
Alice a 48 ans, c’est une femme empêchée, prisonnière d’elle-même, de ses peurs, de ses souvenir douloureux (origines modestes, native de Cambrai, séduite et abandonnée, fille-mère, chassée de chez elle, cabossée par des hommes qui l’ont toujours forcée ou ne l’ont jamais aimée). Ancienne professeur de français, elle vit dans ses rêves et dans les livres auprès de sa fille, richement mariée et qui l’a installée près d’elle, à Paris.Tout change un beau jour lorsque, ayant fait halte dans un salon de thé, Alice est révélée à elle-même par un masseur japonais d’une délicatesse absolue qui la réconcilie avec son corps et lui fait entrevoir, soudain, la possibilité du bonheur.Cet homme devient le centre de son existence : elle apprend le japonais, lit les classiques nippons afin de se rapprocher de lui. Enfin, par l’imaginaire, Alice vit sa première véritable histoire d’amour. Pendant une année entière, elle revient se faire masser sans jamais lui signifier ses sentiments, persuadée par quelques signes, quelques gestes infimes qu’ils sont réciproques.Le jour où elle maitrise assez la langue pour lui dire enfin ce qu’elle ressent, l’homme a disparu...D’où la lettre qu’elle lui adresse, qui lui parviendra peut-être, dans laquelle elle se raconte et avoue son amour. Tendre, sensuelle, cette lettre est le roman que nous avons entre les mains : l’histoire d’un éveil. Ce qu’Alice n’a pas dit, elle l’écrit magnifiquement. Prête, enfin, à vivre sa vie.
« Lorsqu’on commande un café à Naples, on peut en régler un second qui sera offert à qui n’aura pas les moyens de s’en payer une tasse. Il est indiqué sur l’ardoise du bar comme un café sospeso : un café suspendu. Voici un récit composé de sept histoires que j’ai recueillies par bribes au café Nube pendant les quarante dernières années. Toutes sont liées par ce fil invisible qu’est le café suspendu. Du côté de celui qui offre comme de celui qui reçoit, la vie passe dans cette tasse… » Le narrateur, Jacques Madelin, un Français installé à Naples après une déception amoureuse, passe le plus clair de son temps installé au café, juste en bas de chez lui, à prendre des notes en observant les personnes qui se croisent, se cachent ou se cherchent, les rencontres amoureuses ou amicales qui se tissent. La peau d’un crocodile de légende transformée en un étrange sac, une femme trompée qui s’arrange avec la maîtresse de son mari pour garder ce dernier, une jeune femme qui doit se débarrasser du foulard légué par sa grand-mère pour retrouver le goût de vivre, un écrivain aux mille visages, un homme qui a peur de dormir, et même un médecin chinois qui veut soigner les gens en bonne santé…Tout en racontant des histoires pleines d’humanité, de fantaisie, de souvenirs, de récits historiques, légendaires ou imprégnés de psychanalyse, Jacques dessine au fil des pages un bouleversant autoportrait. C’est aussi un livre sur la charité, sur la manière dont la prodigalité se répercute sur nos destins.Le talent de conteuse d’Amanda Sthers fait merveille, alliant grâce poétique, peinture des sentiments et évocation d’une ville à l’atmosphère unique.
À quarante ans, Madeleine vit seule, à Brest. Elle travaille comme agent immobilier, connaît quelques aventures, des « amours de passage », comme l’on dit, des hommes qui ne s’attachent pas, qu’elle aimerait bien retenir mais qui se contentent d’une fois, d’une petite fois avec elle et qui disparaissent. Un matin, elle reçoit un appel de Paris à l’agence. Un certain Castellot cherche des maisons dans la région. Il arrivera dès le lendemain. Lui va s’attacher à elle. Au début, Madeleine n’y croit pas vraiment, se raisonne, se dit que cet homme marié et père de famille ne reviendra jamais ni dans son lit ni dans sa Bretagne glacée. Elle se trompe. Castellot revient et, tandis que Madeleine décide qu’il est l’homme de sa vie, lui songe à en changer, de vie, de femme, de climat affectif.On dit souvent qu’un bon roman, c’est la rencontre d’un auteur et d’un personnage. Pour son premier roman chez Stock, Amanda Sthers nous en livre deux, un homme et une femme qui n’avaient rien pour s’aimer ni se comprendre, que l’amour réunit, un amour impossible : un type comme Castellot ne devrait pas s’enterrer à Brest, se coucher dans des draps toujours froids, jamais secs. Tous deux semblent inconsolables mais ce n’est pas le même chagrin qui les étreint ni la même maladie. Celui ou celle qui se sortira le mieux de cette drôle d’aventure n’est évidemment pas celui qu’on croit.
