
Alexandre Jardin, né le 14 avril 1965 à Neuilly-sur-Seine, est un écrivain et un cinéaste français. Il est le fils de Pascal Jardin, écrivain et scénariste et le petit-fils de Jean Jardin (1904-1976), homme politique, éminence grise de Pierre Laval. Il a 2 frères et une demi sœur. Il se marie à l'âge de 23 ans et a cinq enfants. Il écrit à 20 ans son premier roman, intitulé Bille en tête (1985) (prix du 1er Roman en 1986). Il obtient en 1986 son diplôme de Sciences po. Il est réalisateur de plusieurs films dont Bille en tête ou Fanfan, mais a aussi été, à l'époque chroniqueur au Figaro. En 1988 il reçoit le prix Fémina pour son livre : Le Zèbre. Ouvrage qui sera adapté au cinéma par Jean Poiret en 1992 (avec Thierry Lhermitte dans le rôle principal). Il a été chroniqueur littéraire pour Canal+ dans l'émission Nulle part ailleurs (avec Philippe Gildas et Antoine de Caunes). En tant qu'écrivain, ses principaux thèmes sont l'amour à la Feydeau et la pédagogie. Il aborde la peur de la monotonie et le regain de la première flamme amoureuse. Une particularité remarquée, des enfants émerveillés sont souvent mis en scène. En 1999, il est à l'origine de la création de l'association « Lire et faire lire » avec le journaliste Pascal Guénée. En 2002, il poursuit son engagement associatif avec la création de l'association Mille Mots pour laquelle des bénévoles retraités interviennent en prison. Il est également parrain de l'association Unis-Cité qui propose un service civil volontaire aux jeunes âgés entre 18 et 25 ans. En 2004 il écrit une série d'ouvrages destinés aux adolescents, Les Coloriés. Il publie le 1er avril 2008, Chaque femme est un roman, une série de portraits de femmes. Son dernier roman, Quinze ans après, sort en Octobre 2009 chez les Éditions Grasset.[ From Wikipedia
Dans un archipel du Pacifique Sud ignoré des géographes, l'île des Gauchers abrite une population où les droitiers ne sont plus que l'exception. Mais là n'est pas le plus important. Cette minuscule société, fondée par des utopistes français en 1885, s'est donné pour but de répondre à une colossale question : comment fait-on pour aimer ? Sur cette terre australe, le couple a cessé d'être un enfer. C'est l'endroit du monde où l'on trouve, entre les hommes et les femmes, les rapports les plus tendres.Voilà ce que vient chercher, dans l'île des Gauchers, lord Jeremy Cigogne. À trente-huit ans, cet aristocrate anglais enrage de n'avoir jamais su convertir sa passion pour sa femme Emily en amour véritable. À trop vouloir demeurer son amant, il n'a pas su devenir un époux.Dans cette réalité à l'envers où tout est à l'endroit, Cigogne et Emily se délivrent non sans mal de leurs habitudes et tentent l'aventure de se combler en suivant les coutumes et les rites étonnants du petit peuple des Gauchers.
"Le jour où mon père est mort, le 30 juillet 1980, la réalité a cessé de me passionner. J'avais quinze ans, je m'en remets à peine. Pour moi, il a été tour à tour mon clown, Hamlet, d'Artagnan, Mickey et mon trapéziste préféré ; mais il fut surtout l'homme le plus vivant que j'ai connu.Pascal Jardin, dit le Zubial par ses enfants, n'accepta jamais de se laisser gouverner par ses peurs. Le Zubial avait le talent de vivre l'invivable, comme si chaque instant devait être le dernier. L'improbable était son ordinaire, le contradictoire son domaine.S'ennuyait-il au cours d'un dîner ? Il le déclarait aussitôt et quittait la table, en baisant la main de la maîtresse de maison. Désirait-il une femme mariée ? Il ne craignait pas d'en faire part à son époux, en public, et d'escalader la façade du domicile conjugal le soir même pour tenter de l'enlever.S'il écrivit des romans et plus de cent films, cet homme dramatiquement libre fut avant tout un amant. Son véritable métier était d'aimer les femmes, et la sienne en particulier.Ce livre n'est pas un recueil de souvenirs mais un livre de retrouvailles. Le Zubial est l'homme que j'ai le plus aimé. Il m'a légué une certaine idée de l'amour, tant de rêves et de questions immenses que, parfois, il m'arrive de me prendre pour un héritier."Alexandre Jardin.
