
Georges Bernanos était un écrivain français, gagneur du Grand Prix du Roman de l'Académie française en 1936 avec Journal d'un curé de campagne. George Bernanos was a French writer. His 1936 book, Journal d'un curé de campagne (Diary of a Country Priest), won the Grand Prix du roman de l'Académie française.
In this classic Catholic novel, Bernanos movingly recounts the life of a young French country priest who grows to understand his provincial parish while learning spiritual humility himself. Awarded the Grand Prix for Literature by the Academie Francaise, The Diary of a Country Priest was adapted into an acclaimed film by Robert Bresson. "A book of the utmost sensitiveness and compassion...it is a work of deep, subtle and singularly encompassing art." — New York Times Book Review (front page)
This new translation marks the seventy-fifth anniversary of Georges Bernanos's first novel, Under Satan's Sun , a powerful account of intense spiritual struggle that reflects the author's deeply-felt religion. The work develops a theme that persistently inspired the existence of evil as a spiritual force and its dramatic role in human destiny. This haunting novel follows the fortunes of a young, gauche, and fervent Catholic priest who is a misfit in the world and in his church, creating scandal and disharmony wherever he turns. His insight into the inner lives of others and his perception of the workings of Satan in the everyday are gifts that fatefully come into play in the priest's chance encounter with a young murderess, whose life and emotions he can see with a dreadful clarity, and whose destiny inexorably becomes entangled with his own.
One of the great mavericks of French literature, Georges Bernanos combined raw realism with a spiritual focus of visionary intensity. Mouchette stands with his celebrated Diary of a Country Priest as the perfection of his singular art.“Nothing but a little savage” is how the village school-teacher describes fourteen-year-old Mouchette, and that view is echoed by every right-thinking local citizen. Mouchette herself doesn’t bother to contradict it; ragged, foulmouthed, dirt-poor, a born liar, and loser, she knows herself to be, in the words of the story, “alone, completely alone, against everyone.” Hers is a tale of “tragic solitude” in which despair and salvation appear to be inextricably intertwined. Bernanos uncompromising genius was a powerful inspiration to Flannery O’Connor, and Mouchette was the source of a celebrated movie by director Robert Bresson.
Bernanos avait été chargé de composer les dialogues d'un scénario cinématographique, lui-même tiré de la célèbre nouvelle de Gertrud von Le Fort, La Dernière à l'échafaud, ayant pour thème la marche au martyre de seize carmélites de Compiègne qui furent guillotinées en place de Grève le 17 juillet 1794. Mais l'œuvre de Bernanos est profondément différente du récit allemand. Ne serait-ce que parce que Bernanos se trouvait lui-même à la veille de sa propre mort. Le texte complet des Dialogues a été retrouvé parmi les manuscrits de Bernanos et publié dès 1949 par Albert Béguin.
" Le danger n'est pas dans les machines, sinon nous devrions faire ce rêve absurde de les détruire par la force, à la manière des iconoclastes qui, en brisant les images, se flattaient d'anéantir aussi les croyances. Le danger n'est pas dans la multiplication des machines, mais dans le nombre sans cesse croissant d'hommes habitués, dès leur enfance, à ne désirer que ce que les machines peuvent donner. " G. B. Georges Bernanos a notamment laissé derrière lui un pamphlet visionnaire destiné à réveiller les consciences. Plus d'un demi-siècle après la disparition de son auteur, La France contre les robots reste d'une incroyable actualité. Cette apologie de la Liberté est un défi jeté aux idolâtries du profit et de la force, une critique du capitalisme industriel et des tyrannies modernes, ainsi qu'une dénonciation du culte de la vitesse et du rendement effréné. Avec véhémence, Bernanos conteste l'idée selon laquelle le système matérialiste et mercantile conduirait fatalement au bonheur de l'humanité. Selon lui, en effet, il y aura toujours plus à gagner à satisfaire les vices de l'homme que ses besoins. Il explique ainsi : " Un jour, on plongera dans la ruine du jour au lendemain des familles entières parce qu'à des milliers de kilomètres pourra être produite la même chose pour deux centimes de moins à la tonne. " Une étonnante préfiguration de la mondialisation et des délocalisations ! Un cri appelant à la construction d'une société où il serait enfin possible de mener une vie digne de l'être humain.