« Saviez-vous qu’en Israël on se servait des porcs pour pourchasser les terroristes ? D’abord parce qu’ils ont un flair hors du commun, ensuite parce que si un musulman touche un cochon, il se voit refuser les sept vierges au paradis. On y élève donc des cochons sur pilotis comme l’exige la loi afin qu’ils ne frôlent pas la terre sainte. Que rêver de mieux comme personnage qu’Harry Rosenmerck, juif ashkénaze, cardiologue parisien qui a tout quitté pour devenir éleveur de cochons en Israël ?Et puis un rabbin est né pour le contredire : Moshe, qui ne supporte pas cette dérive et encore moins qu’Harry arrondisse ses fins de mois en vendant de la viande impure aux restaus branchés de Tel Aviv, ça les mène forcément vers des discussions politiques. Et qu’y a-t-il de plus critique qu’un juif pour parler de la politique intérieure d’Israël ? Vous connaissez ce dicton sans doute : quand il y a deux juifs dans une pièce, il y a trois avis.David, le fils d’Harry, auteur de théâtre à succès, homosexuel, lui écrit aussi mais son père ne lui répond jamais, incapable d’imaginer son fils dans les bras d’un homme.La fille d’Harry, Annabelle, quitte New York pour fuir un chagrin d’amour et va le retrouver ailleurs en chemin.Et enfin son ex-femme, mère de ses deux enfants, qui se découvre un cancer et revisite leur histoire d’amour et ses zones d’ombre comme si cela pouvait l’aider à affronter la vie et son issue.C’est un roman sur les limites de chacun, sur ce qu’on ne se dit pas, ou trop tard. Sur les élans du coeur qui restent coincés dans la gorge. Sur les instants qui passent et qu’on n’a pas su saisir. Sur la petite histoire dans la grande. C’est un roman d’amour. »
« Quand j’avais six ans, mon oncle Benoît s’est suicidé. Il était beau. Il était vivant et enfantin parce qu’il était fou aussi. Ma mère a épousé un psychiatre et celui-ci lui a donné trois enfants, mais a échoué à sauver son frère. Juste après, ils ont divorcé et ma mère est morte aussi, morte à mes yeux : Viviane avait presque la même voix, le même visage, le même prénom, les mêmes gestes, mais cette dame qui s’occupait de nous n’était pas ma maman. Je suis mère à mon tour, j’ai des enfants, l’âge de ma mère à cette époque, et mon frère a l’âge de Benoît. Depuis plus d’un an, Benoît hante mes rêves et me dit qu’il a froid. À Madagascar, où ma mère a grandi, c’est le signe que le retournement des morts doit avoir lieu. Il faut sortir le cadavre de son tombeau et procéder à une série de rites afin de faire fuir ce qui n’est pas mort avec lui. Pour éviter que la malédiction s’abatte, que l’histoire se répète, pour rompre le charme. »
La vie, en général, n’en finit pas de faire des promesses qu’elle prend plaisir, ensuite, à ne pas tenir.On avait ainsi promis à Alexandre, dès sa naissance, le bonheur, l’amour, le soleil, l’Italie et toutes les nuances du plaisir, et il en eut sa part. Mais il s’avisa, à mesure, que chaque promesse accomplie portait également en elle une part de regret, une zone de mélancolie.Dans ce roman, on croisera beaucoup de désirs, de folles sensualités, des jours glorieux, des amantes, des amis fidèles – et, en même temps, leurs contrepoints douloureux et sombres. Cette histoire concerne la plupart des hommes qui entrent dans l’existence en grands vivants. Et qui, par négligence, y font d’irrémédiables dégâts.Son écriture coule comme un ruisseau la nuit, laissant filer une eau noire pour mieux surprendre par ses fulgurances. Et nous troubler profondément. Christophe Barbier, L’Express .Sans aucun doute l’un de ses meilleurs livres. Émilie Grangeray, Le Monde des livres .