« J'ai toujours été enchanté, ensoleillé et délivré de mes limites par les magiciens qui pensent autrement. Ce petit livre à part me trotte dans la tête depuis mes quinze ans. Joyeux, il est mon plus ardent secret. » Dans ce récit haut en couleur et très personnel, Alexandre Jardin nous dévoile le nom de ses héros improbables, ses maîtres cachés. Ceux qui lui ont appris à penser différemment pour dépasser ses peurs et être plus heureux . Ceux qui ont changé sa vie, et peuvent changer la vôtre. Et si notre époque avait besoin de leur liberté contagieuse ? De ces génies souvent méconnus ? Suivons les panneaux « Autres Directions » !
Gaspard Sauvage, dit le Zèbre, refuse de croire au déclin des passions. Bien que notaire de province, condition qui ne porte guère aux extravagances, le Zèbre est de ces irréguliers qui vivent au rythme de leurs humeurs fantasques. Quinze ans après avoir épousé Camille, il décide de ressusciter l'ardeur des premiers temps de leur liaison. Insensiblement, la ferveur de leurs étreintes s'est muée en une complicité de vieux époux. Cette déconfiture désole Gaspard. Loin de se résigner, il part à la reconquête de sa femme. Grâce à des procédés cocasses et à des stratagèmes rocambolesques, il redeviendra celui qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être : l'Amant de Camille, l'homme de ses rêves. Même la mort pour lui n'est pas un obstacle.
"Tandis que mon père s'endort peu à peu contre moi, je lui parle une dernière fois :Plus tard, tu ne pourras pas vivre avec le secret des Jardin. Il te tuera...Tu feras un livre, Le nain jaune, pour le camoufler.Au même âge que toi, j'en ferai un, Des gens très bien, pour l'exposer.Et je vivrai la dernière partie de ta vie... La mienne.Dors mon petit papa, dors...Ce livre aurait pu s'appeler "fini de rire".C'est le carnet de bord de ma lente lucidité."
On her own at 18, Miss Liberté will not be satisfied with a small bit of happiness. Her love must be perfect. Enter Horace, the headmaster of a college, married to a professional woman, his dreams farther and farther out of reach.
« Ce livre est mon secret, l'obscur le plus obscur de ma vie. » Le 11 octobre 1993, Emmanuel Jardin met fin à ses jours. Trente ans plus tard, Alexandre, son frère, se confronte à son fantôme et à sa culpabilité de survivant. Emmanuel, « le plus inclassable et dérangeant des Jardin », étourdissant de charme comme capable du pire, a laissé derrière lui un sentiment d'amertume et de honte. Un secret dont son frère cadet est le seul détenteur. Dans ce récit à vif, Alexandre Jardin évoque pour la première fois ce deuil qui ravive le passé et déchire le présent. Avec pudeur, il revisite la légende d'une famille où, entre parents et enfants, les rôles sont inversés, interroge la dualité d'un garçon qui finira par céder à la mort, et élève à ce frère une sépulture de papier. Alexandre Jardin (Prix du Premier Roman, Prix Femina) est l'un des auteurs de langue française les plus lus. Ses romans ont touché des générations de lecteurs ( Le Zèbre , Fanfan , L'Ile des gauchers , Le Petit Sauvage , etc), tout comme ses récits autobiographiques ( Le Roman des Jardin , Le Zubial , Des gens très bien ). " Un livre aussi bouleversant que décoiffant.[...]. Le choc de la rentrée." Paris Match
Alexandre Crusoé a vingt ans lorsqu'il décide de résister toujours au désir que lui inspire Fanfan et de ne jamais avouer sa passion afin de la soustraire à l'usure du temps. Faire la cour sans fléchir devient sa maxime. Amoureuse, Fanfan usera de toutes les ressources de son esprit imprévisible pour exacerber la concupiscence d'Alexandre, avec l'espoir de l'obliger ainsi à renoncer à sa résolution. Fanfan est le roman d'un jeune homme qui voulut prolonger éternellement les préludes d'un amour.
