continent et se tournera vers les colonies ; débarquent en Europe le chocolat, le tabac, le maïs, la pomme de terre ; en Amérique arrivent la roue, le cheval et la variole ; Martin Behaïm construit à Nurem-berg la première sphère terrestre ; on publie à Ferrare le premier plan d’urbanisme ; on émet à Gênes la première lire ; le professeur Antonio de Nebrija fait paraître à Salamanque la première grammaire en langue vulgaire ; à Genève apparaît la syphillis ; au Vatican, on tente peut-être la première transfusion sanguine ; en Italie, on imprime pour la première fois le traité d’harmonie musicale de Boèce ; à Mayence, Middleburg prophétise la Ré-forme et annonce Luther ; en Espagne, on représente la première pièce de théâtre sur une scène fermée.Cette année-là, Anvers supplante Venise au cœur de l’économie-monde ; l’Europe se tourne vers l’Atlantique, oubliant l’Est et son passé oriental, la Méditerranée et sa composante islamique. Elle se rêve pure, romaine et non plus jérusalmite. Se forge ce qui deviendra tantôt le rationalisme, tantôt le protestantisme ; s’inventent la démocratie et la classe ouvrière. On fait le projet d’un Homme nouveau. Commence à s’écrire l’Histoire telle que les nouveaux maîtres la raconteront pour leur plus grande gloire, vantant leur passion de la Raison, l’audace de leurs découvertes, leur goût de la vérité, leurs rêves de monuments et de musique.J’ai voulu comprendre ici cette catastrophe comme disent certains mathématiciens , cette bifurcation comme disent des physiciens , ce rendez-vous, comme pourrait dire, plus simplement et sans doute mieux, le commun des mortels.J.A.
« Dans un monde aujourd’hui insupportable et qui, bientôt, le sera bien plus encore, il est temps pour chacun de se prendre en main, sans attendre indéfiniment des solutions miraculeuses. Il ne s’agit pas de résistance, ni de résilience. Mais de devenir soi.De Gandhi à Steve Jobs, de Bouddha à Picasso, ils sont nombreux, ceux qui se sont libérés des déterminismes et des idéologies, pour choisir leur destin et changer le monde.Aujourd’hui, mille trajectoires humaines, célèbres ou anonymes, donnent le signal d’une nouvelle Renaissance. Toutes incitent à réfléchir au chemin que chacun peut emprunter, pour choisir et réussir sa vie.Plus nombreux seront ceux qui ne se résigneront pas, plus profonde sera la démocratie, plus seront libérées des énergies, plus seront créées des richesses.Où que vous soyez, qui que vous soyez, agissez comme si rien ne vous était impossible.Ayez le courage d’agir. Prenez le pouvoir sur votre vie ! » J. A.Après avoir dit qu’il était urgent de réformer notre pays, après avoir exposé le détail des réformes à mettre en œuvre, Jacques Attali, ancien conseiller spécial de François Mitterrand, président de PlaNet Finance et auteur de nombreux ouvrages, appelle ici chacun de nous à ne plus rien attendre de personne et à faire sa propre révolution. Il explique quelles étapes suivre pour y parvenir. Nous avons tout à y gagner.
Jamais la violence n'a été plus présente et plus multiforme dans la vie des peuples. Jamais l'action et les idées de Mohandâs Gândhî, qui l'a combattue, sourire aux lèvres, jusqu'à en mourir, n'ont été plus actuelles. Peu de gens ont laissé une trace aussi profonde dans l'histoire humaine, traversant avec douceur un siècle de barbarie, adoré, divinisé par des dizaines de millions d'hommes, tentant de raisonner les pires monstres, faisant de son sacrifice un moyen de conduire les autres à l'introspection, révélant que l'humiliation est le vrai moteur de l'Histoire, pratiquant jusqu'à l'absurde la seule utopie permettant d'espérer la survie de l'espèce humaine : la tolérance et la non-violence. Son destin porte la marque de notre passé, notre avenir portera la marque de son histoire. A suivre son incroyable destin, à raconter comment il conduisit un des plus grands peuples du monde, l'Inde, à l'indépendance, on comprendra qu'il n'y a rien de plus universel que cette vie si particulière, si intense, si mystique, et qu'elle permet même à chacun de nous de répondre à la seule question qui vaille : est-il possible de se trouver?