El escalofriante relato de la represión franquista durante las primeras horas de la Guerra Civil. Se trata de un clásico del ensayo bélico. Un libro de culto, prohibido durante muchos años en España. El libro es el testimonio de un hombre católico y de ideología conservadora que se atreve a denunciar el uso sacrílego de sus propias ideas para justifcar la barbarie franquista. Un terrible relato de la represión franquista en Mallorca, durante los primeros años de la Guerra Civil.
La nuit est tombée. Transi de froid, un jeune prêtre arrive dans le presbytère d'un village reculé des Alpes. Il pose ses valises dans sa chambre et s'apprête à se reposer d'un long voyage, quand soudain, deux coups de feu retentissent. Le cœur battant et les mains tremblantes, il court réveiller la servante, Mademoiselle Céleste, pour fouiller les alentours.Une vieille dame est retrouvée morte dans son salon, et un vagabond agonise à demi-nu dans la montagne.On ne sait rien des victimes. Aucune piste ne pourra guider le juge d'instruction. Seul le jeune curé, doué de lumière et d'audace, saura lever le voile sur un crime inexplicable...Paru en 1935, Bernanos offre un roman policier digne des plus grands auteurs du genre. Manipulation, mensonge, homosexualité, travestisme et perversion, l'auteur y traite des thèmes poignants et en avance sur leur temps.-
Thème fondamental chez Georges Bernanos, la joie est le titre d'un de ses plus grands livres, son troisième roman, couronné par le prix Femina en décembre 1929. L'action se déroule dans le château normand de M de Clergerie, historien médiocre, obsédé d'ambitions académiques, dont la carrière est devenue toute sa vie. Autour de lui, sa mère et son dérisoire trousseau de clés, murée dans le mensonge ; Fiodor, le chauffeur russe destructeur, étrangement sensible au mysticisme ; Fernande, la cuisinière ; François, le valet. Et au milieu d'eux, Chantal de Clergerie, jeune fille radieusement belle, don permanent d'elle-même, toute pureté, fraîcheur et joie. Elle devra faire face à des personnages redoutables : La Pérouse, le psychiatre "forceur de secrets", et surtout Cénabre, le prêtre sans foi. Tous les personnages de La Joie, hormis Chantal et Fernande, sont des adultes qui ont perdu leur enfance, c'est-à-dire leur vérité. Leurs rêves d'enfant, un jour, ont été déçus et humiliés. Blessé par cette "déception fondamentale", chacun s'est aliéné à soi-même, englué dans son mensonge propre, victime plus ou moins aveugle de l'Imposteur, Prince de ce monde.
In a small village in northern France, Monsieur Ouine, a retired professor, is taken in by the dull local squire, Anthelme de Néréis, and soon rules the life of both Anthelme and his wife, Ginette. A fourteen-year-old fatherless boy, Philippe Dorval, flees home and, on impulse, follows Madame de Néréis to her château. There the squire, who is dying, tells the boy that his father is actually alive and well—that despite what Philippe’s mother had told him, his father had not died in World War I. The forsaken boy finds himself on that fatal evening succumbing to Monsieur Ouine’s embrace after falling into a drunken sleep in the old professor’s bed. The events of the tempestuous night lead to upheaval in the village the next morning, when, at dawn, a boy’s body is found afloat in a stream near the château.
The Impostor is a searching account of the torment that besets Father Cénabre, historian of mysticism and controversial star of the Parisian clergy, when his faith suddenly deserts him. As the priest struggles to cope secretly, he crosses paths with associates on the complex margins of a Church facing modern politics in the early twentieth century. Georges Bernanos’s compelling and dark portraits of that shadowy world’s inhabitants throw into stark relief the determination of a humble priest, Father Chevance, who alone knows Cénabre’s secret and struggles to save him. By turn touching and scathing, The Impostor explores the delicate balance between redemption and damnation and illuminates the fragility of our constructed selves. Georges Bernanos (1888–1948), one of the twentieth century’s most powerful and idiosyncratic writers, was also the most original Roman Catholic writer of his time. The Impostor , the second of his novels published in French, is the last to be translated into English.
Pour la dernière fois, à la veille de mourir, Bernanos jette son défi d'homme libre au monde contemporain, tant il est vrai qu'une des fonctions de l'esprit est de réveiller sans cesse l'inquiétude, et de renverser toutes les garanties du confort intellectuel.