Un jour, Alexandre Eiffel s'aperçoit avec effroi qu'il est devenu une grande personne, un empaillé de trente-huit ans. Esclave de son agenda, il ne copule plus guère et se prélasse sans honte dans la peau d'un mari domestiqué, indigne du petit garçon rebelle et vivant qu'il fut, celui à qui son papa disait : - Le Petit Sauvage, tu es fou !Alexandre décide de réveiller l'enfant en lui. Il quitte l'épouse qui lui servait de bouillotte, rachète la maison où vécut le Petit Sauvage, part retrouver la Société Secrète des Crusoé et surtout Fanny, son bateau bleu et ses lèvres inoubliables.Mais les ans ont passé et le retour aux amours enfantines ne pourra se faire que grâce à Manon, la contrôleuse des volcans, qui fait si bien l'amour dans les branches des arbres.Adulte qui joue à l'enfant, enfant qui joue à l'adulte, Alexandre est la création la plus originale de l'auteur du Zèbre.
Avec ses seize ans en bandoulière, Virgile veut désormais vivre tout haut et non plus chuchoter sa vie dans les couloirs d'une école. Il a une fleur dans le coeur et cette fleur veut voir le soleil. Adolescent charmeur, doué d'une gaieté infernale et enfantine, il séduit une amie de son père : Clara. Mariée et fortunée, Clara retrouve dans cette folle aventure la fièvre des premières passions.De nuits d'amour dans les hôtels, où on les prend pour mère et fils, en descentes dans les magasins de jouets, où Virgile dévalise le rayon des trains électriques, leur liaison prend une tournure de conte de fées amoral où tout va très vite ; mais déjà se dresse le père de Virgile qui n'apprécie guère que son fils se conduise en "gigolo"...Pourtant, au milieu de cette apparente gabegie, Virgile s'affermit, se plante sur ses jambes, prend la mesure du monde. Seule sa grand-mère, l'Arquebuse, semble le comprendre. Personnage tendre, haut en couleur et authentique, l'Arquebuse est pour Virgile une sorte d'assurance tous risques qui garantit le coeur, avec en prime des pâtés de canard.La clef de ce roman pudique, rapide et cocasse réside sans doute dans cette confidence de l'Arquebuse à Virgile : "Chaque fois que tu vis, que tu écris ou que tu dis avec légèreté quelque chose de grave, tu gagnes en grandeur."
Est-il possible de vivre sans adultes ? De dire non à l'univers raisonnable et sérieux des grandes personnes ? Écoutez plutôt. Il était une fois une île dans le Pacifique où vit un peuple qu'aucune carte n'a jamais répertorié : les Coloriés. Turbulents, sincères et gobeurs d'instants, ils vivent dans un univers sans adultes où l'enfance et le jeu sont devenus une culture à part entière.En 2003, l'ethnologue Hippolyte Le Play rencontre à Paris Dafna, une jeune et ravissante représentante du peuple colorié. Imprévisible, gouvernée par ses émotions et ses désirs fantasques, cette "grande petite fille" le bouleverse immédiatement. Mais les Coloriés ne sont pas oiseaux que l'on apprivoise facilement. Et voilà Hippolyte embarqué dans une course-poursuite imprévue qui l'entraînera bien loin de chez lui.Avec ces Coloriés et leur fantaisie tendre et espiègle, l'auteur du Zubial et du Zèbre nous offre là son roman le plus déroutant et le plus drôle. Une véritable invitation à se hisser à la hauteur si dépaysante de l'enfance.