Face à la tragédie, des voix s'élèvent contre la barbarie qui a voulu mettre à genoux la liberté d'expression. C’est de la volonté de les rassembler en un recueil, que naît, dès le lendemain de l’attaque de Charlie Hebdo, l’idée de cet ouvrage, mêlant textes classiques et textes de 60 écrivains contemporains. La richesse des contributions gracieuses ici réunies témoigne du remarquable élan suscité par ce projet, dont l’intégralité des bénéfices sera reversée à Charlie Hebdo.Jacques ATTALI - Gwenaëlle AUBRY – BEAUMARCHAIS - Frédéric BEIGBEDER - Laurent BINET -Julien BLANC-GRAS - Évelyne BLOCH DANO - Vincent BROCVIELLE - Noëlle CHATELET - Maxime CHATTAM - Philippe CLAUDEL - André COMTE-SPONVILLE - Gérard de CORTANZE - Delphine COULIN - Charles DANTZIG - Frédérique DEGHELT - Nicolas DELESALLE – DIDEROT - Catherine DUFOUR - Clara DUPONT-MONOD - Jean-Paul ENTHOVEN - Nicolas d'ESTIENNE D'ORVES - Dominique FERNANDEZ - Caroline FOUREST - Jean-Louis FOURNIER - Philippe GRIMBERT - Olivier GUEZ - René GUITTON - Claude HALMOS - Victor HUGO - Fabrice HUMBERT - Guillaume JAN - Jean-Paul JOUARY - Marc LAMBRON - Frédéric LENOIR - Bernard-Henri LÉVY - François-Guillaume LORRAIN - Ian MANOOK - Fabrice MIDAL - Gérard MORDILLAT - Anne NIVAT - Christel NOIR - Véronique OLMI - Christophe ONO-DIT-BIOT - Katherine PANCOL - Bernard PIVOT - Patrick POIVRE D'ARVOR - Romain PUÉRTOLAS - Serge RAFFY - François REYNAERT - Tatiana de ROSNAY - Élisabeth ROUDINESCO - Eric-Emmanuel SCHMITT - Colombe SCHNECK - Antoine SFEIR - Isabelle STIBBE - Émilie de TURCKHEIM - Michaël URAS - Didier VAN CAUWELAERT – VOLTAIRE.
«Comment en est-on arrivé là? Le monde semblait aller très bien, la croissance économique était la plus rapide de l’Histoire; tout annonçait qu’elle allait se poursuivre, sur la planète entière, grâce à une épargne abondante et à des progrès techniques extraordinaires. Et voilà que nous sommes à l’aube d’une dépression planétaire, la plus grave depuis quatre-vingts ans. Entre les deux, en apparence, pas grand-chose, sinon des familles américaines incapables de rembourser un crédit sur leur logement.L’objet de ce livre est d’expliquer, aussi simplement que possible, ce mystère, pour le résoudre, pour éviter que la crise ne dérape en catastrophe politique mondiale. Et pour que l’on ne nous y reprenne plus!»J. A.