This powerful volume of religious fiction gathers three short stories by the French literary master Georges Bernanos, best known for his profoundly moving novel The Diary of a Country Priest.Though written independently of each other, these works share a common theme -- Bernanos's deep conviction that what will save our world is not intellectual achievement, political effort, technological progress, or theological acumen, but the heroism of innocence. In each of these stories Bernanos portrays young women as embodiments of the power of Christian innocence.Contents:- Joan, heretic and saint translated by R. Batchelor- Sermon of an agnostic on the feast of St. Thérèse translated by Pamela Morris and David Louis Schindler, Jr.- Dialogues of the Carmelites translated by Michael Legat
Em Joana, Relapsa e Santa, a exaltação de Joana d’Arc assume para Bernanos a figura de uma dupla meditação sobre a Igreja: Igreja de clérigos e Igreja de santos.No caso de Joana d’Arc, a Igreja pura e simplesmente condenou uma santa. Que Igreja? Bernanos aponta o dedo para a Igreja institucional, de que faz um retrato nada lisonjeiro. No entanto, não coloca a instituição de lado; ela, apesar de sofrível, é necessária. Porém, “o menor dos garotinhos de nossas catequeses sabe que a bênção de todos os homens do clero juntos somente levará a paz às almas já dispostas a recebê-la. Rito nenhum dispensa de amar”.
Vous pouvez lire La Grande Peur des bien-pensants. D'ailleurs, vous n'aviez besoin de personne pour le faire. Quand un écrivain est un écrivain, on peut tout lire de lui forcément. Avec tendresse et férocité comme Bernanos lisait. Nous n'allons pas pousser le ridicule jusqu'à offrir à Bernanos un certificat de moralité ou de littérature. Il mérite mieux que notre indulgence. L'antisémitisme est l'antisémitisme et celui de Bernanos ne vaut pas mieux qu'un autre. Il est d'époque et 1930 n'était pas une très bonne année. Mais quand on a été contre Pétain en 1940 et qu'on l'a été, comme Bernanos l'a été avant presque qu'il y ait eu un Pétain à la devanture de la misérable boutique de spécialités françaises de Vichy, alors laissons à Bernanos ces quelques souvenirs de jeunesse qui ne sont pas à notre goût. Et puis La Grande Peur des bien-pensants, c'est bien sûr quelques phrases admirables, mais c'est aussi un de ces bahuts que l'on regarde isolé dans son coin avec une vraie délectation. Comme certain meuble incroyable que l'on a déniché dans la salle des ventes d'une petite ville de province dont on n'oserait citer le nom. On s'en est entiché à jamais et on aimerait être le seul à le posséder.
Georges Bernanos’s Saint Dominic , first published in 1939, serves as the foundation for this small volume on the saint whose Order of Preachers recently celebrated its 800th Jubilee. Famous for his novels Under the Sun of Satan , A Diary of a Country Priest , and Joy , Bernanos brings the touch of the novelist to the much-neglected art of Christian hagiography, with St. Dominic as his subject. Under the deft touch of Giambrone’s translation, the bold, brash grammar of Bernanos’s sketch of the Preacher of Grace is brought to life for the first time in English. Saint Dominic also includes, as an beautiful accompaniment to Bernanos’s work, Giambrone’s translation and introduction of True Devotion to Saint Dominic , by Marie-Étienne Vayssière, O.P., and his compilation of a postlude of prayers and hymns to Saint Dominic and his Order.
Trois courts récits d'importance majeure dans son oeuvre et pourtant méconnus sont rassemblés dans ce volume : «Madame Dargent » (1922) , «Une nuit» (1928) et «Dialogue d'ombres» (1928), où l'auteur de Sous le soleil de Satan se révèle plus que jamais obsédé par la mort, cette ultime épreuve où s'affrontent le Bien et le Mal dans les obscurités de la conscience. « Je voudrais dans mes livres lancer des escadrons d'images», confiait le jeune Bernanos à un ami. Cette volonté et cette énergie, il les mettait en oeuvre dès 1907- il avait alors dix-huit ans - dans ses premiers textes publiés que l'on trouvera encore ici : manifestations initiales d'un génie en devenir, nouvelles hachées, elliptiques où la vie rayonnante et le pur cauchemar, le plus âpre et le plus spirituel, nouaient déjà de formidables noces.