A trente-deux ans, Alexandre Rivière découvre que Jeanne, sa femme depuis sept ans, n'est pas heureuse. Désespéré que son couple ait échoué, il préfère disparaître. Il quitte sa femme et ses deux enfants, le soleil écrasant des Nouvelles-Hébrides, son métier d'instituteur et un amour délavé. Deux ans plus tard, Octave, son jumeau, débarque dans l'archipel. Stupéfaite, Jeanne croit voir en lui « ce bis amélioré que le réel ne sait jamais offrir ». Par un habile marivaudage, l'Alexandre idéal va l'entraîner sur le chemin de la guérison. Il l'aidera à se corriger d'elle-même, à se libérer peu à peu de ses complexes, de ses culpabilités. Il lui apprendra à mieux s'aimer pour aimer mieux... Mais qui est ce Rivière venu la délivrer d'elle-même ? Manipulateur au service de l'amour, Octave est la création la plus déroutante de l'auteur du Zubial, du Zèbre (prix Femina, 1988), du Petit Sauvage et de L'île des Gauchers.
Avec ce livre, Alexandre Jardin clôt provisoirement sa « trilogie » familiale. Le Zubial disait sa dette à l’endroit de son père ; Le roman des Jardin remerciait sa famille ; et ce nouvel ouvrage rend grâce aux femmes qui ont fait son éducation, au premier rang desquelles figure, bien sûr, sa mère. Mais Alexandre Jardin éprouve de la gratitude à l’endroit de la plupart des femmes qui ont croisé son chemin – et qui ne sont pas toutes, loin de là, de souche « jardinienne ». Ainsi, ce roman raconte, par brefs chapitres, ce qu’il a appris, sur le chemin de sa vie, auprès de telle ou telle. Sa galerie va de sa mère, donc – grande prêtresse de fantaisie – jusqu’aux amoureuses de passages, de son épouse « Liberté » jusqu’à Françoise Verny, d’un professeur de mathématiques à une auto-stoppeuse, d’une mythomane à une aventurière… De fait, ces histoires, chacune liée à un épisode précis, se répondent, se mêlent, se recoupent de telle sorte que nous nous retrouvons à l’intérieur d’un roman d’apprentissage où le héros déguste ses leçons de plaisir, de courage, de lucidité, de rouerie, de bonheur. C’est toute la vision d’un monde « jardinisé » qui est passée en revue : prenez vos désirs pour des réalités, mettez toujours une forte dose de liberté dans cette réalité, et écoutez attentivement ce que les femmes ont à vous apprendre… Alexandre Jardin s’épanouit joyeusement à l’intérieur de ce programme fou-fou-fou. Et, plus grave, il est très convaincant.
Ce roman vrai est la pierre d’angle de la grande saga des Jardin. Après le portrait du père merveilleux ( Le Zubial ), du sombre grand-père ( Des gens très bien ), du clan bizarre et fantasque ( Le roman des Jardin ), voici l’histoire de la mère d’Alexandre. On y découvre une femme hors norme, qui ose tout, et qui s’impose comme l’antidote absolu de notre siècle timoré.Elle est dans les yeux de son fils l’héroïne-née, la tisseuse d’aventures, l’inspiratrice des hommes, la source jaillissante de mille questions – elle est le roman-même.Un roman qui questionne, affole, vivifie et rejoint la joie du fils. Mais la magicienne, hélas, n’est pas éternelle.Certaines femmes, pourtant, ne devraient jamais mourir.
A trois heures de son mariage new-yorkais, César dévisage la sœur cadette de celle qu’il s’apprête à épouser et comprend que c’est elle, la femme de sa vie.« Puisque notre histoire n’est pas possible, j’aimerais que nous nous aimions... juste une fois dans notre vie, lui propose-t-il. Pour n’avoir aucun regret. Choisis le moment Hannah. Et je ferai comme si je n’avais rien dit. J’attendrai. »Quinze ans plus tard, ils se retrouvent au bord d’un lac québécois, à trois semaines du mariage d’Hannah. Sera-t-elle fidèle à sa parole ou à ses souvenirs ?Veuf, César est guéri de tout romantisme. Revenue de ses rêveries, Hannah a renoncé au sentimentalisme. Peut-on croire encore à la passion quand on a cessé d’y croire ?