« Une vie bonne, libre, épanouie le sera davantage si on la traverse en ayant la chance de fréquenter aussi souvent que possible les plus grands chefs-d’œuvre de la création humaine. Ils constituent un formidable moyen de découvrir les autres, le monde et soi-même.Aussi m’est-il venu l’idée d’oser dresser une liste des principaux romans, essais, films, œuvres musicales, tableaux, monuments, sculptures et sites de toutes les cultures. J’ai mis plusieurs décennies à établir cet inventaire. C’est une immense joie que de partager cet essentiel humble et subjectif auquel chacun devrait avoir accès. Un essentiel à portée de tous. Un essentiel qui surprendra, quelle que soit sa culture d’origine.Et maintenant, lisez, écoutez, regardez, vivez ! »J. A. Écrivain, Jacques Attali est l’auteur de plus de soixante-dix romans, essais, biographies, pièces de théâtre. Il est le fondateur de cinq institutions internationales, dont Positive Planet, qu’il préside aujourd’hui. Il a également dirigé plusieurs orchestres à travers le monde.
Demain, qui gouvernera le monde ? Les États-Unis ? La Chine ? L’Inde ? L’Europe ? Le G20 ? L’ONU ? Les multinationales ? Les mafias ? Quel pays, quelle coalition, quelle institution internationale aura les moyens de maîtriser les menaces écologiques, nucléaires, économiques, financières, sociales, politiques, militaires qui pèsent sur le monde ? Qui saura valoriser les formidables potentialités de toutes les cultures ? Faut-il laisser le pouvoir sur le monde aux religions ? Aux empires ? Aux marchés ? Ou bien faut-il le rendre aux nations, en refermant les frontières ? Un jour, l’humanité comprendra qu’elle a tout à gagner à se rassembler autour d’un gouvernement démocratique du monde, dépassant les intérêts des nations les plus puissantes, protégeant l’identité de chaque civilisation et gérant au mieux les intérêts de l’humanité. Un tel gouvernement existera un jour.Après un désastre, ou à sa place. Il est urgent d’oser y penser, pour le meilleur du monde.
Serons-nous tous ruinés dans dix ans ? Jamais, sauf en période de guerre mondiale, la dette publique des grands pays de l’Occident n’a été aussi élevée. Jamais les dangers qu’elle fait peser sur la démocratie n’ont été aussi graves. Pour comprendre les raisons profondes qui peuvent conduire des Etats comme l’Islande ou la Grèce à la faillite, Jacques Attali retrace l’histoire de la dette publique, qui est aussi celle de la constitution progressive de la fonction souveraine et de ce qui menace de la détruire. Tel est l’enjeu de la dette publique actuelle, née avec la crise financière et nécessaire à sa solution, mais dont chacun sent bien qu’elle ne peut continuer de croître sans conduire aux pires catastrophes. Il est encore possible de régler ces problèmes, d’éviter la dépression, l’inflation et le moratoire, en repensant le rôle du Souverain et la part des dépenses publiques, en mettant en place d’autres règles comptables et une tout autre architecture financière et politique, que ce soit en France, en Europe ou au niveau mondial.
La crise actuelle se terminera un jour, laissant derrière elle d’innombrables victimes et quelques rares vainqueurs.Pourtant, il serait possible à chacun de nous d’en sortir dès maintenant en bien meilleur état que nous n’y sommes entrés. À condition d’en comprendre la logique et le cours, de se servir de connaissances nouvelles accumulées en maints domaines, de ne compter que sur soi, de se prendre au sérieux […]. Mon propos n’est donc pas ici d’exposer un programme politique pour résoudre cette crise et toutes celles qui viendront, ni de vagues généralités moralisantes, mais de suggérer des stratégies précises et concrètes permettant à chacun de « chercher des fissures dans l’infortune », de se faufiler entre les écueils à venir, sans s’en remettre à d’autres pour survivre, pour sur-vivre.Et d’abord pour survivre à la crise actuelle. J. A.
