
Beigbeder was born into a privileged family in Neuilly-sur-Seine, France. His mother, Christine de Chasteigner, is a translator of mawkish novels ( Barbara Cartland et al.); his father, Jean-Michel Beigbeder, is a headhunter. He studied at the Lycée Montaigne and Louis-le-Grand, and later at the Institut D'Etudes Politiques de Paris. Upon graduation at the at the age of 24, began work as an advertising executive, author, broadcaster, publisher, and dilettante. In 1994, Beigbeder founded the "Prix de Flore", which takes its name from the famous and plush Café de Flore in Saint-Germain-des-Prés. The prize is awarded annually to a promising young French author. Vincent Ravalec, Jacques A. Bertrand, Michel Houellebecq are among those who have won the prize. In 2004, the tenth anniversary of the prize, it was awarded to the only American to ever receive it, Bruce Benderson. Two of Beigbeder's novels, 99 Francs (Jan Kounen, 2007) and L'amour dure trois ans (Beigbeder, 2011), have been adapted for the cinema. In 2002, he presented the TV talk show "Hypershow" on French channel Canal+, co-presented with Jonathan Lambert, Sabine Crossen and Henda. That year he also advised French Communist Party candidate Robert Hue in the presidential election. He worked for a few years as a publisher for Flammarion. He left Flammarion in 2006. In May 2007 he spent time in the United States to shoot a film about the reclusive American author, J.D. Salinger.
«On réédite mon introuvable premier roman? Zut! Il va donc cesser d'être culte?» Frédéric Beigbeder, joint par téléphone.
C'est une histoire d'amour moderne et radicalement autobiographique. Le héros - un jeune homme "branché" et noceur - évoque ses débuts dans la vie lorsque, plein d'illusions, il épousa Diane, la plus jolie fille de sa génération. Il se souvient qu'au début de leur amour, tout était bleu ; que la tendresse succèda à l'amour dès la deuxième année de leur mariage ; que l'infidélité fut la loi de leur couple dès la troisième année. Alors, il sait que la loi du monde pourrait se formuler ainsi : "l'amour dure trois ans..." Tout le roman, dont le symbole est l'horloge de Beaubourg - qui marche à reculons en décomptant les secondes qui nous séparent de l'an 2000... - est une variation drôle et émouvante sur ce thème. Il faut savoir que, pendant qu'il raconte l'échec programmé de son premier mariage, le héros vit avec Delphine. Et, là encore, l'heure tourne...
En ce temps-là, on mettait des photographies géantes de produits sur les murs, les arrêts d'autobus, les maisons, le sol, les taxis, les camions, la façade des immeubles en cours de ravalement, les meubles, les ascenseurs, les distributeurs de billets, dans toutes les rues et même à la campagne. La vie était envahie par des soutiens-gorge, des surgelés, des shampoings antipelliculaires et des rasoirs triple-lame. L'œil humain n'avait jamais été autant sollicité de toute son histoire : on avait calculé qu'entre sa naissance et l'âge de 18 ans, toute personne était exposée en moyenne à 350 000 publicités. Même à l'orée des forêts, au bout des petits villages, en bas des vallées isolées et au sommet des montagnes blanches, sur les cabines de téléphérique, on devait affronter des logos "Castorama", "Bricodécor", "Champion Midas" et "La Halle aux Vêtements". Il avait fallu deux mille ans pour en arriver là.