Liberty: The Last Essays, prepared shortly before Georges Bernanos’s death, is a final reckoning with the modern world. Written in the immediate aftermath of World War II, these five essays confront the central problems facing the world, Europe, France, each man and woman: the advent of the atomic age, the devolution of democracy, the threat of totalitarianism, the loss of true liberty, and the drastic despiritualization of society. Yet, notwithstanding the blind complacency and grave evils of his time, Bernanos holds aloft the still-intact thread of hope: the possibility of sanctity springing eternal because “it is always the era of the saints.” Ringing with the same passion and prophetic vigor which animates Bernanos’s novels, intermixed with acerbic asides and ironic critiques, the truths of Liberty: The Last Essays are as disquieting and demanding today as they were to their author’s contemporaries.
"Puissions-nous toujours ensemble, moi et mes livres, être à la merci des passants !""... il faut beaucoup de prodigues pour faire un peuple généreux, beaucoup d'indisciplinés pour faire un peuple libre, et beaucoup de jeunes fous pour faire un peuple héroïque.""... c'est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à la température normale. Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents.""... ce n'est pas ma chanson qui est immortelle, c'est ce que je chante."Georges Bernanos.
Should writers aim to comfort their readers or to shock them out of comfort? Georges Bernanos (1888-1948), one of the great Catholic authors of the twentieth century, argues for the latter. In this incisive series of letters and essays, collected here for the first time in English, Bernanos rails against the propagation of unreflective piety and simplistic views of the divine. In "Christianity and the Writer's Task," Bernanos lambasts the mediocrity and lukewarm faith of believers who have laid down their crosses in favor of a palliative Christianity. Instead, he contends that a good writer must portray the harsh realities inescapably intertwined with sanctity and the necessity of suffering for the sake of sainthood. Bernanos's "Journal Entries and Letters Recounting an Ecclesial Existence" demonstrate the celebrated author's disgust with what his contemporary Dietrich Bonhoeffer called "cheap grace." Bernanos warns that "the mediocrity of others keeps open a wound in us that mustn't stop festering and causing us pain; and it would close only at the risk of poisoning the whole organism." A good writer must show that though the cost of discipleship is high, it is the only thing worth paying for. The author of Diary of a Country Priest brings these ideas to a head in his "Sermon of an Agnostic on the Feast of St. Thérèse," which imagines an educated non-believer trying to shake half-asleep Sunday churchgoers out of their spiritual slumber. Bernanos's agnostic takes his audience to task, compelling both them and us to consider how and why a "comfortable Christian" is an oxymoron. Bernanos portrays the dangers of keeping the saints whom we purport to praise as our patrons at arm's length. Instead, the faithful must listen to Christ's call to "become as children"-radically surrendered. Bernanos's prescient warnings for those living in a "self-proclaimed materialistic society" sound with the voice of "You will never disarm them save by heroism."
Contents:France before the world of tomorrowWhy freedom?Revolution and libertyThe European spirit and the world of machinesOur friends the saintsAppendix: Asides to the audience.
En 1938, désespéré par les compromissions de l'Église et par la lâcheté des démocraties, Georges Bernanos quitte l'Europe avec sa femme et ses six enfants pour recréer une «nouvelle France» en Amérique latine. Au Brésil, l'écrivain passe sept longues années en exil, à Rio de Janeiro, Itaipava, Juiz de Fora, Vassouras, Pirapora et Barbacena. Contrairement à Stefan Zweig, venu lui rendre visite dans sa ferme quelques jours avant son suicide, le romancier français n'a pas laissé de livre pour célébrer ce pays qu'il a tant aimé. Tourefois, au fil des pages consacrées à cette terre d'espérance et d'amitié dans Lettre aux Anglais, Les Enfants humiliés, Le Chemin de la Croix-des-Âmes, sa correspondance trop peu connue et quelques articles publiés après son retour en France, on découvre que Bernanos s'est fait du Brésil une image toute à lui, au cour des soubresauts de la Seconde Guerre mondiale. Et l'on comprend que c'est un homme profondément changé qui a dit adieu au Cristo Redemptor du Corcovado, le 2 juin 1945.