" Il y avait un homme qui, à douze ans, avec des barres et des ronds, avait créé les mathématiques ; qui, à seize ans, avait fait le plus savant traité des coniques qu'on eut vu depuis l'Antiquité ; qui, à dix-neuf ans, réduisit en machine une science qui existe tout entière dans l'entendement ; qui, à vingt-trois ans, démontra les phénomènes de la pesanteur de l'air, et détruisit une des grandes erreurs de l'ancienne physique ; qui, à cet âge où les autres hommes commencent à peine de naître, ayant achevé de parcourir le cercle des sciences humaines, s'aperçut de leur néant et tourna ses pensées vers la religion ; qui, depuis ce moment jusqu'à sa mort, arrivé dans sa trente-neuvième année, toujours infirme et souffrant, fixa la langue que parlèrent Bossuet et Racine, donna le modèle de la plus parfaite plaisanterie, comme du raisonnement le plus fort ; enfin qui, dans les courts intervalles de ses maux, résolut, par abstraction, un des plus hauts problèmes de géométrie, et jeta sur le papier des pensées qui tiennent autant du Dieu que de l'homme. Cet effrayant génie se nommait Blaise Pascal. " tel est le saisissant portrait de l'auteur des Provinciales et des Pensées esquissé par Chateaubriand dans le Génie du christianisme. Il suffirait à expliquer l'intérêt ardent que porte à la redécouverte de sa vie et de son œuvre Jacques Attali, polytechnicien et écrivain, énarque et dramaturge, économiste et homme de conviction, tout au long de cette biographie qui ne retrace pas seulement le destin tragique d'un enfant prodige, génie absolu, esprit torturé entre son amour de la vérité et sa foi, mais aussi l'histoire d'un demi-siècle qui vit la France régner intellectuellement sur le monde.
"J'ai rassemblé ici, aussi clairement que possible, sans langue de bois et sans rien cacher des enjeux, tout ce que chacun devrait savoir sur la marche du monde et son avenir. Tout. Des mécanismes du pouvoir aux enjeux de la science. De l'histoire à la technologie. De la finance à la politique. De la géopolitique à l'écologie. De la culture à l'éthique. Des luttes sociales aux combats des femmes et des minorités. Pour répondre aux questions que chacun se pose : suis-je rivé à mon sort ? Qui gouverne vraiment le monde ? L'humanité est-elle condamnée ? La démocratie est-elle moribonde ? L'argent est-il définitivement le maître du monde ? La Terre deviendra-t-elle irrespirable ? Que devrai-je apprendre pour mieux vivre et quels combats devrai-je mener ? Mes enfants ont-ils une chance de vivre mieux que moi ? L'humanité a traversé mille crises. Elle a souffert mille tragédies. Elle les a traversées. Celles qui s'annoncent sont bien plus terribles que toutes celles du passé. Il existe pourtant encore un étroit chemin vers un avenir harmonieux pour tous et durable pour la planète. Un chemin très étroit. À emprunter au plus vite, si on veut avoir une chance d'éviter le pire. Et de réussir le meilleur." J.A.
by Jacques Attali
Rating: 3.3 ⭐
« Depuis toujours, l’homme a besoin de savoir ce qui le menace, ce qui nuit aux autres ou les sert. Et pendant longtemps, seule une poignée de puissants, souverains, religieux, marchands, ont eu le monopole de l’information, de sa fabrication à sa circulation. Une information libre, diffusée par des médias accessibles à tous et établie par des professionnels cherchant la vérité est le fruit d’une histoire récente, inattendue, fascinante. Et elle est à présent terriblement menacée.Comment distinguer le vrai du faux, l’information de la distraction ? Quel rapport entre informer, convaincre, enseigner, distraire ? Comment la démocratie résistera-t-elle aux formes de censure et de surveillance ? En quoi le déluge actuel et à venir d’informations, vraies ou fausses, influera-t-il sur notre façon de gérer les grands problèmes d’aujourd’hui et de demain ? Les réseaux sociaux, outils de surveillance généralisée, qui font de chacun le journaliste de lui-même, seront-ils balayés par une vague technologique plus puissante ? Les journalistes seront-ils remplacés par des automates ou resteront-ils des acteurs irremplaçables de la démocratie ?Tels sont les sujets de ce livre. Encore une fois, comme pour tous les autres domaines dont j’ai tenté jusqu’ici de prévoir le devenir, celui des médias, vertigineux, ne peut être imaginé et maîtrisé qu’en remontant très loin dans son histoire, ou plutôt ses histoires. Ses passionnantes histoires. » J. A.