11 de septiembre de 2001, 8.46 a.m. en Nueva York. El Boeing que transporta el vuelo 11 de American Airlines se estrella contra la torre Norte del World Trade Center. Minutos antes, Carthew Yorston, un agente inmobiliario cuarentón, divorciado y padre de dos niños, David y Jarry, ha llegado con ellos a tomar el desayuno en el Windows on the World, un exclusivo restaurante ubicado en el piso 107. Otra perspectiva aérea: Frédéric Beigbeder se sienta a tomar café en Le Ciel de Paris, un local situado en el piso 56 de la torre Montparnasse, el edificio más alto de la ciudad.Desde este correlato parisino, Beigbeder establece un juego de idas y vueltas entre la realidad y la ficción, entre París y Nueva York, entre el mal y su (imposible) interpretación. Estructurado en breves capítulos titulados por minuto, cuenta en paralelo la peripecia de Yorston y sus hijos durante la catastrófica hora y cuarenta y cinco minutos que transcurre entre el impacto del avión y el desplome de la torre Norte, y una transfiguración autobiográfica de la experiencia de Beigbeder como escritor y como hombre anclado en este convulso, caótico y globalizado mundo de hoy. El mundo del siglo XXI, cuya repentina y brutal acta de nacimiento fue sin duda sellada en Nueva York el 11 de septiembre de 2001: «El infierno dura una hora y cuarenta y cinco minutos, este libro también.»Frédéric Beigbeder, autor de la polémica, divertida, clarividente y muy exitosa 13'99 euros, se situó, con Windows on the World, en los primeros lugares de la lista de ventas en apenas quince días tras su aparición en Francia, convirtiéndose en el gran acontecimiento de la rentrée literaria.
« C'est l'histoire d'une Emma Bovary des seventies, qui a reproduit lors de son divorce le silence de la génération précédente sur les malheurs des deux guerres.C'est l'histoire d'un homme devenu un jouisseur pour se venger d'être quitté, d'un père cynique parce que son cœur était brisé.C'est l'histoire d'un grand frère qui a tout fait pour ne pas ressembler à ses parents, et d'un cadet qui a tout fait pour ne pas ressembler à son grand frère.C'est l'histoire d'un garçon mélancolique parce qu'il a grandi dans un pays suicidé, élevé par des parents déprimés par l'échec de leur mariage.C'est l'histoire d'un pays qui a réussi à perdre deux guerres en faisant croire qu'il les avait gagnées, et ensuite à perdre son empire colonial en faisant comme si cela ne changeait rien à son importance.C'est l'histoire d'une humanité nouvelle, ou comment des catholiques monarchistes sont devenus des capitalistes mondialisés. Telle est la vie que j'ai vécue : un roman français. »-- F.B.
« Il arrive toujours un moment où les hommes semblent attendre la catastrophe qui réglera leurs problèmes. Ces périodes sont généralement nommées : avant-guerres. Elles sont assez mal choisies pour tomber amoureux.En 1940, à New York, un écrivain débutant nommé Jerry Salinger, 21 ans, rencontre Oona O’Neill, 15 ans, la fille du plus grand dramaturge américain. Leur idylle ne commencera vraiment que l’été suivant... quelques mois avant Pearl Harbor. Début 1942, Salinger est appelé pour combattre en Europe et Oona part tenter sa chance à Hollywood.Ils ne se marièrent jamais et n’eurent aucun enfant. »
"Dans les années 1980, une nouvelle drogue fit son apparition dans les milieux noctambules : le MDMA, dit "ecstasy". Cette "pilule de l'amour" procurait d'étranges effets : bouffées de chaleur, envie de danser toute la nuit sur de la techno, besoin de caresser les gens, grincements de dents, déshydratation accélérée, angoisse existentielle, tentatives de suicide, demandes en mariage. C'était une drogue dure avec une montée et une descente, comme dans les montagnes russes ou les nouvelles de certains écrivains américains. L'auteur de ce livre n'en consomme plus et déconseille au lecteur d'essayer : non seulement l'ecstasy est illégal, mais en plus il abîme le cerveau, comme le prouve ce recueil de textes écrits sous son influence. Et puis, avons-nous besoin d'une pilule pour raconter notre vie à des inconnus ? Alors qu'il y a la littérature pour ça ?"