L'infidélité soulève des milliers de questions, de fantasmes, d'anecdotes...Amanda Sthers a fait des recherches pour retrouver les tromperies scandales emblématiques. Elle s'est aussi interrogée en revenant aux racines, aux textes religieux : comment échapper à cette malédiction ? Comment garder l'amour intact ? Et si l'infidélité était née avec l'amour ? " La notion de fidélité est apparue avec la sédentarité, ainsi pouvait-on être sûr de transmettre son morceau de terre à sa descendance. Il y a donc eu un long moment d'humanité volage. Étions-nous déjà jaloux ? Passionnés ? Avons-nous inventé l'amour et ses dérives ? Le désir est-il dissociable de l'amour ? À l'heure des réseaux sociaux et de la course à l'éternelle jeunesse, peut-on aimer la même personne toute sa vie ?Il existe mille façons d'être fidèle à soi-même. Me poser des questions sur l'infidélité en définissant les mots qui l'accompagnent, en revisitant les grands textes de la littérature et les figures qui l'ont illustrée, était une façon de me demander si j'avais encore le droit d'être une incorrigible romantique... " Amanda Sthers
" Chicken Street ", c'est la rue principale de Kaboul où vivent les deux seuls juifs d'Afghanistan : Simon, le cordonnier amateur de santiags et d'une forme d'humour qui ne séduit pas toujours son ami Alfred, l'écrivain public qui détient les clés de la Synagogue et adore le tango... Un jour, Naema, si belle sous son voile, supplie Alfred d'écrire une lettre en son nom à un journaliste américain qu'elle a aimé, une nuit, sous les bombes, et dont elle attend un enfant. De Kaboul à New York, tout bascule alors dans une tragi-comédie chahutée par l'Histoire... Naissance ou lapidation ? " Chicken Street " ou Manhattan ? Fausses lettres ou vraies promesses ? Le destin oscille, hésite, rit, gémit... Dans ce roman, où le merveilleux rivalise avec la folie des hommes, tout s'accomplit sous le regard de ce Dieu facétieux dont Woody Allen a dit : " S'il existe vraiment, j'espère qu'il a une bonne excuse "...
'Keith me' n'est pas un livre de plus sur les Rolling Stones. Il n'est pas non plus la biographie de Keith Richards, ni l'autobiographie amoureuse d'Amanda Sthers. 'Keith me' est pourtant ces trois livres à la fois : par un tour de force littéraire assez impressionnant, Amanda Sthers, Andrea Stein dans le roman, est entrée dans la peau de Keith Richards. Elle est ce visage étouffé de rides, elle est cet enfant perdu dans le parc municipal de Dartford. Elle est l'amant de Mick Jagger quand ils font l'amour pour la première fois, elle est ce guitariste de génie qui s'envoie les plus belles filles du monde, elle a pris les mêmes drogues, suivi le même diable et survécu à tout. Elle est aussi, entre les lignes, une jeune femme qui vient de rompre avec le père de ses enfants, cette éternelle jeune fille que personne ne prend vraiment au sérieux ni au tragique et qui semble devoir connaître quelques vrais malheurs avant d'être reconnue comme artiste. Comment surmonter un chagrin, comment raconter une rupture sur un mode et sur un ton neufs : en changeant de personnalité, en changeant de rôle et de sexe, en devenant ce vieux garçon qui a sniffé les cendres de son père.
C'est, simplement, le monologue d'une très jeune fille qui souffre d'une « maladie » bien singulière : malgré son âge, sa beauté, sa blondeur, elle se prend pour un vieux juif de 80 ans, ancien déporté, avec une mémoire emplie de supplices et de tourments. Ainsi, ce « vieux juif » raconte sa vie avec quelques excursions, tout de même, dans son identité de jeune fille. C'est très étrange, très fort. On s'habitue vite à l'improbabilité de la situation. L'émotion contamine chaque réplique, jusqu'au dénouement, plus ou moins freudien, de cette étrange histoire ?
« Je ne suis pas comme tout le monde, une seule personne avec mille souvenirs. Je me trimballe toute la journée avec des nouvelles moi. Celle d'il y a cinq minutes. Celle qui voulait être danseuse étoile. Celle qui a menti. Celle qui chantait mal. Et celle qui va pleurer. Oui, je suis bien trop de personnes pour un seul corps... »
LOVE, ALICE follows Alice, a middle-aged literature teacher whose lifelong loneliness is exacerbated upon her move from the French countryside to Paris. Alienated from her only daughter and hungry for comfort and companionship, Alicebegins to develop romantic feelings for her quiet, reserved Japanese masseur, Akifumi. Too guarded to tell him the truth face-to-face, Alice instead writes Akifumi a long letter in which she reveals not only her burgeoning love and intense longing for him but also opens up about her difficult, at turns shocking past.
A partir de la tuerie qui a eu lieu à Newton dans le Connecticut en décembre 2012 et du pistolet comme symbole phallique, ce récit, fait dans la peau du tueur juste avant le drame, tente de comprendre comment un être humain a pu en arriver là et est devenu le symptôme d'un pays fantasmé mais souffrant.