Chez les Chardin, au seuil de la mort, il est coutume d’adresser une lettre à ses enfants, à la fois bilan et héritage, transmettant les secrets de famille. Ces lettres forment un « Livre de Raison » qui raconte l’histoire de la lignée. Aussi, en douze lettres, sur six générations, le lecteur traverse l’histoire de France et du monde, du milieu du XIXe siècle à nos jours, le changement des mentalités avec, en lame de fond, l’antisémitisme et, comme un des fils conducteurs, la passion de la musique. L’aïeul, Kléber Chardin, héritier de vignerons de la vallée du Rhône amorce l’ascension sociale, qui se poursuit à Lyon par des stratégies d’alliance avec l’industrie de la soie… De leur arrière-grand-père, François et Paul Chardin ont hérité des yeux bleus délavés, d’une fortune considérable… et de sept mystérieux tableaux de maître, qu’ils n’ont jamais vus. Durant la Seconde Guerre mondiale, les deux frères font des choix radicalement opposés : l’un, devenu athée, communiste et résistant, a épousé une juive, qui va être internée à Auschwitz avec leurs deux fils, tandis que l’autre poursuit une très brillante carrière de violoniste international tout en collaborant à Vichy. Dans les années 2020, Pierre-Abdul et Sophie-Julia, grevés par le poids de la transmission, chercheront à reconstituer l’histoire de leur famille en croisant les fragments de vérité présents dans les « Lettres de Raison » qu’ils ont chacun reçues. Comment vont-ils se libérer du poids de leur passé ? De Condrieu à Grignan et Jérusalem, en passant par Lyon, Paris, Saint-Malo, Londres, New York, Shanghai et Hong Kong, voici l’histoire passionnante d’une famille aux alliances internationales, déchirée par des valeurs contradictoires, dont la destinée de ses membres peut se lire comme une manière de raconter l’histoire et l’avenir de la France.
A look at the future world order forecasts a dramatic reordering of geopolitical and economic forces, high-tech economies, and a world of privileged elites surrounded by a vast array of impoverished nomads.The president of the new European Bank of Reconstruction and Development predicts that Europe and a Japan-led Asian trading bloc will emerge as the world's cultural and economic megapowers. Atali--who also is an advisor to France's President Mitterand--claims that America will wane in influence as third world tensions explode.
« On ne raconte jamais l’histoire des hommes vue de la mer. Et c’est pourtant là que l’essentiel se joue. C’est en lien avec la mer que se sont faites l’essentiel des innovations ayant bouleversé les sociétés humaines. C’est par la mer que circulent, depuis des millénaires, idées et marchandises. C’est en s’assurant le contrôle des océans que les empires se sont hissés au sommet de leurs ambitions. C’est quand ils perdent le contrôle des mers qu’ils déclinent. À l’avenir, c’est encore par et grâce à la mer que surgiront les plus grandes superpuissances.L’importance de la mer devrait donc s’imposer à nous, d’autant plus qu’on commence à comprendre son rôle écologique fondamental et la gravité des menaces qui risquent de la condamner à brève échéance. Nous devrions tout mettre en œuvre pour la protéger. Pourtant, il n’en est rien.Que peut-on faire ? D’abord, raconter l’histoire de la mer depuis les premiers instants de l’univers jusqu’à après-demain, prendre conscience de son rôle dans la perpétuation de la vie et dans l’histoire de l’humanité. De ne plus être à son égard dans une attitude de consommateur, mais de partenaire, respectueux et émerveillé. »J. A.