« Cette histoire débute en l'an 2000. Oscar Dufresne a 34 ans. C'est un écrivain fictif, comme il y a des malades imaginaires. Il tient son journal dans la presse pour que sa vie devienne passionnante. Il est égoïste, lâche, cynique et obsédé sexuel- bref c'est un homme comme les autres ». Ainsi l'auteur définit-il son livre, roman-journal et chronique des People : « Il faudrait inventer pour le délire dufresnien, en hommage à Malraux, la dénomination d'antijournal. C'est un miroir déformant que je promène le long de mon nombril ». Mais Oscar Dufresne, le double célibataire de Frédéric Beigbeder, n'est pas seulement un Narcisse qui consigne ses observations. Dans ce roman éclaté en digressions drôlatiques et aphorismes brillants (« être célèbre, c'est être limité » ; « Quand on méprise quelqu'un qu'on a aimé, c'est soi-même qu'on injurie » ; « On croit que Casanova est un stakhanoviste alors qu'il est paresseux. On a beau changer de femme, on reste toujours le même homme, partisan du moindre effort »), Oscar épingle la société du spectacle (à commencer par lui-même), courtise les femmes à la hussarde mais tombe amoureux, console les célibataires qui lui ressemblent, croise et assassine les célébrités, voyage dans les boîtes de nuit du monde entier, d'Istanbul à Hambourg. Parce que le titre doit sa légitimité à Fitzgerald et le rire angoissé du roman beaucoup à Bridget Jones, dont Oscar est le pendant masculin, on peut espérer que L'Egoïste romantique puisse être en librairie à la fois un GRAND succès et une oeuvre littéraire originale, follement drôle.
«Les Chiottes» : tel est le nom du night-club branché que l’on inaugure place de la Madeleine. Marc Marronnier, jeune chroniqueur mondain, s’y rend à l’invitation de son vieux copain Joss, le DJ le plus demandé de New York à Tokyo, virtuose du sampler digital. Top models de la veille ou du lendemain, visages liftés, stylistes à la page, décadents de tout poil se pressent sur la piste, entre dance music et pilules d’ecstasy. «Le fric permet la fête qui permet le sexe.» Marc, lui, sait bien qu’il ne pense qu’à l’amour. Il le rencontrera à l’aube avec le visage le plus inattendu…Chroniqueur à Elle et à Max , Frédéric Beigbeder connaît à fond les bars branchés et les fêtes du jet set, le noyau dur – cinq cents personnes – des nuits parisiennes. Il aime trop ce monde-là pour moraliser. Il le connaît trop pour n’être pas lucide. Chamfort et Balzac étaient de la même trempe.
What does the man who has everything―fame, fortune, a new love, and a new baby―want for his fiftieth birthday? The answer is simple: eternal life. Determined to shake off the first intimations of his approaching demise, Frédéric tries every possible procedure to ward off death, examining both legal and illegal research into techniques that could lead to the imminent replacement of man with a post-human species. Accompanied by his ten-year-old daughter and her robot friend, Frédéric crisscrosses the globe to meet the world’s foremost researchers on human longevity, who—from cell rejuvenation and telomere lengthening to 3D-printed organs and digitally stored DNA—reveal their latest discoveries. With his blend of deadpan humor and clear-eyed perception, Beigbeder has penned a brutal and brilliant exposé of the enduring issue of our own mortality.
Octave Parango a été concepteur-rédacteur dans les années 1990, model scout dans les années 2000. Le voici qui découvre dans les années 2010 un nouveau métier…Après 99 Francs sur la tyrannie de la publicité et Au secours pardon sur le marchandisation de la beauté féminine, ce nouveau roman satirique, hilarant et désespéré clôt la trilogie d’Octave Parango sur les aliénations contemporaines.Tout est malheureusement vrai (et vécu) dans cette satire, hilarante et désespérée, des dérives de notre société de divertissement.