A l'occasion de la sortie du film événement "Ma vie avec Liberace" avec Michael Douglas et Matt Damon, la rédecouverte du roman d'Amanda Sthers, le seul livre sur ce pianiste de génie. Liberace, pianiste de génie, star américaine des années 1960, était-il fou ? A travers une confession fictive, Amanda Sthers lui donne la parole.Celui qui a bouleversé les Etats-Unis puritains, l¿un des premiers morts du sida médiatisés, évoque son parcours, son amitié avec Elvis et Streisand, son enfance, sa mère étouffante, son jumeau mort-né, ce double qu¿il a cherché toute sa vie, cet amant à qui il a fait remodeler le visage pour qu¿il lui ressemble trait pour trait avec quarante années de moins et qu¿il a fini par jeter à la rue avec un simple sac-poubelle.Le roman d¿une vie qui ressemble à une superproduction hollywoodienne.
Au jeu du plus agaçant, les plus petits sont rarement perdants ! Dans l'eau bleue d'une mer bien salée nageait Comentutapel, un poisson perroquet. Petit, coloré, farfelu et... agaçant ! Il ne pouvait s'empêcher de répéter d'une voix aigrelette tout ce que les autres animaux marins disaient... lorsque, un jour, il tomba nez à nez avec un charmant requin...
Moi, Lili Lampion, 8 ans et beaucoup trop d'imagination ! Lili Lampion a 8 ans, des parents divorcés, un petit frère malade, une nounou qui pue, un oncle danseur et une meilleure copine. Elle raconte sa vie dans son journal, rempli d'anecdotes drôles et piquantes. La vie de Lili est chamboulée quand, pour soigner son frère, toute la famille déménage à New York. Dans ce nouvel univers, Lili trouve refuge dans son imaginaire en inventant un couple de mini Chinois à qui elle se confie.
Sophie, une jeune fille blonde de vingt ans, issue d’une famille catholique et bourgeoise affirme être Joseph Rosenblath, un vieux juif rescapé d’Auschwitz, enfermé dans un corps qui n'est pas le sien.Dans le magnifique monologue d' Amanda Sthers, l’émotion contamine chaque réplique, et nous interroge sur notre propre identité.Tout semble lapsus, allusion, révélation. A l’ère des chocs et des confusions, un texte troublant et tendre sur le genre et les croyances.« Quand j’ai écrit Le vieux juif blonde, j’avais vingt-six ans. J’étais enceinte de mon second fils, donc femme et homme à la fois, et prisonnière d’un corps qui ne me ressemblait plus. J'ai grandi entre plusieurs religions et cultures, et mon étrangeté est tricotée partout dans ce texte si personnel, comment imaginer alors qu'il puisse devenir universel? Une multitude de thèmes se bousculent mais le propos central est de savoir si nous sommes obligés de ressembler à ce que notre enveloppe corporelle nous impose, si notre psyché est forcément en accord avec notre âge, nos traits, et notre sexe, si une jolie jeune fille blonde a le droit d’être profondément triste. Ce monologue de théâtre dont le succès m'a dépassée a bouleversé ma trajectoire et ma vie. »
by Amanda Sthers
« Il y a évidemment des secrets derrière ses secrets, des moments de mystère, de tristesse et de joie dans l’ombre des silences que certains entendront. Il est possible que mes souvenirs aient leurs fantaisies, mais j’ai fait de mon mieux pour lui rendre justice, pour exprimer ce que mon père m’a raconté comme ce qu’il a tu, les gestes que je vais te transmettre et ceux qu’il n’a pas faits. »Alors que Marc s’apprête à adopter un enfant, son père meurt. Pour offrir à son fils un morceau de son histoire, il plonge dans la vie hors du commun d’Hippolyte, chauffeur de taxi exubérant devenu archéologue fantasque, et remonte aux histoires d’amour de ses parents et de ses grands-parents, procédant à une archéologie de l’intime.De l’Égypte à Paris en passant par la Grèce et l’Italie, Amanda Sthers compose une fresque familiale sur la transmission et l’origine, peuplée de personnages aux incroyables destins. Impossible de lâcher cette saga à l’écriture aussi poétique que ses héros.
Le lien suivi de Monsieur Pipi Dans Le Lien, deux êtres se découvrent frère et soeur à la mort de leur père. Ils sont ce qu'il reste de sa dépouille. Ils sont ses mensonges en vie. Forcément ils s'attirent, forcément ils s'aiment et se haïssent à la fois. Qui a été le plus aimé ? Qui connaissait son véritable père ? Réfugié en France à la grande époque du Quartier latin, Monsieur Pipi trouve un emploi fixe dans un haut-lieu stratégique entre tous : les W.-C. d'un café en face du Flore...