„După mai bine de zece ani de la criza din 2007, nu s-a rezolvat nimic. Pretutindeni, soluţiile politice, economice, tehnologice au întîrziat: mai mulţi bani, mai multe datorii, mai multe amînări, mai multe promisiuni... În speranţa că progresul tehnic, creşterea economică sau Providenţa vor rezolva totul... Problema nu este dacă va exista o altă criză, ci cînd va izbucni ea, ce anume o va declanşa şi cum se va desfăşura. Eu prezint diferitele scenarii probabile pe termen scurt şi urmările lor devastatoare la nivel planetar. Nu e momentul pentru pesimism, nici pentru resemnare, ci pentru acţiunea pozitivă. Este şi scopul acestei cărţi, care îşi propune să ne ajute pe toţi să ne apărăm de crizele următoare şi chiar să luăm din ele ce e mai bun. Unii cred poate că aşa ceva este imposibil. Nu este. Ar putea fi peste douăzeci de ani, dacă nu facem nimic pînă atunci. Dacă acţionăm, sînt convins că secolul viitor ar putea fi plin de pace, fericire şi linişte pentru toţi.” (Jacques Attali)
Sur le quatrième président de la Ve République, des dizaines de livres ont été écrits, dont bien des biographies ; j'ai publié pour ma part dans Verbatim (3 tomes), il y a plus de dix ans et à sa demande, une partie des notes prises pendant les dix ans que j'ai passés à ses côtés à l'Élysée.Dix ans après sa mort, voici ce que je pense de lui. Ce récit est nourri par de nombreuses révélations sur son action. On trouvera ici l'histoire de notre aventure commune, depuis notre rencontre en 1966, jusqu'à la fin de son second mandat. Je voudrais par ce livre répondre aux questions que chacun se pose à son égard : qui était-il ? A-t-il menti aux Français sur son passé ? Aimait-il l'argent ? Quels étaient ses rapports avec ses proches ? A-t-il utilisé l'État à son service personnel ? Comment prenait-il ses décisions ? S'est-il trompé sur la réunification allemande ? A-t-il laissé une France en meilleur état qu'à son arrivée ? Était-il un homme de gauche ?Sur toutes ces questions et tant d'autres encore, le moment est venu pour moi de faire connaître des faits souvent considérables et encore ignorés. Ils éclaireront, je l'espère, cette période si essentielle de notre histoire.
Lors d'une conférence à Genève, en janvier 2015, Tristan, brillant professeur de mathématiques à l'université de Princeton, tombe sous le charme d'une mystérieuse jeune femme, Yse, qui semble disposer, comme lui, de dons de prescience... Saura-t-il empêcher l'immense catastrophe qu'elle prévoit ? La guerre mondiale qu'il devine aura-t-elle lieu ? De Rome à Paris, de Venise à Angkor, de Vârânasî à Jérusalem, Yse l'entraîne à la recherche de savoirs anciens qui pourraient l'aider à relever ces défis. En racontant leur histoire d'amour et l'étrange pacte qui les lie, Jacques Attali rompt l'ordonnancement du temps et pose les questions qui hantent l'humanité depuis ses commencements : peut-on échapper à son destin, tel que les autres le prévoient ou le décident ? Pouvons-nous faire en sorte que notre vie ne se réduise pas à ce que les autres en disent ? Écrivain, Jacques Attali est président de PlaNet Finance. Il livre ici son huitième roman, après La Vie éternelle, roman, Le Premier Jour après moi et La Confrérie des Éveillés.