One night in a Parisian nightclub and the aftermath of a marriage provide the stories for these two novels by Frederic Beigbeder, award-winning author of ‘Windows on the World’.In ‘Holiday in a Coma’, Marc Marronnier, a shallow, superficial, rich Parisian who works as an advertising executive, is invited by his old friend to the opening of a new nightclub called The Shitter (a satirical take on the famous Paris nightclub Les Bains Douche). Taking place over a single unforgettable night, the novel documents everything from the pit-bull bouncer on the door, to the drugs, cocktails and wannabes who frequent the club, and Marc’s attempts to seduce a catwalk model – any one will do. A catalogue of degeneracy, drugs, sex and decibels, ‘Holiday in a Coma’ is written with a fury and passion that reflect the author's own relationship with a world and he both loves and loathes.In ‘Love Lasts Three Years’, Marc Marronnier has just been divorced and – shallow opportunist that he is – has decided to write a book about it. He has a theory that love lasts no more than three years, and here – recounting the highs and lows of his marriage and taking us through brash nightclubs, vainglorious offices and soulless designer apartments – he brings to bear the theoretical and the empirical to prove his point. Both frightening and funny, the book reads like a diary: sometimes tender and real, sometimes fantastical and cruel, peppered with Beigbeder’s acerbic one-liners and trademark wit.
« Au fond je suis persuadé que les chefs-d'oeuvres détestent être des chefs-d'oeuvre. » résume Frédéric Beigbeder. Voici une manière de bilan, sans prétention à être exhaustif, de la littérature au 20ème siècle. Pendant l'été 1999, 6 000 lecteurs ont choisi d'établir leur sélection des 50 livres du siècle, à l'aide d'une pré-sélection établie par la FNAC et le journal Le Monde. Le tout aboutit à cet inventaire commenté, avec la subjectivité qu'on imagine. Alliance de la démocratie et du choix subjectif, cette liste permet à notre trublion cultivé de « rafraîchir », de rajeunir, de discuter, de plaisanter, les oeuvres en question. De Nadja d'André Breton (nº 50) à L'Etranger d'Albert Camus (nº1 au top 50), en passant par Lolita de Nabokov ou Bonjour tristesse de Françoise Sagan, on lira ici un Panthéon drôlatique et irrespectueux. Le commentateur s'autorise tous les raccourcis, les parallèles avec les mouvements littéraires d'aujourd'hui, mais sans jamais de départir d'un véritable enthousiasme.
« Longtemps j’ai cru que la vie était une fête ; passé la cinquantaine, la vie est un interminable lendemain de cuite. J’ai toujours voulu être transgressif sans savoir que j’étais conformiste . Aujourd’hui, je me sens mieux dans un monastère augustinien qu’au bordel, et les militaires m’amusent plus que les fashionistas.Mais se confesser dans un livre ne garantit aucune absolution ; passez votre chemin si vous cherchez dans ce livre autre chose qu’un homme qui tente de se comprendre. » Frédéric Beigbeder
Au hasard d’une galerie de Saint-Jean-de-Luz, Frédéric Beigbeder aperçoit un tableau représentant une cabane, dans une vitrine. Au premier plan, un fauteuil couvert d’un coussin à rayures, devant un bureau d’écrivain avec encrier et carnets, sur une plage curieusement exotique. Cette toile le fait rêver, il l’achète et soudain, il se souvient : la scène représente la pointe du bassin d’Arcachon, le cap Ferret, où vit son ami Benoît Bartherotte. Sans doute fatigué, Frédéric prend cette peinture pour une invitation au voyage. Il va écrire dans cette cabane, sur ce bureau.Face à l’Atlantique qui à chaque instant gagne du terrain, il voit remonter le temps. Par vagues, les phrases envahissent d’abord l’espace mental et la page, réflexions sur l’écriture, la solitude, la quête inlassable d’un élan artistique aussi fugace que le désir, un shoot, un paysage maritime. Puis des éclats du passé reviennent, s’imposent, tels « un mur pour se protéger du présent ». A la suite d’Un roman français, l’histoire se reconstitue, empreinte d’un puissant charme nostalgique : l’enfance entre deux parents divorcés, la permissivité des années 70, l’adolescence, la fête et les flirts, la rencontre avec Laura Smet, en 2004… Temps révolu. La fête est finie. Pour faire échec à la solitude, reste l’amour. Celui des siens, celui que Bartherotte porte à son cap Ferret. Et Beigbeder, ex dandy parisien devenu l’ermite de Guétary , converti à cette passion pour un lieu, raconte comment Bartherotte, « Hemingway en calbute », s’est lancé dans une bataille folle contre l’inéluctable montée des eaux, déversant envers et contre tous des millions de tonnes de gravats dans la mer. Survivaliste avant la lettre, fou magnifique construisant une digue contre le réchauffement climatique, il réinvente l’utopie et termine le roman en une peinture sublime et impossible, noyée d’eau et de soleil. La foi en la beauté, seule capable de sauver l’humanité.Une expérience de lecture, unique et bouleversante, aiguisée, impitoyable, poétique, et un chemin du personnel à l’universel.