Après Lily Lampion, voici le journal de Timothey Fusée !Timothey Fusée a 7 ans, une grande sœur super énervante, et une nouvelle copine qui s’appelle Lili Lampion. Il aime le foot, ne prend jamais le métro par peur des zombies, et ne mange jamais d’œufs pour ne pas risquer de s’étouffer avec les coquilles. Dans son journal truffé d’humour et de tendresse, il raconte sa vie, ses passions, ses colères et ses angoisses, et croyez-le ou non, il en a un certain nombre…
Depuis le massacre du 7 octobre 2023, Gilles ne reconnaît plus sa femme Rébecca, une éditrice parisienne dont l’identité juive ressurgit obsessionnellement en même temps qu’apparait au plafond de leur chambre à coucher un champignon mystérieux impossible à éradiquer.Tout ce qui lui était familier lui devenant étranger, Gilles se réfugie dans un adultère clandestin avec la belle Capucine, avec laquelle il se sent « à la maison » et qui va l’encourager à découvrir les meetings de Jordan et Marine. Passion sexuelle bientôt mêlée de passion politique, dans un monde où tout se défait.Autour de ce trio, un rabbin séduisant, un avocat provocateur, une écrivaine intersectionnelle qui rêve d’un prix littéraire, un ami fasciste, une influenceuse pro-israélienne, des dîners pleins de vie et d’engueulades, les grands mots, la folie de tous dans une France obsédée par les questions identitaires ( religion, communautés, genres, sexes…) qui semble elle aussi recouverte de moisissure.20 après le succès de son mythique Vieux juif blonde sur scène, Amanda Sthers, nous offre un roman vif, drôle, implacable, une variation contemporaine sur La Métamorphose de Kafka sous forme de fable politique aux dialogues ciselés dont nul ne sort indemne et qui fait du bien dans un monde où la nuance, le recul et l’humour se font rares.
by Amanda Sthers
by Amanda Sthers
Sophie, une jeune fille blonde de vingt ans, issue d’une famille catholique et bourgeoise affirme être Joseph Rosenblath, un vieux juif rescapé d’Auschwitz, enfermé dans un corps qui n'est pas le sien. Dans le magnifique monologue d' Amanda Sthers, l’émotion contamine chaque réplique, et nous interroge sur notre propre identité.Tout semble lapsus, allusion, révélation. A l’ère des chocs et des confusions, un texte troublant et tendre sur le genre et les croyances. « Quand j’ai écrit Le vieux juif blonde, j’avais vingt-six ans. J’étais enceinte de mon second fils, donc femme et homme à la fois, et prisonnière d’un corps qui ne me ressemblait plus. J'ai grandi entre plusieurs religions et cultures, et mon étrangeté est tricotée partout dans ce texte si personnel, comment imaginer alors qu'il puisse devenir universel? Une multitude de thèmes se bousculent mais le propos central est de savoir si nous sommes obligés de ressembler à ce que notre enveloppe corporelle nous impose, si notre psyché est forcément en accord avec notre âge, nos traits, et notre sexe, si une jolie jeune fille blonde a le droit d’être profondément triste. Ce monologue de théâtre dont le succès m'a dépassée a bouleversé ma trajectoire et ma vie. »
by Amanda Sthers
Dans la salle d attente d un centre de thalassothérapie, Aristide, un patron retiré des affaires, fait la connaissance de Jean, psychanalyste et écrivain parisien, et tente de conclure avec lui un marché extravagant : lui confier son épouse. Mais Jean, lui, est venu pour reconquérir Alexa, une jeune femme sur le point de se marier. Acceptera-t-il cette proposition d Aristide ? Partira-t-il avec Alexa ? Voudra-t-elle encore de lui ?
by Amanda Sthers
by Amanda Sthers
by Amanda Sthers
Dans mon jardin secret, il y a un chat bleu, un canard timide et une alouette gourmande. Le canard timide se demande sans arrêt pourquoi le chat est bleu. Mais il n'a jamais osé lui poser la question. Le chat, lui, n'y comprend rien : « Pourquoi le canard ne me demande-t-il pas pourquoi je suis bleu ? » Le canard timide osera-t-il demander au chat pourquoi il est bleu ? Ce n'est que lorsque l'alouette chez qui ils vont goûter tous les jours partira chercher son bel albatros qu'un événement inattendu va changer la donne et renforcer encore plus l'amitié des deux amis !