« Après une enquête planétaire, auprès des meilleures sources, souvent confidentielles, j’ai découvert bien des choses sur les causes et les conséquences de cette pandémie.Certains dirigeants, commettant des erreurs sincères ou mentant à leur peuple, ont, en imitant la Chine, conduit à la mort prématurée de plusieurs centaines de milliers de personnes et coûté plusieurs milliers de milliards à l’économie mondiale. Suivre à temps l’autre voie, celle de la Corée du Sud, aurait coûté beaucoup moins d’argent, épargné des milliers de vies et protégé des centaines de millions de travailleurs.De tout cela, et de bien d’autres choses que nous aura apprises cette pandémie, en bouleversant nos vies, il faut tirer les leçons. Pour se préparer à ce qui vient : une crise économique, philosophique, idéologique, sociale, politique, écologique stupéfiante, presque inimaginable ; plus grave en tout cas qu’aucune autre depuis deux siècles.Pour ne pas faire souffrir les enfants d’aujourd’hui de la pandémie à 10 ans, de la dictature à 20 ans et du désastre climatique à 30 ans, il faut passer au plus vite de l’économie de la survie à l’économie de la vie. Elle regroupe tous les secteurs qui se donnent pour mission la défense de la vie et dont on constate tous les jours, très pragmatiquement, l’importance vitale, comme : la santé, la gestion des déchets, la distribution d’eau, le sport, l’alimentation, l’agriculture, l’éducation, l’énergie propre, le numérique, le logement, la culture, l’assurance.Parce qu’il n’y a pas de vie possible si on n’agit pas tout de suite, dans l’intérêt de toutes les vies, d’aujourd’hui et du futur. Si on ne comprend pas que seul le temps des hommes a de la valeur. Que de passionnants combats à mener ! »J. A.
D'Abd-el-Kader à Bolivar, d'Aristote à Hildegarde de Bingen et de madame de Stae͏̈l à Walt Whitman, J. Attali invite à visiter son Panthéon personnel : 24 grandes figures de l'humanité sous forme de micro-biographies.
6 janvier 2029, Berlin. Ehud Elmer, prisonnier politique enfermé depuis trois ans, parvient à s'évader à la faveur d'une cyberattaque. Traqué par toutes les polices, il retrouve ses complices et reprend la tête de son groupe de résistants, les "Vivants". Leur but ? Éliminer systématiquement ceux qu'ils désignent comme les vrais maîtres du monde, les "Sombres", ces dirigeants insaisissables qui se cacheraient derrière les gouvernants et qui seraient responsables de tous les dérèglements de la planète. La situation mondiale est catastrophique : le réchauffement climatique s'est aggravé, provoquant des millions de morts chaque année. À Washington, Donald Trump, élu en 2024 et réélu en 2028, a lancé un vaste programme d'expulsion des étrangers et une lutte sans merci contre le trafic de drogue. En France, Marine Le Pen, élue en 2027 et toujours populaire après deux ans de mandat, tente de faire réformer la Constitution pour rester au pouvoir jusqu'en 2046. Alors que la guerre gronde sur tous les continents, la plupart des gens se résignent à ne pas avoir d'impact sur l'avenir et s'étourdissent de drogues, de malbouffe et de jeux vidéo... Que peut un petit groupe de rebelles contre ces forces immenses ? La bataille est-elle perdue d'avance ? À chacun d'entre nous de choisir son camp...
Apres Une breve histoire de l'avenir, Devenir soi et Prevoir l'avenir, Jacques Attali renouvelle entierement son regard sur les quinze prochaines annees, a la lumiere des nouvelles connaissances accumulees dans tous les domaines, scientifiques, demographiques, ideologiques, geopolitiques, artistiques. Des menaces et des promesses du monde. Il est alle enqueter en mille endroits sur les signaux faibles qui preparent l'avenir. Il en arrive a des conclusions radicalement neuves et surprenantes sur ce qui nous attend et surtout sur ce que nous pouvons faire.Car, meme si beaucoup de nuages s'accumulent a l'horizon, les moyens ne manquent pas de construire le meilleur du monde, de devenir soi, d'eviter que la colere et la rage ne se transforment en violence planetaire, d'echapper aux menaces climatiques, au terrorisme et au suicide technologique. A condition de comprendre que la meilleure facon d'y parvenir, d'etre heureux dans un monde serein, est d'aider les autres a devenir soi, de remplacer l'egoisme suicidaire par un altruisme lucide. Ainsi pourra-t-on dire: Vivement apres-demain !