L'apocalypse, serait-ce donc l'édition numérique, ou comme dans Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, la température à laquelle le papier se consume ? Frédéric Beigbeder sauve ici du brasier les 100 œuvres qu'il souhaite conserver au XXIe siècle, sous la forme d'un hit-parade intime. C'est un classement totalement personnel, égotiste, joyeux, inattendu, parfois classique (André Gide, Fitzgerald, Paul Jean Toulet, Salinger et d'autres grands), souvent surprenant (Patrick Besson, Bret Easton Ellis, Régis Jauffret, Simon Liberati, Gabriel Matzneff, et d'autres perturbateurs). Avec ce manifeste, c'est le Beigbeder livresque que nous découvrons, en même temps qu'une autobiographie en fragments, un autoportrait en lecteur.
Ce récit aurait pu s'intituler "Le Livre de mon Père". Frédéric Beigbeder part à la découverte de Jean-Michel Beigbeder (1938-2023), dont il fait un vrai personnage de roman, à situer entre Roger Martin du Gard et Ian Fleming : « c’était un Français qui s’est cru Américain alors qu’il était Anglais ». Il tente de comprendre cet homme solitaire et secret, fils d'une américaine et d'un béarnais, qui se qualifiait lui-même de "solipsiste". Une enfance dans un pensionnat militaire catholique, l'abbaye-école de Sorèze, puis après les « kapos à chapelets » de Sorèze, chez les frères marianistes de la Villa Saint-Jean à Fribourg, l'a endurci à vie. À peine majeur, il a fui son pays natal pour apprendre le management à Harvard Business School. Au début des années 1960, il a importé en France le métier de "chasseur de têtes" (executive search), « plaçant » tous les dirigeants du CAC 40 (ou presque), durant cinquante ans. Ou les débauchant (« la guerre économique est la seule dont les déserteurs sont récompensés »). A moins que cette activité prestigieuse, le conduisant à voyager dans le monde entier et à tisser des réseaux dans toute ce que la France de l’époque comptait de « décideurs », n’ait été une parfaite couverture pour des activités d’honorable correspondant de la CIA ? Ce tombeau d'un père brillant et absent est aussi le portrait d'une génération de jouisseurs. Ces hommes seuls que l'on appelle aujourd'hui les "boomers" ont forgé leur égoïsme pendant la Seconde Guerre mondiale. Le confort fut leur idéologie, le luxe leur utopie, le divorce leur fatalité, l'Amérique leur horizon. Ils n'étaient pas faits pour être des pères de famille. À la fois philosophe pessimiste et playboy de la jet-set, Jean-Michel Beigbeder a épousé le XXème siècle, ses plaisirs, sa mondialisation et ses errements. Son fils contemple avec sensibilité la disparition d'un homme qui symbolise aussi l'écroulement d'un monde, et profile en creux son autoportrait au miroir de ce père si fraichement disparu, dont il peut enfin faire la connaissance…
« Ecrire, c’est parler en silence, et réciproquement : parler, c’est écrire à haute voix. J’ai interrogé les auteurs de ce livre comme un apprenti garagiste questionnerait un professionnel sur la meilleure manière de changer un joint de culasse. Je voulais déchiffrer leur méthode, comprendre les rouages de leur travail, voler leurs secrets de fabrication. C’est fou comme on se sent bien en écoutant les dernières personnes intelligentes sur terre. » F.B. Liste de mes interlocuteurs, de 1999 à 2014, par ordre chronologique d’apparition sur le papier : Bernard Frank, Philippe Sollers, Jean-Jacques Schuhl, Guillaume Dustan, Antonio Tabucchi, Umberto Eco, Gabriel Matzneff, Chuck Palahniuk, Catherine Millet, Jay McInerney, Albert Cossery, Françoise Sagan, Simon Liberati, Tom Wolfe, Charles Bukowski, Alain Finkielkraut, Michel Houellebecq, Jean d’Ormesson, Bernard-Henri Lévy, Moi, Bret-Easton Ellis, Paul Nizon, Francis Scott Fitzgerald, James Salter.