Sur l'île de la Délivrance, les enfants sont terrifiés par leur instituteur, M. Silhouette. Un jour, leurs parents partent tous au secours d'une île voisine et ne reviennent pas. Les enfants décident, menés par Ari, de tuer l'instituteur, seul adulte restant, et de réinventer une societé différente, enfantine, farceuse et plus réjouissante que l'univers des adultes.
Un homme rencontre une femme.L’homme ? Oscar, 42 ans, marié avec une actrice, Anne. Auteur de théâtre à succès, cet homme comblé ignore, au début du roman, qu’il va vivre – et non plus seulement écrire - la pièce la plus turbulente de sa vie. Ce sera, pour lui, une comédie risquée, une anthologie de douleurs, une foire aux ivresses, un malheur merveilleux...La femme ? Ce n’est pas son épouse, bien sûr. Elle se nomme Roses de Tonnerre, 25 ans, une fille très « fête en larmes », une orgie de contradictions, un merveilleux danger. Cette Roses ne respecte que l’imprévu et les jeux sans règles. Elle est, de plus, sexuellement très curieuse et d’un haut voltage sensuel...Oscar + Roses : un mélange explosif et charmant.Leurs questions : un couple peut-il s’acclimater à la passion ? Faut-il tout essayer en amour? Est-il recommandé de rompre et de se soumettre plusieurs fois par jour ? Ces deux héros super jardiniens, pour notre plaisir, ne sont pas très encombrés de prudence ni de sagesse. Confondant sans cesse freins et accélérateurs, ils sont toqués de désirs incontrôlés. Leurs frasques vont faire sourire et rire. On les envie, on les plaint, on les envie.Qu’a donc vécu Alexandre Jardin pour écrire ce roman fou-fou-fou à ce moment précis de sa vie ?Qui est cette Roses ? Qui est Anne ?Qui perdra quoi au fil de cette tragi-comédie si singulière, si universelle ?On entend les trois coups.La pièce peut commencer.
Quand Alexandre Jardin avait publié Fanfan, voici quinze ans, il avait mis en scène un héros, Alexandre, qui, craignant d’user son amour pour Fanfan, n’en finissait pas de faire durer les commencements et de prolonger interminablement des marivaudages charmants mais vains. A l’évidence, ce romantisme avait échoué puisque Alexandre et Fanfan s’étaient séparés à la fin du roman… Or, voici l’acte II de leur belle histoire : « quinze ans après », donc, Fanfan et Alexandre se retrouvent, à la suite des manigances de deux personnages secondaires, un éditeur et un producteur, qui ont tout intérêt à exploiter, au cinéma et dans l’édition, les produits de ces retrouvailles. Pourtant, les deux héros ont bien changé : Fanfan, échaudée par deux mariages ratés, ne veut plus s’engager dans quelque aventure conjugale ; à l’inverse, Alexandre s’est converti à l’idée que l’amour – et même le mariage – peut être une exaltation de chaque jour, de chaque heure, à condition d’être doué pour « l’enchantement casanier ». A partir de ce double proramme affectif, Fanfan et Alexandre vont donc réinventer leur couple. Y parviendront-ils ? A quel prix ? Jusqu’à quand ? En tout cas, c’est sur ce thème que brode avec brio un Alexandre Jardin en grande forme. A son couple fétiche, il adjoint des seconds rôles, notamment une certaine Faustine, nymphomane et cruelle. Fanfan, Acte II devrait permettre aux nostalgiques de l’Acte I de retrouver leurs héros – et d’appprendre à mûrir, sinon à vieillir – en leur compagnie.