by Georges Bernanos
Rating: 5.0 ⭐
Les textes et articles présentés dans ce recueil ont été écrits par Georges Bernanos au Brésil entre 1938 et 1945, la plupart en pleine guerre mondiale.Ces écrits de combat, surgis d'autres épreuves, apparaissent pourtant aujourd'hui étrangement actuels, qu'ils nous parlent de révolution, de liberté, de démocratie ou de la France : « ce n'est pas ma chanson qui est éternelle, c'est ce que je chante ».Ces textes non rassemblés par l'auteur n'avaient jusqu'à maintenant jamais été publiés en tant que tels dans un volume spécifique. Ils n'en renferment pas moins certains des plus beaux écrits de Bernanos et méritaient à ce titre une attention particulière. C'est chose faite aujourd'hui avec cette édition nouvelle qui paraît ainsi pour la première fois sous le titre : La Révolte de l'esprit.
Übertragen und mit einem Nachwort versehen von Hans Urs von Balthasar.Die Entstehung dieser Novellen – Frau Dargent (1922), Schattenzwiesprache und Eine Nacht (beide 1928) –, die erstmals in französischen Zeitschriften erschienen, fällt in eine Zeit, in der sich Bernanos auf der Suche nach seinem zukünftigen Weg über seine schriftstellerische Sendung noch im unklaren ist. Und doch sind diese Novellen, wie ihr Herausgeber und Übersetzer Hans Urs von Balthasar in seinem Nachwort feststellt, bereits durch «gewisse Grundmotive bernanosischer Dichtung» miteinander verbunden.In allen drei Erzählungen schlägt Bernanos das Thema des Sterbens an, begleitete ihn doch der Gedanke der ars moriendi eine lange Epoche seines Lebens. In «Eine Nacht» sind seine Figuren alle dem Tod geweiht und in der vom Dichter geschilderten Agonie öffnet und befreit sich die verschlossene Seele des Sterbenden: «Hier», so schreibt Balthasar, «öffnet sich die Lüge des Lebens, klärt sich das Trübe zurück zum reinen Antlitz des Kindes, aber durch die Schmerzen der Todesangst. Der Tod ist die Lebensbeichte.»Der Johannes Verlag ist sich des Wagnisses bewusst, diese romantisch fern anmutenden Novellen dem heutigen Leser vorzulegen. Doch das Anliegen des Dichters, der schon vor Jahrzehnten keine Scheu hatte, das «Christentum im Untergang, im Erlöschen, in der Nacht der geistigen Armut» zu zeigen und zu begleiten, mag als Rechtfertigung genügen.
"Les gouvernements prétendent convaincre les peuples qu'ils sont ingouvernables et, pour les rendre gouvernables, ils ne songent qu'à renforcer la puissance, déjà énorme, de l'Etat. Mais ce n'est pas l'Etat qu'ils renforcent, c'est l'administration, qui deviendra bientôt cette équipe de techniciens tout-puissants, incontrôlables, irresponsables, instrument nécessaire de la prochaine, de la très prochaine dictature universelle. Il n'est d'Etat que dans un pays libre. Un pays libre est un pays qui compte une certaine proportion d'hommes libres. C'est ce nombre plus ou moins grand d'hommes libres qui fait la légitimité, la dignité, l'honneur de l'Etat. L'Etat n'est rien s'il n'a son compte d'hommes libres capables non seulement de le servir, mais de le penser, de se faire de lui une idée juste et claire, acceptable par tous. Il faut donc refaire des hommes libres. Français, ô Français, si vous saviez ce que le monde attend de vous!"