Frédéric Beigbeder n’a cessé de tourner en dérision le monde auquel il appartient. Aujourd’hui, la frivolité devient une forme de militantisme. De la « Fashion Week » à la finale de la Coupe du monde de football, du Festival de Cannes à une attaque à main armée au bar du Ritz, de l’enterrement de Jean d’Ormesson à une visite à Charlie Hebdo : cela fait trente ans que Beigbeder est sur tous les fronts. Et sur tous les sujets, des plus frivoles aux plus graves, il garde le même ton, unique mélange de sarcasme et de tendresse, d’humour noir et de nuits blanches. Ces 99 essais le révèlent au sommet de son art. Dans ces textes, rien n’est vain car tout est lesté d’une discrète gravité : de toutes ses dérives, l’auteur a fait une philosophie. Pourquoi 99 ? Parce que ce chiffre lui a porté chance autrefois. On y voit le monde s’écrouler et au milieu, un type qui ne pense qu’à s’en amuser. Ce qui, quand on n’a pas d’autre choix, reste la plus profonde chose à faire.
« Le but de l’ouvrage que vous tenez entre les mains est de dire que la littérature ne doit pas être édulcorée, nettoyée ou purifiée. Les meilleurs livres sont souvent salaces, répugnants, couverts de crachats, obscènes, ils exploitent ce qu’il y a de plus voyeur en nous, ils exposent ce que la société voudrait masquer, ils révèlent la face obscure de notre humanité, ils fabriquent du beau avec du pervers, ils explorent les limites, dépassent les bornes, enfreignent les interdits. Mais surtout : ils se mêlent de ce qui ne les regarde pas. Un bon livre est celui qui ne donne pas de leçons. » Dans un hit-parade aussi joyeux que corrosif, Frédéric Beigbeder inscrit pour l’éternité cinquante livres dans un panthéon littéraire où se croisent et s’apprivoisent Philip Roth, Simone de Beauvoir, Isaac Bashevis Singer, Virginie Despentes, Octave Mirbeau, Simon Liberati, Thomas Mann, ou Colette (évidemment). Et bien d’autres encore… Au-delà d’un top-50 revisité, c’est un véritable manifeste pour la littérature dans sa forme la plus pure et impure que signe Frédéric Beigbeder ; un remède imparable à notre époque en gueule de bois.
Since the 1950s, generations of girls have delighted in dressing Barbie in the fashions of the day. In this unrivaled book, today's top designers--Gucci, Prada, Alaia, Dolce & Gabbana, Fendi, Missoni, Dior, Calvin Klein, and many more--are taking their turn, creating ensembles for Barbie that embody their signature styles. In her new incarnation as fashion icon and top model, Barbie boasts one of the most extraordinary wardrobes of all time.