Croyez-moi, il est possible de mener sa vie en disant tout. Une existence sans deni... Sans angle mort... s'ecria la jeune femme. Vous n'avez donc aucun secret ? Si, des montagnes ! retorqua-t-elle. Alors ? Mes secrets me construisent, mes angles morts me detruisent. Puis elle ajouta avec jubilation: A Noel, j'offrirai le plus beau des cadeaux: ma verite... A ceux que j'aime, ma famille. C'est comme cela qu'il faut vivre... Nous serons vieux plus tard. Joyeux Noel !Apres ses aveux sur le passe collaborationniste de son grand-pere dans Des gens tres bien , Alexandre Jardin s'inspire ici du temoignage d'une jeune femme venue lui reveler sa lourde histoire. Ils ont en commun la volonte de combattre les angles morts, ces mensonges qui empechent de vivre heureux, et de faire eclater la verite sur leur famille.
L'espiègle Dafna a quitté l'île de la Délivrance, ce pays de l'Enfance ignoré des adultes où vivent les Coloriés. Elle arrive à Paris. Quelle ville étrange ! Les enfants comptent pour du beurre et les parents se croient tout permis. Les grandes personnes sont de drôles de gens ! Dafna sème sans tarder la plus joyeuse des zizanies¿Mais comment libérer tous les enfants ? Les Coloriés ne manquent pas d'idées et ils ont leur secret¿
Romancier, Frédéric Sauvage invente des histoires d'amour aux personnages imprévisibles. Mais son existence reste morne jusqu'à ce qu'il rencontre Alice Sauvage, qui est bien décidée à lui faire vivre la romance qu'il mérite. Ensemble, ils partent sur une île du Pacifique Sud où ils s'aiment follement.
Une effrontée qui se donne le droit d’être elle-même.Une amoureuse qui consent à toutes ses contradictions. Une frondeuse assez sage pour être imprudente.Une Française.
« En 1947 parut à Buenos Aires un petit livre - Double Cœur - dans l’indifférence générale. Cet ouvrage au destin prodigieux appelait à créer une communauté d’adeptes de la tendresse, désireux de vivre un chef-d’œuvre amoureux permanent.Par la grâce des réseaux sociaux, ce texte a donné naissance à une véritable confrérie, un univers secret et concurrent du monde où l’amour-aventure, la pleine conscience et le sexe sont enfin à la place qui leur est due. D’une douceur folle, ces emballés désirent une passion perpétuelle.Impossible, me direz-vous ? Eux croient que les ronds carrés existent. Ils s’autorisent l’extravagance, la fantaisie et le merveilleux. S’est ainsi constitué clandestinement une sorte de « peuple de l’amour fou ». »A.J.
"Ce livre est l’histoire de mes mensonges.Sans doute est-ce le plus risqué que j’écrirai jamais. Il m’est vital.Jusqu'où suis-je allé dans l’aveu ? Je n’ai pris aucun ménagement. Un jour, il faut bien déchirer le voile, rompre avec le comédien et coïncider avec soi."
« Ce livre est mon secret, l’obscur le plus obscur de ma vie. »Le 11 octobre 1993, Emmanuel Jardin met fin à ses jours. Trente ans plus tard, Alexandre, son frère, se confronte à son fantôme et à sa culpabilité de survivant.Emmanuel, « le plus inclassable et dérangeant des Jardin », étourdissant de charme comme capable du pire, a laissé derrière lui un sentiment d’amertume et de honte. Un secret dont son frère cadet est le seul détenteur.Dans ce récit à vif, Alexandre Jardin évoque pour la première fois ce deuil qui ravive le passé et déchire le présent. Avec pudeur, il revisite la légende d’une famille où, entre parents et enfants, les rôles sont inversés, interroge la dualité d’un garçon qui finira par céder à la mort, et élève à ce frère une sépulture de papier. Alexandre Jardin (Prix du Premier Roman, Prix Femina) est l’un des auteurs de langue française les plus lus. Ses romans ont touché des générations de lecteurs (Le Zèbre, Fanfan, L’Ile des gauchers, Le Petit Sauvage, etc), tout comme ses récits autobiographiques (Le Roman des Jardin, Le Zubial, Des gens très bien).