by Georges Bernanos
Rating: 5.0 ⭐
On ne présente pas Bernanos, on l'a lu, on le lit. Soixante-dix ans après sa mort, il apparaît plus que jamais dans sa totale singularité. Bernanos n'est pas seulement un écrivain impressionnant, il est aussi un mélange étonnant d'individualité irréductible et d'engagement à la fois constant et inclassable : aucun parti politique, aucune idéologie, aucune droite ni aucune gauche n'ont pu récupérer à leur profit les essais et pamphlets de cet admirateur d'un autre " irrécupérable " : Léon Bloy. Catholique flamboyant, Bernanos n'hésite pas, bien que royaliste de coeur, à soutenir les républicains pendant la guerre d'Espagne, ni, bien que nationaliste, à s'exiler au Brésil lorsque certains " nationaux " prennent le pouvoir en profitant de la victoire allemande de 1940. Il voit alors en Charles de Gaulle un " prédestiné " et se rallie à la cause résistante qu'il incarne. Ce volume rassemble ses essais majeurs et un grand nombre de ses articles politiques, historiques ou littéraires, témoignages directs de l'histoire universelle vécue par l'écrivain. À côté de textes devenus des classiques, comme Les Grands Cimetières sous la lune ou Le Chemin de la Croix-des-Âmes, on trouvera ici des oeuvres fondamentales, comme Nous autres Français ou La France contre les robots, ainsi que des chefs-d'oeuvre rares mais indispensables à la compréhension de l'itinéraire de Bernanos : son Saint Dominique ou son magnifique essai sur Jeanne d'Arc, Jeanne relapse et sainte. Lire ou relire Bernanos n'a jamais cessé d'être nécessaire et l'est peut-être plus encore aujourd'hui où ses maîtres mots et principes directeurs, " révolte de l'esprit " et " scandale de la vérité ", sont les meilleures répliques au poids des conformismes et à l'inertie des consciences.
Жорж Бернанос (1888 — 1948) — один із найбільших французьких прозаїків XX стторіччя. В романах «Під сонцем сатани» та «Щоденник сільського кюре», які пропонуються увазі читачів, у цьому першому томі першого українського видання творів письменника з великою художньою силою розповідається про боротьбу сил добра і зла за душу людини, боротьбу, яку автор оцінює з позиції християнського гуманізму.
Ces premiers écrits sont ceux d’un Bernanos royaliste militant. (Il rompra une première fois avec l’Action française à la fin de la guerre en 1918 puis définitivement en 1932, horrifié par la répression franquiste en Espagne, pays qu’il quittera pour le Brésil après que sa tête ait été mise à prix par Franco. Il renoncera également à un antisémitisme, perceptible dans « La grande Peur des Bien-Pensants » de 1931, qu’il condamne dans le courant de la seconde guerre mondiale.) Les nouvelles de 1907, écrites pour la revue « Le Panache » mettent souvent en scène une noblesse guerrière qui combat pour l’honneur. D’autres un peu plus tardives (1914) sont plus complexes abordant des problématiques comme celle de la mort ou du conformisme.Il nous a paru intéressant de vous présenter cet écrivain en devenir, dans un style souvent déjà précurseur de celui de ses œuvres majeures, malgré un contenu bien souvent simpliste. À mettre en regard avec « Sous le soleil de Satan », son premier succès, livre de 1926, écrit après cette guerre qu’il glorifie en 1907 mais à laquelle il vient de participer.
Sous le titre Nous autres, Français sont réunis des pamphlets de Georges Bernanos écrits en 1938 et 1939.
Deux courants essentiels partagent l'ouvre de Bernanos. Un courant inspiré par la fiction ou courant romanesque, indissociable cependant des années 1920-1940. Un courant de caractère «politique», inspiré encore plus directement par l'histoire, auquel se rattachent des écrits, appelés d'ordinaire «pamphlets», que nous désignons ici même par les termes : «essais et écrits de combat». Pourquoi ? Parce que le genre littéraire auquel ils appartiennent les définit beaucoup moins que l'inspiration qui leur insuffle la vie, que le but visé par l'écrivain à travers eux.Qu'il s'agisse du courant «romanesque» ou du courant «politique», ce qui fait constamment problème - et retient toute notre attention - c'est le double destin charnel et surnaturel de l'homme et de la France engagés dans l'histoire. Quels que soient le genre et le registre adoptés, les tribunes ou les modes d'expression de la pensée utilisées, une inspiration fondamentale guide Bernanos : confronter notre vie, nos passions, notre être intérieur, notre pays, notre univers et notre temps avec son destin surnaturel, avec l'aventure du spirituel. L'homme, pour lui, n'est pas seulement corps ou âme, passions ou ascèse, appétit de bien-être ou soif de sainteté, courage ou lâcheté, mais l'un et l'autre. L'homme qui intéresse Bernanos, qu'il observe, auquel il s'adresse dans son ouvre avec colère, rage, passion et tendresse, n'est pas, si l'on veut reprendre un terme beaucoup employé, «unidimensionnel», mais au contraire «multidimensionnel».