"Ce qu'il faut, c'est rester normal." Facile à dire, plus difficile à faire. Surtout quand on s'appelle Junior et que l'on est le rejeton d'une famille suisse aussi riche que déjantée. En comparaison, on envierait presque les Misérables... Jugez un peu : le père est un blasé de la jet-set qui partage son quotidien entre les combines louches et les putes interchangeables. La mère, ancienne actrice de porno reconvertie dans la vie de poule de luxe, est surnommée "Névrosa" – tout un programme. La pauvre (enfin, façon de parler) ne culpabilise jamais : ça donne des rides, paraît-il. Quant à la sur (dite "Sister", ça fait tellement plus chic), elle traîne son ennui et son anorexie comme d'autres arborent le dernier Cartier. Seul Junior semble faire preuve d'un semblant de "normalité" (dans cette famille, l'usage du mot implique l'utilisation de guillemets) malgré ses lignes de coke en guise de céréales au petit déjeuner. Et justement, ce jour-là, Junior a décidé d'être "normal" : il a convoqué toute sa famille chérie pour fêter Noël. Comme chez les pauvres, parfaitement. Légère différence, toutefois : ici, on fête Noël en septembre. Pensez donc : c'est bien trop difficile de réunir tout le monde le 25 décembre... Papa est chez Mick Jagger sur l'île Moustique, Névrosa est à Gstaad où elle expérimente toutes sortes de sports de glisse, Sister est en boîte à Milan (ou à Tokyo, Rio ou Captown, allez savoir). Cher Junior... Aurait-il la nostalgie des vrais Noëls de son enfance ? À moins que toute cette débauche d'énergie ne soit le prélude à une sombre machination... Réponse – inattendue – à la fin de cette histoire vraiment pas comme les autres. Comme scénariste de Rester normal, Beigbeder est à son affaire : la vie tristement chic et follement ennuyeuse (ou l'inverse) de la jet-set, il connaît. Pour cette plongée au cur de l'enfer genevois, le chroniqueur-romancier-ancien publicitaire-homme de medias (on oublie sûrement des étiquettes : prière de compléter vous-même) a ajouté une corde à son arc : celle d'auteur de bandes dessinées. Pour l'épauler, il est allé chercher Philippe Bertrand, dessinateur de BD érotico-chics-et-chocs des années 80 (Linda aime l'art, c'était lui). Résultat : une fable grinçante qui dépeint la cruauté et le vide existentiel qui sévit dans ces milieux. En bon publicitaire pétri de sens du dialogue et de la formule, Frédéric Beigbeder truffe son récit de répliques qui claquent comme une American Express sur le comptoir d'une boutique de luxe. "J'aime bien quand la nuit tombe sur le lac Léman. Je ne sais pas pourquoi, ça me donne envie d'être communiste", se lamente Junior au cours d'une balade sur son yacht. Ses personnages sont vides, froids, désincarnés, sans consistance ? Son récit flirte en permanence avec la superficialité ? C'est parce qu'il fait corps avec son sujet, justement. Entre deux clins d'il publicitaires à Ladurée et aux Daft Punk, Beigbeder (ou BeigBD, si vous préférez) met le doigt au cur de la non-vie édifiante de ses personnages. Et, comme il est plus malin qu'un singe, il désamorce toute critique qui le taxerait de complaisance et d'absence de recul grâce à de petites astuces, comme ce faux bulletin incitant le lecteur à envoyer de l'argent à une association caritative. La fin de l'histoire paraîtra habilement d'actualité à certains, honteusement opportuniste à d'autres. À chacun de se faire sa propre opinion. En tout cas, ne comptez pas sur les personnages du livre pour vous y aider : chez ces gens-là, on ne fait preuve ni d'états d'âme ni de sens critique. C'est déjà tellement fatiguant de conserver un teint éclatant... --Gilbert Jacques
Rester normal est un défi dans notre monde anormal, surtout quand on s'appelle Junior Müller, qu'on est milliardaire en dollars, héritier d'un empire mafieux international, et qu'on décide de se reposer à Saint-Tropez. Ce charmant village n'est pas l'endroit idéal pour couper les ponts avec la drogue, les call-girls, les tueurs, l'argent et la célébrité.Philippe Bertrand et Frédéric Beigbeder ont choisi de décrire la capitale du stupre, de la luxure et du yachting mondain à travers une intrigue politique et policière mêlant kidnapping à Sao Paulo et champagne à la Voile Rouge : oui, la vérité de cette planète se situe quelque part entre Largo Winch et Austin Powers. Frédéric Beigbeder auteur du best-seller 2002, Windows of the world, et Philippe Bertrand reviennent plus méchants et caustiques que jamais dans une satire hilarante de la jet-set et du nombril du monde Saint-Tropez.
