
Emmanuel Faber, le patron visionnaire écarté de Danone, partage sa passion de la montagne et ses engagements pour l'avenir. " Nous sommes au pied de la montagne. Nous avons dix ans pour ouvrir une nouvelle voie et nous y engager tous ensemble. "Passée sa brutale éviction de Danone, Emmanuel Faber se pose dans un refuge des Alpes. Il raconte comment la montagne et l'escalade ont dessiné son itinéraire : l'orage en Oisans dans l'enfance, les falaises du Vercors à l'adolescence, seul dans la tempête une nuit d'hiver à ski, en collectif pour l'ouverture d'une nouvelle voie sur le granite corse. Il partage son expérience hors du commun de patron activiste et livre sa vision des enjeux d'aujourd'hui et demain.Un appel vibrant à la prise de conscience et à l'action.
Peut-on être vice-président d'une grande multinationale - Danone, l'un des premiers groupes alimentaires mondiaux-, et vouloir garder vivantes les aspirations d'une jeunesse bouleversée par la lecture de Kant et de Lévinas, et l'inspiration initiatique d'un Christian Bobin ou d'une Christiane Singer ? Comment peut-on être à la fois efficace et utopique, manager et dissident, affirmer qu' "un autre monde est possible" sans verser dans l'imposture, se retrouver au Forum social mondial pendant que son président, Franck Riboud, participe au Forum de Davos ?Emmanuel Faber nous fait part des interrogations provoquées par ces situations et nous livre les réflexions que lui inspire le fonctionnement de la finance internationale. Et surtout, il nous raconte les multiples projets que les équipes de Danone ont contribué à faire naître dans le monde entier, avec son ami le Prix Nobel de la Paix Muhammad Yunus, et avec beaucoup d'autres.D'une écriture élégante et vivante, il nous ouvre des chemins de traverse.
by Emmanuel Faber
Au moment où la crise du politique devient de plus en plus profonde, l'entreprise tente une véritable OPA sur la société civile. Les médias n'hésitent pas à poser la question de la présence d'un patron à l'Elysée, panacée aux maux de cette fin de siècle. Prétendant jouer un rôle central qui dépasse très largement sa fonction économique, l'entreprise s'arroge le droit d'intervenir dans tous les domaines : l'éducation, la culture, les loisirs... la morale, tentant de faire oublier ce pourquoi elle est constituée : la recherche du profit et du pouvoir qui en découle. C'est ce rôle exorbitant et dangereux que dénonce l'auteur, car il y va de la liberté de l'individu qui, avant d'être un producteur ou un consommateur, est d'abord un citoyen.
by Emmanuel Faber