Alexandre Jardin a souvent raconté, de façon drolatique ou tragique, de quelle famille réelle il est issu. On connaît son père (le "Zubial"), son grand-père ("le nain jaune") ses oncles et tantes (très pittoresques), mais il revient à la charge en détaillant, cette fois, sa famille "imaginaire". Car Alexandre a, outre le merveilleux Pascal Jardin, trois pères selon l'esprit : Sacha Guitry, le Général de Gaulle et Giacomo Casanova. Ces trois-là balisent, selon lui, une France idéale, celle dont nous avons précisément, aujourd'hui, le plus urgent besoin. Il les convoque donc dans ce livre qui est, à la fois, une triple biographie, une autofiction, et un manifeste à l'usage de nos temps moroses. Guitry l'invite à jouer avec le réel ; de Gaulle lui apprend à le transformer ; Casanova lui révèle comment il convient d'en jouir. Sacha Guitry : cent anecdotes sur cet homme qui ne fit jamais de différence entre le monde et une scène de théâtre. Ses femmes, sa drôlerie, ses bons mots, son génie du quotidien, décuplés par la verve jardinesque, résume à lui seul la France dont rêve Alexandre : une France rieuse, ne prenant rien au sérieux, prompt à l'enchantement et à la rigolade profonde. De Gaulle : à travers lui, Alexandre Jardin ravive sa nostalgie d'un pays qui "verrait les choses en grand". Bien sûr, c'est surtout le Connétable de la guerre, et non le paravent du "gaullisme immobilier", qui est ici convoqué. Etre Français selon Jardin : avoir les pieds sur terre et la tête dans les nuages. Plus de De Gaulle à l'horizon, hélas. Casanova, le séducteur vénitien, dont la présence se justifie dans ce livre puisqu'il éprouva le besoin d'écrire ses "Mémoires" en français, lui enseigne, quant à lui, l'art de jouir de l'existence à chaque seconde. Giacomo est l'homme galant par excellence, pas sadique, le contraire d'un Don Juan, qui veut insuffler à son temps une science du plaisir sans laquelle toute civilisation s'étiole. Là aussi, anecdotes et métaphysiques brillantes sont au rendez-vous. Au final, ce livre fait du bien. On sort ragaillardi de sa lecture cavalcadante.
Coffret de trois volumes vendus ensemble
Ce hashtag unit les colères des maires et des citoyens méprisés.Depuis le 1er janvier 2025, si votre véhicule est trop ancien, il vous est impossible de circuler dans les " zones à faibles émissions " des grandes agglomérations. Et tant pis si vous n'avez pas les moyens de changer de voiture !Mais quand 40 % de la population vit en milieu rural, ce sont plus de 20 millions de Français qui sont bannis des villes. Traités comme des #gueux, on dit NON à cette rupture d'égalité qui nous écrase. Ce hashtag unit les colères des maires et des citoyens méprisés. Jamais la ségrégation sociale n'est allée aussi loin.Et si les #gueux devenaient la voie de la reconnexion ? Une vague non partisane et républicaine, pour une écologie non violente et un retour à l'humanisme.
" Toute ma vie, j'ai eu peur de me perdre dans ma passion pour la France. Alors j'ai longtemps porté un masque de romancier. Je corrigeais le réel par écrit au lieu de le remanier. Je publiais pour ne pas agir politiquement, par confort et, disons-le, couardise. Pour jeter le masque, manquait le moment où la nécessité publique serait plus forte que mes trouilles privées. L'instant où je ne supporterais plus de vivre une époque droguée au déni permanent et shootée à l'ironie. Manquait le choc qui me conduirait non à vouloir prendre le pouvoir mais à en donner à ma société si féconde et créative. Dans mon cœur, il n'a jamais été question que de cela : aider les simples citoyens à prendre le contrôle de leur vie. Rassembler les "Faizeux', ceux qui font en sortant du cadre et fabriquent déjà des solutions concrètes pour réparer la nation. Pour recommencer l'époque et que la joie redevienne un mot français ! " A.J.Dans un livre revigorant qui tient à la fois du récit intime, du pamphlet et du manifeste, Alexandre Jardin dévoile son combat avec le mouvement Bleu Blanc Zèbre pour une société civile adulte et solidaire, déterminée à devenir son propre recours face au discrédit des partis et à la tentation des extrêmes.