Dès le premier jour où je me suis installé dans le bureau jouxtant celui du Président de la République, j'ai pensé que mon devoir serait, un jour ou l'autre, de rendre compte aussi intégralement que possible, de témoigner, d'expliquer.C'est ce que je fais ici, dans la limite de ce que l'intérêt de la République permet de dévoiler à si brève échéance.Depuis ces journées éblouies de mai 1981, j'ai consigné quotidiennement, aussi honnêtement mais aussi crûment que possible, les faits, les impressions, les dialogues. On les retrouvera tels quels. J'ai aussi utilisé ici mille et une notes _ manuscrites pour la plupart _ rédigées à l'intention du seul Président, en particulier les très nombreux verbatim rendant compte des tête-à-tête entre chefs d'Etat. Enfin, j'ai puisé dans ma mémoire qui, comme toute faculté humaine, est imparfaite.Dans la plupart des cas, nul n'est à même de corrobrer mon té j'ai été seul à entendre la plupart des propos que je rapporte ici, et ma parole vaudra donc seule contre tous les démentis.Cette lecture permettra, je l'espère, de comprendre l'extrême complexité et la diversité étourdissante de l'exercice de ce pouvoir si particulier, celui d'un homme isolé de tout, pour qui rencontres, réunions, voyages sont de rares moments d'échanges volés à un protocole de confinement. Un homme dont l'essentiel de l'influence se résume à l'annotation quotidienne de dizaines de parapheurs de notes, lettres, requêtes, décrets, lois, grâces, avis, études, rapports de police, suggestions, demandes de décisions émanant de tous les horizons, filtrés _ ou non _ par ses conseillers.Ce journal se voulait exhaustif; il ne peut l'être, évidemment. Il se voulait aussi objectif; il ne peut l'être non plus. A certains, ce verbatim paraîtra trop louangeur. D'autres le trouveront injustement critique. Pour me tenir à égale distance de ces deux écueils, j'ai tenté de n'être là que l'observateur d'épisodes singuliers de la comédie humaine. On y trouvera le récit de réussites et d'erreurs, de mesquineries et de grandeurs.Naturellement, ce texte est marqué par l'étrange rôle que j'y ai l'intellectuel dont le Prince se méfie assez pour le tenir en lisière, mais en qui il assez confiance pour en faire le témoin de toutes les rencontres, le filtre de tous les documents, pour lui confier maintes missions et l'accepter comme son confident quotidien. Celui dont on garde l'avis pour soi sans jamais le mêler à l'action collective.Je dis cela sans aucune amertume; je l'ai voulu ainsi.Les épreuves de ce livre, une fois achevées, n'eurent que deux Claude Durand, mon éditeur, comme pour chacun de mes livres; et le Président de la République, qui eut le droit de rayer ce qu'il voulait. Droit qu'il n'a pas exercé, sans que cela ait constitué pour moi une surprise. Seul, il connaît la totalité des facettes de son action.J.A.
Le 2 octobre 2018, le PDG d’une des plus grandes firmes de la Silicon Valley est assassiné dans sa suite de l’hôtel de Crillon à Paris. Porte close, fenêtre fermée de l’intérieur. Le mystère est total. A-t-il été tué par un de ses collaborateurs ? Par un concurrent ? Par les services secrets ? Quels noirs desseins nourrissait le fondateur de Boromir Technologies, le numéro un mondial de la prévision technologique, économique et géopolitique, en tentant un rapprochement avec une petite entreprise française produisant des drones militaires ?La commissaire Fatima Hadj, chargée de l’enquête, se retrouve plongée dans la vie cachée des plus puissants patrons du monde, en même temps qu’elle découvre les côtés les plus sombres de la finance et de la technologie. Car cet assassinat n’est que l’annonce de l’attentat le plus meurtrier de l’histoire et d’autres désastres plus terribles encore.La nouvelle enquête époustouflante de la commissaire Fatima Hadj explore les dangers d’une humanité devenue esclave de ses prouesses technologiques.