A travers les portraits de 281 écrivains et de leurs œuvres, Frédéric Beigbeder nous livre son Dictionnaire amoureux des écrivains français d'aujourd'hui avec le maximum d'émerveillement, de franchise, d'altruisme et de mauvaise foi ! " Puisque le pétrole sera bientôt interdit, je vous propose mon carburant : mes 281 meilleurs confrères et consœurs. Avec ce travail, qui a occupé deux ans de ma vie, ou peut-être trente-cinq, j'ai voulu faire le point sur la littérature française contemporaine. Balzac voulait concurrencer l'état civil ; je souhaite concurrencer Wikipédia. Aujourd'hui, la principale source d'information sur les écrivains vivants est rédigée anonymement par n'importe qui. Je préfère assumer mes commentaires en les signant.Ceci est le jugement d'un romancier français sur ses collègues de bureau. C'est surtout une conversation faite d'émerveillement, de franchise, d'altruisme, de subjectivité et de mauvaise foi.S'il ne fallait retenir qu'une chose de ce projet délirant, c'est que la littérature française meurt mais ne se rend pas. Ce fut un grand honneur que d'avoir vécu au milieu d'un tel vivier, à la fin d'un siècle riche et au début d'un autre, imprévisible. J'ai choisi de défendre la littérature contemporaine au moment où les Français lisent moins, et je serai peut-être, un jour, le dernier homme à lire ses congénères ; tel est mon sacerdoce, et je continuerai à l'exercer, goulûment, jusqu'à la mort définitive de la littérature française... et même après. "Un panorama de 281 écrivains français, tous en vie au moment où ce livre a été imprimé.
“As ‘president for life,’ it is difficult to have any objectivity on this secret society that made hundreds of boys and girls from the nice neighborhoods of Paris drunk in the 1980s. Because of this club, I carried the reputation of a rich kid, a little jerk, a daddy’s boy. Flipping through this album will show you to what extent I sought and deserved it, fascinated with glorious elders who had burned life from every angle (Alfred de Musset, Antoine Blondin, Alain Pacadis, Charles Bukowski, etc.). At twenty, I was a snob and a sex addict. Caca’s Club thus satisfied a double frustration. For that alone, I have no regrets.”— Frédéric Beigbeder
Begbeder vozvraschaet na stsenu svoego sobstvennogo dvojnika - geroja romana "99 frankov" po imeni Oktav Parango. Uspeshnyj i tsinichnyj reklamist priezzhaet teper v on ischet novoe "reklamnoe litso" dlja mirovogo giganta kosmeticheskoj industrii. Zakruzhivshis v vikhre snega, krasavits i kokaina. Oktav neozhidanno dlja sebja bezzavetno vljubljaetsja. V minuty otchajanija on ispoveduetsja znakomomu svjaschenniku v khrame Khrista Spasitelja, poputno kommentiruja svoi pokhozhdenija."Ideal" - vyvernutyj naiznanku roman-ispoved v "russkom" kljuche, paradoksalnyj i ironichnyj tekst o mire, podchinennom diktature mody, glamura i utonchennogo razvrata. A esche - o po Turgenevu i po Begbederu.
Arrogant, cynique, provocateur et immoral : Octave Parango est l’homme qu’on adore détester. Au service de la tyrannie de la réclame, de la marchandisation de la beauté féminine et de la dictature du rire, ce quarantenaire déchaîné, publicitaire déjanté en quête de la plus belle femme du monde ou animateur radio tyrannique incarne tous les excès. Dans l’opulence de l’argent et de la drogue, la vie est belle… ou presque !Avec son personnage emblématique et une plume pleine de verve, Frédéric Beigbeder nous plonge dans une réjouissante satire de la société de consommation, mettant au jour ses travers qui nous façonnent. Deux des trois volumes qui composent cette intégrale ont été adaptés au cinéma ( 99 francs et Au secours pardon – sous le titre L’Idéal ). C’est très efficace, avec une férocité masochiste très amusante. Une chronique impitoyable de son temps. Frédéric Badré, Le Figaro . PRÉFACE DE MARC LAMBRON.
Coffret regroupant :- Mémoires d'un jeune homme dérangé- Vacances dans le coma- L'amour dure trois ans